Accueil 2016

Archives annuelles : 2016

Franck Kinninvo : « 2017 pourrait être l’année : de la décentralisation »

"Il y a des projets de destitution qui n’ont même pas pu obtenir la majorité absolue des conseillers communaux ou municipaux et donc n’ont pas été enclenché. Mais dans le cas de Tori-Bossito, il était reproché au maire son incapacité à mobiliser les ressources et à consommer les ressources que l’Etat met à la disposition de la commune.

Donc, il y avait 10 conseillers communaux de Tori qui avaient signé la motion de destitution. Et sur les 10 conseillers, 3 se ont retiré leur engagement pour la destitution et se sont ralliés à nouveau au maire. L’exemple de Tori montre réellement que la destitution est un processus éminemment politique. Si les conseillers pétitionnaires étaient convaincus que le maire avait mal géré, ils n’allaient pas se rétracter. 2017 pourrait être l’année de la décentralisation parce que si nous regardons au niveau du programme d’actions du gouvernement, il y a beaucoup de perspectives qui permettront aux communes de se développer. Il y a aussi l’initiative qui concerne les 8 Communes devant servir de pôle de développement au reste du territoire. Pour ce qui concerne la destitution je sais qu’au niveau du ministère de la décentralisation, il est prévu un certain nombre d’actions pour endiguer ce phénomène qui ne peut pas totalement être éradiqué parce que c’est une disposition de la loi. J’ai connaissance de ce que le Cedat (Centre de droit administratif et territorial) projette une journée d’étude sur la destitution des maires afin d’analyser cette préoccupation et formuler des propositions concrètes aux décideurs".

aCotonou

Joël Aïvo : « C’est la première fois que le Bénin adopte : un...

"Comme tous les Béninois qui ont vécu ces dernières années dans le pays, trois choses ont retenu mon attention. Le premier fait majeur de cette année 2016 est l’issue de l’élection présidentielle et l’élection de Patrice Talon comme président de la République que certains n’attendaient pas. Mais en vérité, depuis le mois de mars 2015, la conjoncture politique avait désigné formellement Patrice Talon comme étant la principale contradiction du président Yayi Boni.

Par conséquent, dans la tête de l’immense majorité de nos compatriotes, l’alternance que voulait une partie du pays passait par le triomphe d’une offre radicalement opposée au président. Or, les circonstances politiques, l’adversité entre le chef de l’Etat d’alors et Patrice Talon avait fini par asseoir la candidature de Patrice Talon et le rendait successeur naturel du président de la République. Et donc, son élection est le premier temps fort de cette année qui s’achève.

Le deuxième temps fort qui retient mon attention, c’est la sortie de scène du président Yayi Boni. Le président Yayi Boni, depuis 2006, est quand même installé un peu dans notre imaginaire. Il a installé une gouvernance, une forme de gestion du pays qui est active, qui est une gouvernance à vive allure installée dans nos postes téléviseurs. Il est sur les chantiers, il est dans les champs le 1er janvier et le 31 décembre. Il est hyper actif et finalement, on le voit sortir de scène. C’est la façon dont il est sorti de la scène politique en ce qui concerne la fonction présidentielle qui retient mon attention. Malgré tout, malgré l’adversité, malgré les tensions, malgré parfois la violence des propos tenus entre les différents candidats, le président Yayi Boni a quand même réussi à soigner sa sortie avec un peu plus d’élégance. Il a accepté les résultats douloureusement j’imagine, mais il a accepté les résultats et a décidé de transmettre selon les usages républicains, le pouvoir à son successeur. C’est le deuxième temps fort qui grandit vraiment notre démocratie. Ça montre qu’un petit pays géographiquement situé en Afrique de l’ouest, adossé à un grand géant comme le Nigeria, est capable aussi d’envoyer des signaux politiques au reste du monde.
Troisième temps fort, c’est une actualité de ces dernières semaines. C’est la première fois de l’histoire de notre vie économique que le Bénin adopte un Budget général de l’Etat qui dépasse 2000 milliards. Le président Yayi Boni avait réussi à faire passer le cap du budget au-delà du millier de milliards. Cette année, la loi de finances affiche au compteur plus de 2000 milliards de FCfa. C’est un signal fort, mais en même temps, c’est un défi. C’est un challenge que d’afficher 2000 milliards de francs Cfa. Maintenant, il reste à transformer cette volonté de réformes qui traverse tous les secteurs, l’économie, les finances, la santé, l’éducation. On sent une envie de la part des nouvelles autorités de faire les choses radicalement de façon différente, en tout cas de tenter toutes les solutions possibles, y compris les solutions qu’on considère comme étant des solutions radicales, atypiques, peu ordinaires".

LM

aCotonou

Abdoulaye Bio Tchané : « L’avènement de la Rupture est l’évènement majeur »

"Vous ne serez pas surpris si je vous dis que sur le plan national, l’avènement de la Rupture est pour moi l’évènement majeur de cette année 2016. Vous l’avez vécu. En décembre 2015, presque au même moment, nous nous posons des questions sur la tenue à bonne date de l’élection présidentielle de 2016.

Le 11 décembre 2015, nous avons même fait une marche pour que cette élection se tienne à bonne date sous notre pression. A l’issue des consultations, la Rupture a gagné avec l’élection du président Patrice Talon. C’est pour moi un évènement majeur qui marque déjà et qui marquera l’évolution de notre pays pour les années à venir.
Sur le plan continental, on note malgré tout l’évolution de la démocratie africaine avec ce qui s’est passé en Gambie et au Ghana. Il faut saluer non seulement l’éveil des populations, mais aussi le développement d’un certain nombre d’acteurs politiques, en particulier au Ghana le comportement du président sortant".

aCotonou

Abraham Zinzindohoué, homme politique (Ancien ministre et ancien député) « La mise en place...

"En ma qualité d’acteur politique, l’événement marquant qui retient mon attention, c’est l’élection présidentielle qui a porté Patrice Talon à la Magistrature suprême. A voir son projet de société et son Pag qu’il a récemment rendu officiel, on constate que l’un de ses piliers d’intervention, ce sont les réformes politiques et institutionnelles. Et pour moi, l’un des événements marquants, c’est la mise en place de cette commission de réformes conformément à ses promesses.

Selon moi, le président Patrice Talon a vu juste et a compris le problème profond du pays. La réforme du système partisan qu’il a prévu dans son programme, à travers le financement public des partis politiques, me semble être la principale, sinon la plus importante, réforme à faire. Depuis le Renouveau démocratique, il n’y a jamais eu, un homme de sérail politique, un cadre ou un chef de parti politique, élu Président. Et cela pose un problème de notre système politique… Par ailleurs, on constate que le président Patrice Talon veut mettre de l’ordre et imprimer le respect de la loi. La suppression des concours frauduleux, les audits et les sanctions, la libération des espaces publics… sont autant d’actes qui en témoignent …"

LM

aCotonou

Le Cos Lépi, confronté à des difficultés financières

Le Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi) manque de ressources financières pour son fonctionnement. L’institution n’a reçu que 500 millions de FCFA depuis le vote du budget jusqu’en ce mois de décembre. Reçu sur la radio Océan Fm le 28 décembre, le Vice-président du Cos-Lépi Idrissou Bako a déploré la situation financière peu reluisante de l’institution et a invité le gouvernement à décaisser les fonds pour la réussite de sa mission.

