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Yayi s’interroge sur le cas Talon concernant la transparence dans le paiement d’impôts

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Lundi dernier, à l’occasion de la conférence de presse de l’Opposition, l’ancien chef d’Etat Boni Yayi trouve qu’il y a une opacité qui entoure le paiement d’impôts par l’actuel chef de l’Etat. Il en veut pour preuve les exonérations fiscales accordées à Bénin Control lors des tout premiers conseils des ministres du gouvernement de la Rupture. Pour lui, la situation doit être transparente à tous les niveaux si tant est qu’on veut restaurer l’autorité de l’Etat, si on veut donner le bon exemple. « Le peuple a besoin de savoir ce qui se passe au niveau du président aujourd’hui, c’est-à-dire l’inventaire de tous ses biens mobiliers et immobiliers, les exonérations dont il a bénéficiées en termes d’impôts, en termes de taxe, ou d’autres traitements qu’on ne sait pas », a déclaré l’ancien chef d’Etat.

Au nombre des dossiers à fournir par les candidats aux Législatives d’avril 2019 figure le quitus fiscal. Preuve du payement régulier d’impôt, au moins pour les trois dernières années, la pertinence de cette réforme est reconnue de tous, qu’on soit de la Mouvance ou de l’Opposition. Tout citoyen se doit d’être à jour vis-à-vis du fisc. A plus forte raison ceux qui aspirent à une fonction élective. Si dans le cadre des Législatives, les probables futurs députés battent des pieds et des mains pour régler leur situation, pour ceux qui n’étaient pas à jour, afin d’obtenir le précieux sésame, on peut se demander ce qu’il en est de ceux qui sont aujourd’hui au pouvoir à commencer par le chef de l’Etat.

Patrice Talon paie-t-il régulièrement ses impôts. La question vaut son pesant d’or quand on sait que cette réforme de quitus fiscal aurait déjà fait engranger au Trésor public la bagatelle de trois milliards FCFA. Or, dans tous les pays au monde les plus gros contributeurs au budget sont les richissimes hommes d’affaires. Il n’y a pas longtemps, l’opérateur économique Sébastien Ajavon réclamait avec joie le titre de premier contributeur au budget. L’actuel chef de l’Etat était aussi classé dans le rang des richissimes hommes d’affaires. Peut-être même le plus riche président que le Bénin n’ait jamais connu, selon le classement du magazine Forbes en 2015.

Dès cet instant, il représente une importante manne financière pour le Trésor public si la preuve est établie qu’il a toujours payé ses impôts. Mais si tel n’était pas le cas, la réforme du quitus fiscal représente pour lui, ne serait-ce qu’à cause du principe de la gouvernance par l’exemple, une occasion de régler ses dettes et de contribuer ainsi, comme il l’impose à ses compatriotes, au renflouement des caisses de l’Etat. Les nombreuses sociétés de Patrice Talon alors opérateur économique, ces sociétés qui sont aujourd’hui gérées par des proches à lui sont-elles toutes en règle ? Le citoyen Patrice Talon paie-t-il régulièrement les charges fiscales qu’induit son patrimoine personnel ? Au moment où les autres sont subissent la pression fiscale, le peuple a aussi besoin de savoir ce qu’il en est du président de la République. C’est une question de justice fiscale qui doit être la même pour tous, en même temps qu’elle contribue à renflouer les caisses de l’Etat.

 

M.M

Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site « Matin Libre ». Benin Times n’est pas l’auteur de ce dernier.

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2 COMMENTAIRES

  1. Peut on logiquement penser que, au moment où il était président de la république et surtout avec le conflit qui l’avait opposé à Talon, Yayi aurait laisser les sociétés de Talon tranquilles si ces dernières n’étaient pas à jour au niveau fiscal ? Non bien sûr. À partir de là tout ce qu’il raconte maintenant, à ce sujet, n’est qu’intoxication. Point final.

  2. En complément à mon commentaire précédent, je dirai que d’un autre côté, Talon n’est pas candidat aux élections législatives et n’est donc pas concerné pas la question actuelle du quitus fiscal. Lorsqu’il sera candidat à une élection où ce document sera nécessaire, on lui posera alors le problème. Ou comme le dirait l’autre, « on avisera ». Point final.

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