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Programme d’intensification: Delphin Koudandé et Mathieu Adjovi satisfaits

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Le programme d’intensification initiée par les responsables de l’Association interprofessionnelle du Coton (Aic), promet un bon rendement pour la campagne cotonnière en cours. Poursuivant sa tournée la semaine dernière dans des champs de coton à Kouandé et Djougou, Mathieu Adjovi, président de l’Aic, a promis travailler pour son extension pour les campagnes à venir.

La tournée des responsables de l’Aic s’est poursuivie dans des champs de coton à Kouandé et Djougou mercredi et jeudi de la même semaine. Mieux sur les autres sites, les champs visités ont démontré l’efficacité du programme d’intensification. A Birni (Commune de Kouandé), le champ visité est visiblement bon. La présentation faite par l’agent d’encadrement a aussi séduit la mission. Mais, tout de suite, une inspection rapide des techniciens de l’Aic a permis de noter des imperfections. Il a été constaté des chutes capsulaires. Ce qui pourrait agir sur la production finale et remettre en cause l’efficacité du programme d’intensification. Mathieu Adjovi a voulu comprendre ce qui n’a pas marché. L’agent d’encadrement a tenté d’interpréter le phénomène : « Habituellement, nous utilisons le semence Az2. Cette année, nous avons utilisé une nouvelle semence (Ang 956). Comparativement à l’ancienne, cette semence évolue plus en hauteur et porte plus de fleurs. Une nette différence est observée au niveau du développement végétatif. Si toutes les fleurs devaient arriver à maturité, la plante ne pourra pas tenir debout. Ça, c’est le premier facteur. Le 2ème facteur peut être lié au retard dans l’application des traitements. En fonction de chaque variété, on doit se demander lequel est plus bénéfique ». Son explication n’a pas convaincu. Le Directeur des opérations de l’Aic, auteur du constat, a pris la parole pour aviser : « On nous a dit que la fumure a été faite au moment opportun et puis le traitement, 35 jours après. Mais quand on regarde, si c’est fait normalement avec les produits que nous avons, on devait avoir une charge relativement importante en bas, quitte à ce qu’on ait moins de charges en haut. L’application de Thalis devrait permettre d’avoir une charge importante en bas qu’en haut ; ce qui allait permettre au cotonnier de tenir ». Gaston Dossouhoui, à son tour, a indiqué qu’au regard des interventions et après analyse qu’il ne faut pas se tromper.

Etape de Djougou avec le Ministre Koudandé

A Djougou, la délégation de l’Aic a rencontré celle de Delphin Koudandé, Ministre de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche pour la suite de la tournée. Deux champs de coton ont été visités. Le premier appartient à El hadj Moumouni Assoumanou, âgé de 60 ans. Son domaine d’exploitation est situé dans l’arrondissement de Partago et s’étend une superficie de 11,89 hectares pour le coton seul ; 30 hectares pour le maïs etc. Il ne dispose pas de bœufs de traits, ni de charrue, charrette ou butter. Ce producteur est dans le coton, il y a longtemps et, par le passé, il a toujours été le meilleur dans sa localité. Mais les difficultés qu’a connues la filière l’ont découragé et il a abandonné depuis 2006. Cette année, il revient avec 11,89 hectares seulement pour voir si, avec le retour de l’Aic, tout va bien. Dans son champ, il n’y a aucune remarque particulière. Les cotonniers tiennent debout avec une charge capsulaire évaluée en moyenne à 85 par plan. C’est l’un des meilleurs champs visités par la délégation au cours de sa tournée. Dans tout son champ, il a respecté les consignes de l’encadreur et a appliqué le programme d’intensification. Il espère environ 30 tonnes cette année, avec une production de 2,5 tonnes par hectare. La délégation est satisfaite et l’a encouragé.

Dans le second champ situé dans la même localité, appartenant à Mohamed Tedoukouni, 45 ans, le constat est le même. Traitement et suivi parfaits. Il s’étend sur une superficie de 11,34 hectares (pour ce qui concerne le coton).Tout comme l’autre, il ne dispose pas d’équipements agricoles à part les appareils de traitement. Mais, il a hésité, quant à l’intensification. Il a donc appliqué le programme sur une superficie de 4,1 hectares et espère 2,5 tonnes/ hectare. Et dans tout son champ, il compte récolter 12,308 tonnes à la fin de la campagne.

Sur-place, l’engagement a été pris pour mieux faire l’année prochaine. Les difficultés soulevées seront étudiées par l’Aic. Mais le conseil de la mission a été de voir comment acheter un tracteur, soit individuellement ou collectivement. La délégation conduite par Mathieu Adjovi et le ministre Koudandé est repartie satisfaite.

Félicien Fangnon

Source : aCotonou

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