Le budget du Cos Lépi est estimé à 2 milliards 6 millions de FCFA. Il doit servir à l’actualisation du fichier électoral pour sa présentation au peuple béninois le 15 janvier prochain selon les dispositions règlementaires. Mais à la date du 20 décembre 2016, l’institution n’a reçu que 500 millions de FCFA, soit le cinquième du budget.
« C’est seulement en décembre qu’on a eu le 1/5 du budget, ce qui ne couvre même pas les dépenses engagées, les différentes dettes sur le terrain », a précisé le Vice-président du Cos-Lépi.
Selon Idrissou Bako, des acteurs sont formés déjà depuis le niveau national en passant par le niveau communal, les arrondissements et même à des niveaux de responsabilité villageoise pour l’enregistrement complémentaire. Il a souligné qu’après la collecte qui a été faite, les données sont envoyées au niveau de l’Agence nationale de traitement (Ant).
Si le gouvernement ne débourse pas les ressources nécessaires pour la suite des travaux du Cos-Lépi, les opérations restantes seront faites avec les moyens de bord afin de respecter la date butoir pour la présentation du fichier électoral, a-t-il précisé.
« Nous sommes obligés, sur la base des moyens qui ont été mis à notre disposition, de pouvoir présenter certainement le minimum », a ajouté Idrissou Bako.

Boniface CAKPO

aCotonou

Le maire paul fakorede odjo distingue treize agents de la collectivite de pobe

Le maire de la commune de Pobè, Paul Fakorédé Odjo, entouré des conseillers communaux, a délivré ce vendredi sur l’esplanade de la maire de la localité, des lettres de félicitations à treize agents de la collectivité locale qu’il a jugé meilleurs en 2016, en présence de tous les agents de la mairie.

A en croire le maire Paul Fakorédé Odjo, les treize agents distingués se sont rendus disponibles et ont donné le meilleur d’eux-mêmes pour la bonne gestion de la commune en 2016.

« La promptitude, la disponibilité, l’ardeur et l’accomplissement d’une mission en bien sont les critères qui ont conduit à cette distinction », a fait remarquer l’autorité qui n’entend pas se limiter les années à venir à une simple lettre de félicitations.

Après avoir adressé son satisfecit à tout le personnel et particulièrement aux heureux du jour, le maire Paul Fakorédé Odjo a souhaité que ces derniers redoublent d’ardeur au travail afin de mériter davantage tout en invitant également les autres à leur emboiter les pas pour le bien-être des populations.

ABP/ID/DKJ

aCotonou

Des perspectives pour mieux impliquer la diaspora dans le développement du pays

L’assemblée générale du Bureau mondial du Haut Conseil des Béninois de l’Extérieur (Hcbe) a pris fin ce 29 décembre 2016 à Azalaï Hôtel de Cotonou. Les conclusions des travaux augurent de bonnes perspectives pour le rayonnement de l’association et la contribution de la diaspora béninoise au développement du pays.

L’Assemblée générale du Hcbe qui vient de se tenir à Cotonou redonne de l’espoir au dynamisme de cette association déclarée d’utilité publique par Décret présidentiel N° 2001-153 du 26 Avril 2001.
Au cours des travaux, les participants ont fait l’état des lieux avant de voir les perspectives qui s’offrent à l’association pour élaborer un plan d’actions.
Ces assisses ont consacré l’ouverture du Hcbe à beaucoup d’autres organisations et regroupements de Béninois de l’extérieur et qui sont porteurs de projets pour l’association et pour le pays.
Les travaux ont permis aussi d’identifier des projets et des sources de financement pour leur réalisation.
Parmi les projets prioritaires, le président du Hcbe Romain da Costa a mis l’accent sur la « création d’une plate forme numérique, une communauté virtuelle, véritable atlas des compétences des Béninois de l’extérieur ».
Un comité d’experts sera mis en place pour le suivi des recommandations et les recherches de fonds pour les financements des projets identifiés.
L’assemblée placée sous le thème : « Le Renouveau du Hcbe : état des lieux, perspectives et plan d’actions » redonne de l’espoir pour le dynamisme de l’association et la contribution des Béninois de la diaspora au développement du pays.
Le nouveau bureau élu le 13 août 2016 et présidé par Romain da Costa s’est fixé comme objectif principal la réalisation d’un état des lieux des différentes sections et du siège mondial, ainsi que la redynamisation de l’institution dans tous les domaines pouvant contribuer au développement de la nation : l’éducation, l’énergie, la culture, la santé, l’industrie, la communication, l’agriculture, l’économie et les finances.
Le Haut Conseil des Béninois de l’Extérieur (Hcbe) est un organe de liaison directe entre les Béninois de l’extérieur et ceux de l’intérieur.

aCotonou

Nomination du Directeur des assurances au MEF : le faux procès des syndicalistes contre...

Depuis quelques jours un mélodrame se joue au Ministère de l’économie et des finances (MEF) avec comme acteurs principaux des pseudos syndicalistes de ce département névralgique dans la vie nationale. De quoi s’agit ? Des comportements qui mettent à mal la lutte syndicale après la nomination du sieur Koupaki comme Directeur des assurances dans le ministère.

Selon les textes qui régissent l’administration béninoise, lorsqu’il y a du vide en terme de qualification pour occuper un poste technique, l’autorité peut recourir pour la bonne marche de son administration, à des compétences extérieures. C’est à cette règle toujours mise en œuvre dans l’administration publique qu’a fait recours le ministre de l’économie et des finances Romuald Wadagni en nommant le sieur Koupaki au poste de Directeur des assurances. Mais contre toutes attentes, les syndicats maison ont enclenché une protestation avec un mode opératoire indigne du syndicalisme qui est moyen de lutte noble pour les travailleurs. Ainsi, il y a quelques jours, le nouveau directeur des assurances a été presque rudoyé dans son bureau par des travailleurs, son bureau barricadé avec des rameaux de palmier et d’autres objets d’origines douteuses… Des slogans hostiles au ministre sont scandés tous les jours en signe de protestation. En réponse, le ministre leur a demandé de proposer une compétence dans le domaine, mais niet ! Dans un environnement de rareté de compétences, il faut faire avec les quelques unes qui acceptent aider le public à atteindre ses objectifs. Ces agitations qui enlèvent au syndicalisme toute sa noblesse ne sont pas du goût du secrétaire général de la FESYNTRA Laurent Mètognon qui désapprouve le mouvement de ses collègues. Ainsi, il est de bon ton que les sanctions tombent afin que la pagaille cesse. C’est ainsi que l’un des responsables engagés dans ce honteux mouvement a été suspendu de son poste.

Tout porte à croire qu’il y a complot contre le ministre afin de l’empêcher de faire son travail. En fait, des centrales syndicales sont mobilisées pour accompagner cette lutte insensée. Des indiscrétions annonces la paralysie du ministère, donc l’asphyxie de la Nation dès les premiers jours de janvier 2017. Si cela venait à se concrétiser, ce serait un exemple tangible pour prouver que le syndicalisme au Bénin est galvaudé. Car rien ne justifie ces agitations de ses quelques travailleurs.

