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Amnesty International accuse l’Egypte d’emprisonner des dissidents «indéfiniment»

Amnesty International accuse l’Egypte d’emprisonner des dissidents «indéfiniment» | Benin Times
Amnesty International accuse l’Egypte d’emprisonner des dissidents «indéfiniment»

Amnesty International a accusé ce mercredi l’Egypte de maintenir des dissidents en prison «indéfiniment», en les replaçant en détention de manière «arbitraire» malgré des décisions de justice en faveur de leur libération.

Dans un communiqué, l’ONG reproche au parquet de la Sûreté d’Etat de «contourner» les décisions judiciaires de libération de prisonniers «en les emprisonnant dans [le cadre] de nouvelles affaires fondées sur des accusations fabriquées, dans le but de les maintenir derrière les barreaux indéfiniment».

Toutes ces personnes ont «été emprisonnées conformément aux décisions judiciaires prises par le ministère public et les tribunaux», a déclaré une source sécuritaire. Le maintien en «détention provisoire» est justifié par des «nécessités judiciaires», a-t-elle ajouté.

Amnesty a assuré avoir documenté cinq cas reflétant ce «subterfuge délibéré visant à prolonger leur détention». Parmi ceux-ci figure celui de la fille du célèbre prédicateur égyptien islamiste Youssef al-Qardawi basé au Qatar, Ola al-Qardawi, emprisonnée depuis 2017 pour «appartenance à un groupe terroriste», selon Amnesty.

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L’ONG a affirmé que le parquet de la Sécurité a ordonné sa détention le 3 juillet dans une autre affaire, malgré une décision de justice en faveur de sa libération dans la première affaire. Amnesty a également évoqué le cas d’un journaliste égyptien de la chaîne qatarie Al-Jazeera, arrêté au Caire fin décembre 2016 et accusé «d’incitation à la sédition contre l’Etat» et de «diffusion de fausses informations».

En mai, le parquet avait ordonné le maintien en détention de Mahmoud Hussein, une semaine après la décision d’un tribunal de le remettre en liberté, a indiqué à l’AFP une source sécuritaire. L’Egypte fait partie des pays arabes qui ont rompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar, accusé de soutenir les Frères musulmans, considérés comme organisation «terroriste» par Le Caire.

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Le régime du président Abdel Fattah al-Sissi, au pouvoir depuis l’éviction par l’armée des Frères musulmans en 2013, est régulièrement accusé par les ONG de museler l’opposition, islamiste comme laïque. L’accusation «d’appartenance à un groupe terroriste» vise des partisans des islamistes mais également des défenseurs des droits humains.

Le Caire nie systématiquement ces accusations et assure vouloir lutter contre le terrorisme et les risques d’instabilité.


Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site « Benin 24 ». Benin Times n’est pas l’auteur de ce dernier.

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