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Pour la construction d’un Bénin tourné vers l’avenir : Djossê Houénou-Léobard propose ‘’Design 7’’

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(La boue de sauvetage du Bénin des blocs de forte chaleur)
Un ouvrage d’environ 207 pages publié aux éditions ‘’Edilivre’’ qui miroite dans un esprit de concrétisation immédiate, la reconstruction rapide d’un Bénin à peu de frais et en un temps record. De quoi s’agit-il ? DjoossêHouénou-Léobard, ingénieur civile pour le développement rural, est un digne fils du terroir qui a fait ses études dans le secteur de l’architecture traditionnelle de terre en Afrique, en France, précisément à l’école d’architecture de Paris-villemin en juin 1987. A travers un cabinet de recherche et d’étude architecturale pour la production et la promotion des matériaux locaux de construction, l’architecte de haut niveau s’investit depuis dans la construction de plusieurs édifices qui, pour le moins qu’on puisse dire, sont belles, à moindre coût et facilement réalisables par tous. « Le présent ouvrage a pour objet de montrer que nous pouvons conjuguer tradition et modernité, passer du local au global afin que des solutions authentiques et viables soient trouvées aux problèmes posés par l’urbanisation rapide du continent africain, et ce dans le respect des normes écologiques mondiales », lit-on à la quatrième de couverture de l’œuvre. Et à l’auteur de renchérir « Chez nous rien ne se perd, tout se transforme. Un peu pour signaler que dans nos travaux de construction, toutes les formes de déchet sont consommables. Les sachets plastiques sont transformés en brique, les déchets biodégradables, en composte pour des jardins et les parterres de fleurs, même les bouteilles de boisson vides, que ce soit en plastique ou des bouteilles vraies, sont remplis de sable puis avec des techniques modernes, elles sont exploitées pour des constructions solides et durables des maison. En quelques semaines le Bénin peut être transformé.   Nos pierres granites peuvent servir de carreaux et de pavé en remplacement de tout ce que nous utilisons aujourd’hui. Avec notre sol, point besoin de continuer par fabriquer des bétons ou des briques en ciment. Nous avons tout. Et la main d’œuvre, c’est la population elle-même. Notre projet crée sur place des usine de consommation de tous les déchets qu’on a du mal à gérer et des emplois directs, durables pour les  populations », souligne l’architecte qui est à actuellement à Cotonou. Il suffit juste d’une volonté politique et le Bénin retrouvera un éclat inhabituel dans ses soixante-dix-sept communes à travers une architecture moins coûteuse et exploitable sur une durée considérable.

M.M


Source : Matin Libre

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