Manfoya HOUNGUE

aCotonou

Opération de déguerpissement des espaces publics: Les populations s’exécutent timidement à ...

La date butoir de libération du domaine public fixée par les autorités ce 31 décembre. Mais à la veille de l’expiration de ce délai et après moult sensibilisations, la plupart des gens concernés par cette mesure restent encore imperturbables. Quelques-uns seulement se sont exécutés en respect à la décision gouvernementale.

Sans enthousiasme et difficilement, certains citoyens de la ville de Cotonou qui ont érigé maisons, boutiques, ateliers ou magasins sur le domaine public ont commencé à libérer les lieux. De Cadjèhoun à Fidjrossè, en passant par Mènontin, Agla et Aïbatin, quelques édifices marqués de croix rouge ont disparu. D’autres sont encore en cours de destruction à la veille de l’ultimatum donné par le ministère du Cadre de Vie et du Développement durable. La grande majorité attend encore le dernier jour pour libérer ou pour se voir déguerpir le 2 janvier comme prévu par les autorités. En décidant de casser eux-mêmes leurs édifices dans l’emprise du domaine public, les rares citoyens à jour, ont certainement pris la mesure de la chose. « La loi est dure mais c'est la loi », affirme Christophe Romaric Amoussou, dont la terrasse du magasin de vente de boissons à Agla marquée de croix rouge était entrain d’être démontée ce jeudi au passage de notre équipe de reportage. Menuisiers et maçons étaient à pied d’œuvre. Christophe Romaric Amoussou a dû engager ces ouvriers moyennant pour l’aider à débarrasser la terrasse. Il s’évite ainsi la casse qui sera diligentée dans quelques jours par le ministère et qui pourrait être désastreuse. « Ils vont certainement casser sans ménagement et ça risque de nous causer plus de dégâts », explique Christophe. Au moins il pourra récupérer quelques matériaux en faisant casser sa terrasse lui-même. Parce que, dit-il, j’ignore comment se fera la casse des autorités.

La même raison motive Eloi Vignikin, frigoriste, qui est témoin du désassemblage hier de sa baraque par les soudeurs. Il explique que c’est la mort dans l’âme qu’il quitte Aïbatin où se trouve son atelier qu’il a occupé depuis une vingtaine d’années. « Néanmoins, confie-t-il, j’ai déjà cherché et trouvé un nouvel atelier ». Juste à côté, Antoine Zossou, est apparemment imperturbable dans son atelier de mécanique malgré l’imminence du déguerpissement. « S’ils viennent casser je vais plier bagages », s’entête-t-il. « Puisque je n’ai encore trouvé nulle part d’autre où aller, je ne peux pas quitter avant leur arrivée », a-t-il ajouté. Comme Antoine, une grande majorité est restée en place, dans l’emprise du domaine public marqué, jusqu’à cette veille de l’ultimatum ministériel.
Les différentes sorties du ministre du Cadre de vie et du Développement durable et du préfet du Littoral n’ont visiblement pas changé grand-chose. A part qu’elles ont reçu l’information et ont vu leurs édifices marqués au rouge, les populations attendent toujours de voir comment va se passer le déguerpissement. Pourtant, l’autorité a été très ferme. « A partir du 2 janvier et progressivement, le domaine public sera libéré. Force doit rester à la loi », a réaffirmé José Didier Tonato, mercredi 23 novembre dernier face aux journalistes. «Si vous faites vous-même ce qui est de votre responsabilité, vous le faites de la manière qui vous arrange. Mais si une autre personne devait le faire à votre place, il le fera peut-être de la manière qui ne vous plaira pas », a averti le préfet du Littoral, Modeste Toboula. De toute façon, le Gouvernement a déjà affirmé sa détermination à faire libérer l’espace public. Dans quelques jours, le déguerpissement va commencer à la surprise de ceux qui n’y croient peut-être pas encore?

Claudel HOUNTON (Stag)

aCotonou

Audience avec Abdoulaye Bio-Tchané : Tiburce Chaffa et les Shapers parlent des défis du...

Le ministre d'Etat chargé du Plan et du développement, Abdoulaye Bio-Tchané, a reçu, hier jeudi 29 décembre, une délégation des Global Shapers Cotonou, Hub, dans son bureau personnel sis au quartier Guincomey. Les Global Shapers sont des jeunes qui se font remarquer de façon brillante par leurs actions dans leurs communautés respectives partout dans le monde.

Dès l’entame de la séance, Murielle Alapini, la Chargée de communication et des relations extérieures, a présenté au numéro 2 du gouvernement du Nouveau départ, la communauté des Global Shapers, son historique au Benin, les activités des départements sur lesquels le Hub de Cotonou s'appuie pour entreprendre des initiatives suivant trois problématiques à savoir: la démocratisation de internet en zones urbaines et rurales, l'initiation des jeunes élèves au leadership et à l'entreprenariat, le renforcement et la mise en valeur des compétences féminines. Selon Murielle Alapini, le Hub de Cotonou a réellement pris vie depuis l'avènement du nouveau curator en Juillet 2016. Le premier défi auquel il était confronté étaitde recruter et de s'entourer de jeunes femmes et hommes professionnels et engagés. «Ce défi semble être relevé car je peux voir qu'il est le seul homme parmi quatre femmes ce matin», a lâché le ministre d'Etat. Son propos a relancé les échanges vers le sujet de la mise en valeur de la femme béninoise. Les femmes de la nouvelle génération semblent peut-être plus dynamiques mais les chiffres ne sont toujours pas aussi reluisants. Par la suite, Rachel Houessinon, lead de Women rise, Koubouratou Idjaton, lead du département Internet4All, et Marvine Oumeyouti, Vice curator, ont exposé chacune, les prochaines actions pour 2017 selon les mandats des départements qu'elles dirigent. Tiburce Chaffa, Curator du Hub a présenté quant à lui au ministre d’Etat, le projet phare du Hub pour 2017. « Nous sommes allés à la rencontre du ministre déjà, pour faire connaître officiellement le Hub de Cotonou et ensuite échanger sur les défis du développement de notre pays et les mécanismes et instruments que nous pouvons harmoniser pour accompagner le gouvernement dans la réalisation de son Programme d'actions», a-t-il confié. Le ministre est resté séduit jusqu'à la fin des échanges qui lui ont permis à plusieurs reprises de mieux expliquer aux jeunes leaders la direction dans laquelle le gouvernement marchera les années à venir. Rappelons que le Hub de Cotonou détient une vingtaine de membres sélectionnés à travers un processus rigoureux. Global shapers community est une communauté de jeunes, la section jeune du Forum économique mondial présente dans plus d'une centaine de villes de par le monde. Les Shapers béninois veulent se démarquer en 2017 en initiant des projets pertinents innovants et audacieux.

