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Afrique du Sud : son parti a décidé, Jacob Zuma doit quitter la présidence

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Proche de la démission
Jacob Zuma, président sud africain. CREDITS : AFRIQUE MIDI

(APN) – Dans la nuit du 12 au 13 février, l’ANC aurait enfin tranché et demandé à l’actuel président Jacob Zuma de démissionner au vu des récents événements. Mais, il semblerait que ce dernier ferait de la résistance.

La position du Congrès national africain (ANC) était attendue sur Jacob Zuma. Alors que sa gestion fait débat et qu’il est sous le faix de ses nombreux scandales, de nombreux partisans de l’ANC demandent sa démission. Ce n’est pas tout, au sein du parti la fracture est consommée et nombreux sont ceux qui pensent que Zuma ne doit plus exercer de fonction présidentielle, lui qui crée même la division dans son parti à une année des élections générales.

L’ANC se serait réuni entre lundi et mardi afin de résoudre une fois pour toute cette question. Après treize heures de discussions du conseil exécutif du parti, la conclusion est le départ de Jacob Zuma. Néanmoins, l’intéressé ne semble pas vouloir laisser le pouvoir sans obtenir certaines garanties.

Selon le journal Le Monde, Jacob Zuma refuse de démissionner et voudrait repousser sa démission de trois mois. Il souhaiterait selon certaines voix, signer un accord de construction de trois centrales nucléaires avec la Russie qui porterait un sacré coup à l’économie sud-africaine. Avant ça, il avait demandé une immunité et la prise en charge par l’État de ses frais de justice à venir. La décision de l’ANC va être difficile à désobéir et sauf retournement brutal de situation, Jacob Zuma devra quitter le pouvoir.

L’opposition appelle à des élections anticipées

Les leaders des parties de l’opposition ont appelé à des élections anticipées durant une conférence de presse. Ils ont affirmé que l’ANC n’a pas réussi à maintenir Jacob Zuma au pouvoir dont les multiples scandales de corruption ont fait tache.

Pour sa part, le leader d’Alliance démocratique (DA) Mmusi Maimane a indiqué qu’il faut dissoudre le parlement afin d’organiser dans les plus brefs délais des élections générales. De son côté Julius Malema qui fait sans cesse parler de lui est encore une fois monté au créneau. Il a critiqué la formule utilisée par Cyril Ramaphosa, futur successeur de Jacob Zuma, qui lui parle de transition.

« Ils veulent le départ de Zuma parce qu’il est temps pour les proches de Cyril (Ramaphosa) de prendre leur part du gâteau et ils appellent ça une transition. Transition vers quoi ? Ça ne peut pas être une transition, ce n’est pas une transition. C’est un abus de langage. C’est un changement de façade, un échange de sièges. Ce n’est pas une transition, c’est un échange. D’un corrompu à un autre. » – Julius Malema

Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site « Afrique Post News ». Benin Times n’es pas l’auteur de ce dernier.

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