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Probable report du Fitheb 2018 : Désolation, angoisse et fiel dans le rang des comédiens

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FITHEB

La 14ème édition du Festival international de théâtre du Bénin était annoncée pour se tenir en mars 2018. Le mois de janvier est bouclé celui de février tend vers sa fin. Mais jusque-là, aucune information officielle ne circule autour de la tenue ou non de la biennale. Tout est encore flou dans la tête de tous ceux qui interviennent dans le déroulement de ce grand événement. Rien n’annonce les couleurs de l’organisation du Fitheb 2018. Il n’y a pas d’appel à création, les artistes devant prendre part à la biennale ne sont donc pas connus. L’appel à accréditation pour la presse et autres n’est pas lancé. En définitive, il n’y a aucun signe de communication qui promet l’événement. Rien du tout. Face à cette situation qui traine dans la poussière le visage culturel du Bénin, aucun acteur culturel béninois ne reste insensible. En tout cas, le comédien, le metteur en scène, le dramaturge, le scénographe, le conteur, le slameur, le poète, le chanteur, le danseur qui aime le Bénin et qui aime ce festival a son mot à dire au sujet de ce doute fantomatique qui plane sur la tenue à bonne date de L’édition 2018 du Festival International de Théâtre du Bénin.

TG

Ils sont touchés…

Victor Goudahouandji(acteur, Comédien) :

« Reporter le Fitheb, le seul festival de théâtre dans les normes de recevabilité du pays qui impacte la sous-région et fait parler du Bénin culturel au-delà des frontières, est une situation tristement inconfortable. Je ne me prononce habituellement pas sur ces questions, car la politique touche à tout, partout et n’importe comment. Ceci vient confirmer l’état du Bénin culturel. Notre culture déjà moribonde vient d’être jetée au cachot. C’est la preuve tout simplement que le secteur culturel et plus précisément théâtral ne fait pas partie des priorités du gouvernement de la rupture… Le malaise est grand et prend de l’ampleur. C’est une situation alarmante, espérons que le pire ne se produira pas(suppression du Fitheb). Ça ne me surprend pas mais c’est suffisamment grave. »

Jean-Louis Kédagni (Acteur, comédien et directeur de l’espace culturel Festhec) :

« L’administration n’a jamais été une continuité et je me disais avec le nouveau départ cela pourrait être mieux, mais c’est le nouveau refus des décisions de l’autre. La culture, précisément les arts vivants est l’après dernière chose que pense ce gouvernement. Une programmation d’un des plus grands festivals de l’Afrique est une des choses à respecter pour le respect du développement que l’on pense avoir, pour la visibilité que l’on veut avoir, pour la considération que l’on veut que les autres nous accordent. Mais non, on pense que le Fitheb est un festival scolaire ou les apprenants sont là à tout moment alors que même ici, les examens discutent et imposent leur date aux organisateurs qui parfois sont plus que le Ministère. C’est normal quand même, puisque si on a été une fois à la répétition des artistes, on peut devenir responsable de la culture au Bénin. »

Propos recueillis : Teddy GANDIGBE

Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site « Matin Libre ». Benin Times n’es pas l’auteur de ce dernier.

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