MM

aCotonou

Mouvements de protestation au Ministère des finances : Le Syntracef en mission

Depuis quelques temps, le syndicat des travailleurs de l’administration centrale des finances (Syntracef) s’adonne à des mouvements de protestation tous azimuts, multipliant grognes et sit-in. Tout porte à croire qu’il s’agit d’une vile machination contre le ministre de l’Economie et des finances dont la compétence est admirable.

Que veut exactement le Syntracef ? La compétence ou la complaisance ? C’est la question qui saute à l’esprit quand on voit de près, les mobiles de leurs revendications. Pourtant, le ministre de l’Economie et des finances, Romuald Wadagni, a prouvé sa bonne foi et sa volonté de gérer de façon participative en donnant la possibilité aux travailleurs de proposer, eux-mêmes, un cadre pour occuper le poste de directeur des assurances en remplacement de l’agent décrié. Face au mutisme déconcertant des travailleurs et à la nécessité de garantir le bon fonctionnement de l’administration, le ministre a pris ses responsabilités en priorisant la compétence. Le gouvernement a fait l’option de miser sur la compétence. "La personne qu’il faut à la place qu’il faut". Une option qui semble ne pas être du goût de la jeunesse syndicale qui a plutôt pris goût aux revendications et aux tumultes. Au point où l’on se demande si les revendications affichées ne cachent pas une machination contre le ministre Romuald Wadagni. Une sorte de complot contre ce jeune cadre qui a réussi à faire voter le budget à l’unanimité et qui s’est montré compétent dans la gestion du denier public. Il est certain que ces mouvements ne vont pas émousser la détermination de l’autorité à exécuter la vision du chef de l’Etat. Bon gré, mal gré, les jeunes syndicalistes feraient mieux de se raviser et mettre l’intérêt général au dessus de tout. Ils doivent s’inspirer de l’exemple de leurs ainés. Le syndicalisme n’est pas fait pour les marches de protestations et les sit-in incessants. Et cela, les jeunes syndicalistes doivent le comprendre au risque de galvauder la noble mission des associations syndicales.

A.A

aCotonou

Assemblée nationale : Jean-Baptiste Satchivi expose les difficultés de l’économie béninoise à ...

Le Président de la Chambre de Commerce et d’industrie du Bénin (CCIB) était ce mercredi 28 décembre 2016, l’hôte du Président de l’Assemblée Nationale au Palais des Gouverneurs à Porto-Novo. Jean-Baptiste Satchivi et Me Adrien Houngbédji ont échangé autour des difficultés économiques actuelles du Nigéria qui impactent négativement les affaires au Bénin. A sa sortie d’audience, le président Satchivi de la CCIB a précisé que le Nigéria est l’un des premiers partenaires économiques du Bénin. Du coup, plusieurs opérateurs économiques nationaux sont directement touchés par la situation économique du pays. Leurs chiffres d’affaires ont connu des baisses allant jusqu’à 80%. Une situation qui induit inévitablement des restructurations avec des réductions de personnel des entreprises. Les investissements sont également touchés et les banques accumulent les impayés. Toutes choses qui hypothèquent l’avenir des entreprises. Le Président de la CCIB a donc proposé au Président de l’Assemblée Nationale, que toute la nation et les pouvoirs publics (Gouvernement, Parlement …) se penchent sur le problème afin d’y trouver des solutions pour que d’ici 2017 et 2018, le Bénin puisse sortir de cette crise. Le Président Adrien Houngbédji, au nom de l’Assemblée Nationale, s’est montré disposé à accompagner la CCIB et les entreprises avec l’élaboration et le vote de lois qui favorisent le secteur privé. M.Jean-Baptiste Satchivi a saisi l’occasion pour présenter au Président de l’Assemblée Nationale, les réformes en cours à la CCIB depuis le 25 janvier 2014, ainsi que leur niveau de réalisation, pour recueillir ses conseils d’amélioration.
Le président Adrien Houngbédji a également échangé dans la même journée avec l’Ambassadrice de France au Bénin, S.E. Mme Véronique Brumeaux. Les échanges, dans le cadre de cette visite de courtoisie, ont porté surtout sur les activités menées, ces derniers mois par l’Assemblée Nationale et sur la coopération parlementaire avec la France. Pour sa part, le Président du Bureau d’union d’entité de la Faculté de droit et de Sciences Politiques (FADESP) est venu solliciter l’appui du Président de l’Assemblée Nationale pour la réussite de cet évènement, pour l’organisation dans la deuxième semaine du mois de février 2017, de la journée de l’étudiant en droit et sciences politiques.

Germin DJIMIDO

aCotonou

Assemblée générale du Haut conseil des Béninois de l’extérieur: La diaspora béninoise, en phase...

Le Bureau mondial du Haut conseil des Béninois de l’extérieur (Hcbe) a tenu son assemblée générale ordinaire à Azalaï hôtel de Cotonou, le mercredi 28 et jeudi 29 décembre 2016. La cérémonie d’ouverture de cette assise a connu la présence du ministre des affaires étrangères et de la coopération, Aurélien Agbénonci, de plusieurs personnalités de la diaspora béninoise ainsi que du Président du Groupe d’Amitié France-Bénin, Bernard Lesterlin.

Placées sous le thème : « Le Renouveau du HCBE : état des lieux, perspectives et plan d’actions », l’assemblée générale du Bureau mondial du Haut conseil des Béninois de l’extérieur (HCBE) a pour objectif de jeter les nouvelles bases de solidarité internationale et de converger les énergies pour le développement et l’épanouissement, tant de l’organisation que du Bénin. Pour le président du Bureau mondial du HCBE, Romain da Costa, cette assemblée générale est la mise en œuvre des recommandations adoptées au Forum national sur la diaspora du 19 au 21 décembre 2013 et qui demande, entre autres, l’ouverture du HCBE aux associations et autres regroupements des compatriotes de la diaspora. « Pour mieux encadrer nos compatriotes de la diaspora et créer une chaîne de solidarité d’action, les perspectives du HCBE doivent se décliner en plan d’actions stratégiques pour la réalisation des projets et microprojets communautaires et individuels, incluant intimement la diaspora historique, des bailleurs, notamment des partenaires travaillant sur la thématique de la migration », a déclaré M. da Costa. A l’issue de ces assises, il s’agira, selon le président du Bureau mondial, d’avoir un HCBE avec un service permanent conduit par un comité d’experts qui fera le suivi des recommandations et des recherches de fonds pour les financements des projets. L’implication de l’Etat à travers les ambassades, les consulats généraux et honoraires est plus que nécessaire pour soutenir le HCBE dans la mise en œuvre de son plan stratégique, a relevé Romain da Costa. En cela, le gouvernement béninois, par le biais du ministre des affaires étrangères et de la coopération, Aurélien Agbénonci, a rassuré l’assemblée de ce que le Président Patrice Talon, dans le cadre de la réorganisation de la carte diplomatique béninoise, adressera des lettres de mission aux ambassadeurs afin de leur permettre de jouer véritablement le rôle qui est le leur, en partenariat avec la diaspora béninoise. « L’ambition du gouvernement est de faire en sorte que chaque Béninois où qu’il se trouve se sente qu’il appartient à un grand pays », a déclaré Aurélien Agbénonci, avant de poursuivre : « La République va continuer à collaborer avec le HCBE mais pas dans l’exclusion. Il faut associer tout le monde, tous les acteurs de tous les domaines. Le Président du Groupe d’Amitié France-Bénin Besnard Lesterlin a salué le sens de la Nation et l’attachement des Béninois à leur pays. « La diaspora béninoise est bien insérée en France, mais il faut la structurer et la réorganiser pour mieux contribuer au développement du Bénin », a conseillé le député de l’Allié au parlement français. Le président du HCBE a, au nom de la diaspora, remercie le Président Patrice Talon pour sa sollicitude, son ambition et sa volonté de faire avancer le Bénin, à travers le programme d’action du gouvernement. Les travaux de l’assemblée générale ont pris fin, hier, jeudi décembre 2016, sur une série de recommandations.

