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Journée de l’entrepreneuriat culturel à l’Espace Tchif : Identifier les ressorts des industries créatives et culturelles au Bénin

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L’Espace Tchif de Cotonou a abrité hier, mardi 12 décembre 2017, la journée de l’entreprenariat culturel. Une occasion pour les membres de cet espace culturel  avec le soutien de l’Organisation internationale de la francophonie (Oif) en partenariat avec le  groupe Scintillo, d’informer les acteurs et  entrepreneurs culturels sur la question. L’objectif de cette rencontre est d’identifier les ressorts des industries créatives et culturelles au Bénin et leur participation au développement économique du pays.

C’est autour du thème « quel avenir pour les industries créatives et culturelles au Bénin? », que est axée cette journée de l’entrepreneuriat culturel. Elle vise à amorcer une réflexion autour de l’entrepreneuriat culturel en Afrique et au Bénin en particulier. Elle a également pour but d’identifier des externalités positives de la culture telles que: le patrimoine, l’identité, l’éducation, le tourisme et le dialogue des cultures. Selon le cadre des statistiques culturelles de l’Unesco (2009), les industries culturelles et créatives sont entendues comme les secteurs d’activités ayant comme objet principal la création, le développement, la production, la reproduction, la promotion, la diffusion ou la commercialisation de biens, de services et d’activités qui ont un contenu culturel, artistique et/ou patrimonial. Pour le  fondateur de l’Espace Tchif, Francis Nicaise Tchiakpè, l’idée de cette journée est de réunir les acteurs et entrepreneurs culturels, afin de réfléchir sur la valeur que l’on peut attribuer au patrimoine pour faire développer l’économie du continent africain en général mais aussi du Bénin en particulier. « Au Bénin, l’art est toujours considéré comme un métier vain et les gens ne savent pas que c’est un important outil de développement » a-t-il martelé. Il poursuit en disant que l’art a beaucoup d’importance dans la vie de l’homme, car sans l’art l’on ne vit pas. Il pense que l’art devrait être dans un pays, le moteur de développement. « La culture est un vecteur de développement et pas seulement un vecteur de développement passif, mais il doit être considéré comme une économie active au développement » a-t-il affirmé. Le chef quartier de TokpaHoho, Ba-Agba, pense que les structures comme l’Espace Tchifne sont pas légion au Bénin. Il ajoute qu’ils sont prêts dans son quartier pour accompagner l’Espace Tchif pour que le Bénin ne soit pas seulement connu sur le plan des produits vivriers, mais aussi par sa culture. Pour le représentant du ministre du Tourisme, de la culture et des sports, Richard Sogan, cette initiative de la journée de l’entrepreneuriat culturel est salutaire car elle permet de créer un environnement nécessaire à l’éclosion des industries culturelles. Il promet que l’accompagnement  se fera afin que l’on puisse avoir de véritables entrepreneurs culturels au Bénin.

Thérèse Wohndéna GNITONA (Coll)

Source : Matin Libre

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