Yannick SOMALON

aCotonou

Signature du protocole d’accord mettant fin à la crise: Les acteurs du football donnent...

Les acteurs du football, en désaccord depuis décembre 2010, ont fini par trouver un terrain d’entente, le vendredi 23 décembre 2016. Ils sont parvenus à un accord dont le protocole a été signé devant le chef de l’État, Patrice Talon. Un acte historique qui l’aurait été depuis, s’ils avaient suivi la position de la justice béninoise qui avait, en visionnaire, préconisé la concorde au sein des acteurs avant toute convocation d’assemblée générale élective.
Lune de miel entre les acteurs du football béninois avec la signature d’un protocole d’accord de réunification. Ce protocole qui vient cimenter la paix entre les acteurs apparait comme le témoignage vivant de la victoire de la justice béninoise. Car, ledit protocole donne raison aux juges et à l’Union nationale des magistrats du Bénin (Unamab). En effet, comme on le dit dans un adage populaire au Bénin, « un vieillard assis voit plus loin qu’un jeune debout », la justice béninoise avait vu loin dans la crise qui secouait le football béninois. En posant, il y a quelques mois, comme préalable à toute convocation d’assemblée générale élective de la fédération du football, l’entente et la paix entre les acteurs, après avoir constaté qu’aucune condition n’était réunie, les juges béninois ayant connu le dossier de la crise de la Fébéfoot avaient vu juste. Mieux, l’ordonnance portant suspension de la tenue du congrès du 3 au 4 avril 2016, prise par le président du tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo, le magistrat Pierre Dassoundo Ahiffon, actuel Procureur général près la cour d’appel d’Abomey, contenait les germes de toutes les solutions à la crise. Car elle exigeait des acteurs de s’entendre avant toute élection. Cette décision salutaire, largement saluée par le bureau de l’Unamab du magistrat Michel Adjaka, et l’opinion publique nationale, n’avait malheureusement pas rencontré l’adhésion de certains acteurs du football. Ainsi, malgré tous les appels au respect de ladite ordonnance pour le bonheur du cuir rond, des acteurs du football n’avaient pas voulu raison garder. Ils ont préféré forcer le passage, traitant de tous les noms les juges qui avaient pris cette décision. Vilipendés et matraqués dans l’opinion, le magistrat Pierre Dassoundo Ahiffon, son adjoint et tous les acteurs de la justice qui ont abordé ce dossier étaient presque livrés à la vindicte populaire par des acteurs du football. Et portant, tout comme ces hommes de droit (juges et magistrats), les membres de la famille du football savaient que le bureau qui serait mis en place dans ce désaccord ne ferait rien. Ce qui a été le cas. Puisque depuis l’élection forcée du comité d’Anjorin, Moucharaf, le bureau issu de l’AG forcée, n’a presque pas existé et n’a non plus fonctionné. De sorte que rien n’a bougé depuis, obligeant à la signature d’un protocole d’accord de réunification et donnant du coup raison à la justice béninoise qui avait proposé très tôt aux acteurs, de s’assoir avec leurs adversaires pour véritablement se comprendre. La maison football est restée divisée depuis avril 2016, et il a fallu l’intervention du chef de l’Etat pour que la balle soit ramenée à terre, comme l’avait préconisé les juges. En clair, la justice béninoise, comme certains l’ont fait croire, ne s’était pas laissé emballer par un camp. Elle avait vu juste en prenant les décisions qu’il fallait, pour ne pas être le témoin impuissant des mauvaises pratiques. Malheureusement, elle n’avait pas été suivie. Et pourtant, c’est cette décision de faire les choses de façon consensuelle qui vient d’être retenue par les mêmes acteurs à travers la signature du protocole d’accord sur initiative du président de la république et du ministre des sports. Car, s’ils n’avaient pas laissé trainer ce problème jusqu’à avoir l’intervention du président Talon, la crise serait conjuguée au passé depuis longtemps, sur la conduite de la justice.
Un retour sur la position de la justice qui vaut hommage des acteurs du football à toute la justice béninoise, notamment aux acteurs qui ont su prévenir. Avec ce retour à la case de départ, signe concret d’une preuve que la justice avait déjà dit le droit, il urge qu’à l’avenir, l’exécutif accompagne la justice pour ne plus faire perdre le temps dans certaines situations.

Wandji A.

aCotonou

Kandi : Le processus de destitution du maire Alidou Démonlé Moko enclenché

17 conseillers sur les 18 que compte la commune de Kandi, ont déposé dans l’après-midi d’hier,jeudi 29 décembre 2016, au secrétariat administratif de la mairie de Kandi, une motion de destitution, demandant au maire Alidou Démonlé Moko, la convocation  dans un bref délai d’une session extraordinaire. Avec cette motion, on peut dire que le maire Alidou Démonlé Moko est sur une chaise éjectable et que sa destitution est actée et que les rumeurs de sa destitution viennent de se confirmer.

17 conseillers sur les 18 que compte la commune ont décidé de lui retirer leur confiance. Les raisons qui justifient l’acte posé par les 17 conseillers se résument entre autres, à l’incapacité du maire à mobiliser les ressources endogènes et sa gestion opaque et solitaire des affaires administratives de la commune. C’est pourquoi, les dix-sept conseillers signataires ont décidé de lui retirer leur confiance et nourrissent l’ambition de le débarquer de la tête de la commune de Kandi.

Avec cette situation et la détermination des conseillers frondeurs, c’est clair que les carottes sont cuites pour l’actuel locataire de l’hôtel de Kandi.

Marx CODJO (Br/Borgou-Alibori)


Matin Libre

Parakou/Désignation du roi Bourou Gobi Gninse : Déjà des contestations

Le royaume des koburus a son nouveau roi depuis hier,jeudi 29 décembre 2016, très tôt à l’aube. Bourou Gobi Gninse est le nom dunouveau roi désigné pour succéder à Boukou Kinnin II qui a rejoint les ancêtres. On peut dire avec cette désignation du nouveau roi de Parakou que la vacance observée au niveau du trône des koburus peut être considérée comme un vieux souvenir. Le nouveau roi pour rentrer dans la plénitude de ses attributs de roi doit suivre le rituel indiqué à cet effet. Et c’est justement d’ailleurs ce qu’il a commencé par faire.

Le tout nouveau roi désigné est d'abord passé par le palais royal de Kpébie où il s’est conformé à la cérémonie de rasage, ensuite il s'est rendu au palais royal à Sinangourou. Dans le palais qui est désormais le sien, il a fait les trois tours du palais tels que prescrits dans le processus avant de faire son entrée dans les locaux. Enfin, il est allé faire ses civilités à  Babadamagui pour recevoir ses bénédictions avant de rejoindre la case ronde où il doit séjourner pendant huit jours. C'était en présence des personnalités traditionnelles habilitées à conduire cette cérémonie.

Le deuxième adjoint au maire de Parakou Boni Douarou s'est réjoui de constater que le processus s'est déroulé dans la quiétude et a souhaité que cette intronisation soit le début d'une nouvelle ère pour la cité des Kobourou.

Il est à signaler que le nouveau roi de Parakou Bourou Gobi Gninsè de son vrai nom YOSSOUNON Aboubakari est né le 1er Janvier 1960 à Parakou. Il est âgé de 56 ans,est marié et père d'une quinzaine d'enfants. Il est maître coranique.Il a enseigné pendant plusieurs années l'arabe et le français au Nigeria après une formation rigoureuse en Lybie et au Tchad. Le nouveau roi est teint noir et mesure un mètre 64.

Déjà des contestations au sujet de la désignation du nouveau roi de Parakou

A peine désigné que le nouveau roi de Parakou, fait l’objet de vives contestations. YOSSOUNON Aboubakari ne serait pas celui qui aurait été désigné par le roi de Gbégourou ou Gbegourou Sounon, la seule autorité traditionnelle habilitée à procéder à la désignation du roi de Parakou. Et que celui-ci aurait désigné Babadamagui BAGOUDOU de Tamboukirou. La désignation deYOSSOUNON Aboubakari a été boudée par certains dignitaires de la tradition qui dénoncent une main invisible de la politique. De sources proches de certains chefs traditionnels et dignitaires de la tradition, on apprend que le nouveau roi de Parakou n’aura pas droit aux allégeances de ses pairs. Ces derniers qui se sont d’ailleurs référés à l’empereur de Nikki, qui dit ne pas reconnaître la désignation de YOSSOUNON Aboubakari comme roi de Parakou. Une situation qui vient compliquer les choses. C’est à croire que le royaume n’est pas encore sorti de l’auberge.

Marx CODJO (Br Borgou-Alibori)


Matin Libre

Festival ‘’Jour de bilan 2017’’ : Une conférence-débat ouvre le bal

Le festival qui donne la polyphonie les arts dans un même plateau a levé ses rideaux hier, jeudi 29 décembre 2016, par une conférence-débat à Sun Beach Hôtel. Organisé par le jeune promoteur culturel Ulrich Vivance Kpoguè l’initiative, devait valoriser les talents dans les secteurs de la musique, de la mode puis servir par ailleurs d’occasion pour distinguer les dix influentes personnalités du monde des arts et de la culture au Bénin. Placée sous le thème« musique béninoise : quel rythme à partir de 2017 ? » la causerie a reçu comme invité le promoteur de l’Ecole supérieure des métiers d’art et de la culture(Esmac-Hwendo), Florent Eustache Hessou. Dès l’entame du sujet, le conférencier s’est investi à faire un état des lieux avant de tirer la conclusion partielle qui fait savoir que le véritable problème qui constitue le goulot d’étranglement pour l’essor du secteur musical au Bénin, c’est la mentalité des béninois. « Nous sommes de spéciaux  ‘’génocidaires’’ dans ce pays », déclare Florent Eustache Hessou pour montrer du doigt la volonté facile avec laquelle le béninois lambda ternit l’image de son frère qui tente de décoller dans quelque domaine que ce soit. Le pire, souligne le conférencier, c’est dans le monde des arts et plus précisément celui de la musique. A l’en croire, « nous avons suffisamment de rythmes parmi lesquels on peut opérer le choix et faire la promotion. Mais dommage, l’étroitesse de notre esprit, le complexe d’infériorité et la grande capacité de nuisance sont un ensemble de maux qui contribuent fortement à la non éclosion de notre musique ». Et pourtant la chose est possible. « Rien qu’à s’en tenir aux légendes et chansons du Fâ ainsi qu’aux panégyriques claniques par exemple, la musique béninoise peut se trouver un repère fiable et bien se porter au plan international », poursuivra l’acteur culturel.Selon lui, il va donc falloir corriger les mentalités et reconsidérer la notion de la musique. Un avis qui a été partagé par l’assistance qui a pris le soin de mentionner par ailleurs que l’autre problème qui mine la musique béninoise et qui l’empêche de s’afficher à travers un rythme, c’est l’indiscipline qui règne dans la chaîne de production, de diffusion et de suivi. En réalité, les structures de gestion de l’industrie musicale béninoise (s’il y en a)  sont mal organisées. Ce qui fait que tout connait une dépréciation dans le système. Pour les panélistes, il faudra aussi être regardant sur le facteur économique de la musique. Bref, c’est un tas de problèmes qui freinent l’élan de la musique béninoise à retrouver son identité et à s’imposer sur le marché mondial. Et la solution est tout trouvée si chacun des acteurs du secteur tente de revoir sa copie.

Teddy GANDIGBE


Matin Libre

Lutte contre l’insalubrité et l’incivisme : La Mairie de Cotonou en ordre de...

Le Maire de la ville de Cotonou Léhady  Vinagnon Soglo, ses adjoints directs et l’ensemble des chefs d’arrondissement ont tenu hier jeudi la dernière réunion de la municipalité pour le compte de l’année 2016. Les travaux qui se sont déroulés au siège du 13ème arrondissement ont permis d’examiner plusieurs préoccupations visant à améliorer les conditions de vie des populations de Cotonou. Instaurée conformément aux textes de loi sur la décentralisation, la réunion de la municipalité s’inscrit dans le cadre de la gouvernance participative des communes.

Au cœur des échanges entre le Maire et ses adjoints, les dossiers relatifs à la libération des espaces publics et l’examen de la version améliorée du plan d’action de la lutte contre l’insalubrité en 2017. Ce  sont deux sujets d’importance  capitale qui ont retenu l’attention des élus municipaux. Par rapport au premier point, le Maire et ses adjoints ont convenu de la mise en place de tous les bureaux d’écoute dans les 13 arrondissements avant le démarrage effectif des opérations de déplacement prévues le 02 janvier 2017.  Les élus municipaux ont également instruit le comité technique aux fins d’examiner les places et espaces publics disponibles dans la ville pour le relogement des personnes qui seront déplacées. S’agissant de la question de la lutte contre l’insalubrité et l’incivisme en 2017, un nouveau plan d’actions a été examiné par les élus municipaux pour une meilleure efficacité sur le terrain. Ce plan qui porte sur les trois maillons de la gestion de la salubrité tels que la pré-collecte, la collecte et l’enfouissement a reçu quelques amendements des participants avant d’être adopté.  

Dans son message d’ouverture, le Maire a remercié ses collaborateurs pour leur disponibilité et le travail abattu au cours de l’année qui s’achève. Il a souhaité que cette œuvre soit poursuivie en 2017 pour la réalisation des nobles ambitions de développement de la ville. Dans la même optique, la municipalité de Cotonou par la voix du premier adjoint Isidore Gnonlonfoun, a présenté au Maire Léhady Soglo les meilleurs vœux de bonne et heureuse année 2017 par anticipation. Rendez-vous est pris pour fin janvier 2017 au siège du 2ème arrondissement pour une autre réunion de la municipalité.   

M.M


Matin Libre

Retro 2016 : Les faits marquants de l’actualité sportive

Quelques heures, et l’année 2016 sera définitivement conjuguée au passé. Qui dit fin d’année, dit aussi l’heure des bilans. Au Bénin, sur le plan sportif, les années passent et se ressemblent. Rien d’extraordinaire à se mettre sous la dent si ce n’est quelques trophées et médailles décrochés par des disciplines sportives dépourvues de moyens, telles que le handball, le karaté, le taekwondo, les sports boules.Quant au sport roi, il est resté l’ombre de lui-même, miné par des crises à n’en point finir jusqu’à l’avènement du Nouveau départ, suivi de l’élimination des Ecureuils du Bénin à la Can Gabon 2017, et la mauvaise prestation de l’équipe locale du Bénin au tournoi de l’Uemoa sous la houlette de Mathias Déguénon.

A l’orée de 2016, les observateurs espéraient mieux du sport béninois. Hélas ! En 12 mois, après les compétitions sous-régionales,régionales, continentales, voire mondiales, on peut compter au bout des doigts, le nombre de médailles et trophées ramenés par les équipes nationales, ou clubs béninois. Le sport béninois reste confronté à d’énormes problèmes organisationnels, structurels, et financiers. Les Fédérations sportives, livrées à elles-mêmes, font le minimum d’effort pour justifier les maigres subventions qui tardent à parvenir aux bénéficiaires. Sur le terrain, les résultats sont calamiteux voire honteux. Le Bénin fait office de bon dernier à l’occasion des différentes compétitions. Cependant, certaines disciplines, avec de maigres moyens, rehaussent l’image du Bénin et font la fierté du pays en décrochant des médailles, des trophées etc.

La pétanque béninoise et sa place de vice-championne du monde

Très rare de citer le nom du Bénin en tant que vice-champion du monde dans des disciplines sportives. Mais, on retiendra que le mythe a été brisé. Ceci est à mettre à l’actif du sport boule béninois qui a dignement honoré le Bénin à Antanarivo au Madagascar lors du championnat du monde de la pétanque. Une compétition au cours de laquelle, le Bénin a impressionné en battant les grands pays du monde. Mais les Ecureuils boulistes qui ont tenu en respect en phase de poule, le pays hôte, a malheureusement courbé l’échine en finale face à cette même équipe de Madagascar. Ils sont donc passés à côté de l’exploit, se contentant ainsi de la médaille d’argent, synonyme de l’équipe vice-championne du monde.

Le handball et ses deux trophées «challenge Trophy»

L’une des disciplines qui a également marqué l’année 2016 est bien le handball. Pour cause, les deux sélections nationales hommes et dames juniors  du Bénin ont ramené de Lomé (Togo), les deux trophées du Challenge Trophy. Une première royalement appréciée par le ministre des Sports qui, dès leur retour, a offert un petit  déjeuner à la délégation béninoise. En 2017, les deux sélections devront défendre les couleurs du Bénin lors de la phase continentale.

Le karaté et le taekwondo : deux disciplines d’avenir…

Dans les sports de combats, deux disciplines se sont détachées du lot. Même si l’exploit repose sur, apprend-on, Océane Ganiero, l’avenir du karaté béninois est prometteur. En Côte-d’Ivoire, lors de la 6e édition du Tournoi international de karaté-do de la zone 3 (Tika-Zone 3), on a découvert d’autres karatékas qui ont émerveillé. Conséquence, le Bénin a occupé la deuxième place avec 18 médailles dont sept en or, cinq en argent, et six en bronze, derrière la Côte-d’Ivoire qui a remporté 22 médailles dont 10 en or, six en argent, et six en bronze.
Côté taekwondo, après avoir manqué les Jeux olympiques Rio 2016, la sélection nationale s‘est rattrapée à l’occasion du championnat du monde francophone de taekwondo au Maroc. Une compétition qui a souri aux Béninois qui ont ramené plusieurs médailles au bercail. Les frères Kiki sont passés par-là avec le capitaine Romaric Kiki qui a décroché la médaille d’argent.  

Athlétisme : trois dames à l’honneur…

Si la sélection nationale est quasi-absente sur le plan international, il faut toutefois dire que trois dames ont honoré les couleurs béninoises en athlétisme. L’une s’appelle Odile Ahouanwanou. Même si elle a manqué les Jeux olympique 2016, elle a permis au drapeau béninois de briller lors de ses différentes sorties en France en décrochant des médailles d’or, en argent, et de bronze. L’autre à nom Noëlie Yarigo qui a glané assez de médailles lors de ces différentes participations aux meetings sans oublier sa place en demi-finale aux Jeux olympiques de Rio 2016. Celle qui a plus de mérite est Pascaline Adanhoegbé. Elle a décroché une médaille de bronze en javelot lors des 20èmes championnats d’Afrique d’athlétisme en Afrique du Sud. Une première pour elle et pour le Bénin.  La fin de l’année 2016 a été aussi marquée par un nouveau président à la tête de la Fédération béninoise d’athlétisme amateur (Fbaa). Lors de l’Ag élective, Vierin Degon a sorti Théophile Montcho du jeu. Lui qui a été pendant plusieurs années secrétaire de la Fbaa avant d’être élu président pendant trois mandats. Un nouveau départ donc pour l’athlétisme béninois.   

Le Sambo et le tennis de table : des disciplines à suivre de près

Méconnue du public sportif béninois, le Sambo fait son bonhomme de chemin. Discrètement, cette discipline engrange des médailles pour le Bénin. En témoigne celles ramenées de Niamey à l’occasion des 11èmes championnats d’Afrique de Sambo : trois médailles de bronze dans trois catégories différentes. De son côté, le tennis de table dont le président est Ferdinand Sounou a également marqué l’année 2016. En effet, lors de la 7e édition du Tournoi Ouest africain d’Abidjan, le Bénin a terminé au pied du podium  avec une médaille en Or.  

Football : le cauchemar du sport béninois…

Outre l’élimination douloureuse du Bénin lors de l’ultime journée des éliminatoires de la Can Gabon 2017, le football béninois est plongé dans un feuilleton de crises à plusieurs scénarios et épisodes. Conséquence, les jeunes qui pensaient faire du football leur source de revenu ont été sacrifiés. Le Nouveau départ, avec son jeune ministre des Sports Oswald Homeky semble apaiser la situation avec une signature de protocole d’accord entre les protagonistes, assorti d’un Comité transitoire consensuel qui aura 18 mois de travail pour toiletter les textes et aller à une nouvelle élection. De ce fait, le football béninois a encore du chemin à parcourir. On ne peut occulter  le bilan négatif de la sélection locale qui a pris part à la 7e édition du tournoi de l’Uemoa. Une sélection qui est revenue au bercail sans marquer le moindre but.

Que réserve 2017 sur le plan sportif… ?

Difficile de répondre à cette question. Mais avec la volonté du jeune ministre Homeky et le Programme d’action du Nouveau Départ, le sport béninois devrait renaître de ses cendres. Ce qui justifie d’ailleurs les 18 milliards de Francs Cfa votés pour le ministère des Sports dont 12 milliards d’investissement et six de dépenses ordinaires avec un besoin de dépenses additionnelles qui s’élève à trois milliards sur lequel l’Assemblée nationale a donné son accord. Tout ceci, coordonné par un programme qui va être repensé et désormais coordonné par le ministère des Sports et le ministère du Travail et de la fonction publique. «Nos ambitions sont assez fortes. Nous allons reprendre tout à zéro. Nous allons remettre le sport à l’école, à l’université, dans les communes. Nous voulons remettre le Bénin à sa place sur le plan sportif», a rassuré, devant le parlement béninois, le ministre Homeky. C’est dire que, qu’il entend révolutionner le sport béninois durant le quinquennat de Talon afin de lui redonner ses lettres de noblesse. En tout cas, l’avenir nous situera.

Réalisation : Abdul Fataï SANNI


Matin Libre

Audience au domicile du Président Soglo : L’expérience du Président Soglo sollicitée au Gabon

L’expérience politique de l’ancien président de la république, Nicéphore Dieudonné Soglo continue d’être sollicitée pour répondre aux divergences politiques qui secouent les pays africains, notamment le Gabon. Après sa première visite où il a développé au président, le bien-fondé de son initiative qui est d’œuvrer pour le retour à la démocratie au Gabon, le Professeur agrégé des Facultés de Sciences économiques et de gestion, Albert Ondo Ossa, accompagné de sa collègue Sandrine Souah Aklerey, ont été reçus en audience le mardi 7 décembre 2016, au domicile du président maire. Cette fois-ci, pour rendre compte au président Soglo du travail qui a été abattu depuis leur dernière rencontre et solliciter son aide en vue d’atteindre cet objectif. « Nous avons toujours besoin de lui », a fait noter le Professeur, avant de préciser leur présence dans le but de le sensibiliser davantage pour bénéficier de son expertise et de ses conseils afin de répondre aux besoins du Gabon. Un pays qui, selon ses explications, traverse une situation catastrophique et qui l’empêche de se libérer politiquement. « Il faut que le Gabon devienne une économie forte qui puisse impulser les nations en Afrique », a-t-il ajouté. Un objectif qui ne peut se réaliser sans les conseils du président Nicéphore Dieudonné Soglo dont, le Professeur reconnait son panafricanisme, son expérience avérée en politique et aussi sa maitrise des mutations internationales. « Il ne s’agit pas de brûler le Gabon mais plutôt de voir comment il peut avoir des mutations dans ce pays qui profite non seulement au Gabon mais l’Afrique toute entière », a-t-il noté. En termes de conseils, l’ancien maire de la ville de Cotonou, le président Nicéphore Dieudonné Soglo, a convié ses hôtes à faire preuve d’intégrité et à créer une cohésion avec les populations gabonaises pour arriver à bout de leurs intentions. Aussi, il a attiré leur attention sur la nécessité d’assurer aux populations, un avenir meilleur, qui ne peut se réaliser sans l’appui et la communion des autres pays africains. « Nous devons nous donner la main. Le combat que nous menons est long et nous sommes prêts de le gagner. Il faut tendre la main vers ceux qui vont dans la même direction que nous », a-t-il expliqué. Des conseils que devra mettre en pratique le Professeur des facultés de sciences économiques et de gestion afin d’apporter des mutations politiques au Gabon. Toujours au cours de leur entretien, le président Soglo a bénéficié de ses hôtes, d’un document synthèse de leur analyse sur la situation au Gabon. Une analyse qui part de la mutation qu’il y a sur le plan international et qui impacte le développement des pays africains pour déboucher sur une interpellation à la mobilisation desdits pays pour se libérer de la dictature, et avoir des Etats démocratiques qui répondent aux aspirations des populations.

Rastel DAN

aCotonou

Sébastien Ajavon sur ‘’Moi Président’’ : « Moi, je suis le candidat de la...

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, Bonjour! Il y a quelques années, l’homme avait déclaré ne pas faire de la politique. Mais chemin faisant, sa volonté de servir son peuple inspirée par la parabole chrétienne et le miracle opéré aux Noces de Canaan dans les Saintes Ecritures l’ont amené à faire sienne cette célèbre phrase du Roi Béhanzin, citation: «A mon destin, je ne tournerai pas le dos. Je ferai face et je marcherai». Il a, de ce fait, décidé d’être le candidat de la réussite avec l’assurance d’être prêt pour la mission. Dès lors, il se distingue par le nombre de soutiens qu’il reçoit auprès de la classe politique et du secteur privé dans lequel il opère. Le candidat que nous recevons ce jour, vous vous en doutez certainement, est bien Sébastien Germain Ajavon.

Présentation

Né le 19 janvier 1965 à Cotonou, Sébastien Germain Ajavon est un homme d’affaires béninois. Président Directeur Général de plusieurs entreprises commerciales à vocation agroalimentaire, il intervient aussi parallèlement en tant que promoteur dans le domaine des sports et lesecteur des médias. Ses collaborateurs parlent de sa grande maîtrise des filières d’importation. Mais l’autre aspect de la personnalité de Sébastien Ajavon serait également son intégrité. Fort de ces deux qualités, il est élu, en 2006, Président du Conseil National du Patronat (CNP-Bénin) qu’il continue de diriger pour le compte d’un second mandat. Amoureux du cuir rond, il assure, en 2009, la gestion du Comité Exécutif de la Ligue de Football Professionnel du Bénin (LFPB). De 2009 à 2014, il préside le Conseil d’Administration de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS). Par ailleurs, à travers la fondation qui porte son nom, Ajavon Sébastien Germain s’est bâti une réputation de mécène à travers le financement et la réalisation des œuvres sociales. Bien qu’avec un certain doute, l’évocation de sa candidature ne souffrait d’aucune indiscrétion. L’homme d’affaires déclare son intention de succéder au Président Boni Yayi lors d’un meeting le 03 janvier 2016 à Cotonou. Et le 12 janvier, il formalise son vœu en allant déposer officiellement son dossier de candidature à la CENA. «Réussissons tous ensemble», c’est le projet de société qu’il nous propose, qu’il nous demande d’accepter pour transformer le Bénin sur la base d’un contrat de cinq ans. M. Ricardo KPEKOU. Et justement, nous avons 52 minutes pour parcourir ce projet de société dont vous venez, à l’instant, de parler. Monsieur Sébastien Germain Ajavon, vous avez suivi cette présentation faite par mon collègue de votre personne. Est-ce que vous êtes satisfait?

Exact. Ça va. Ça peut aller.

D’accord! Je l’ai rappelé dans mon introduction, au cours de cette émission, nous allons parcourir de long en large votre projet de société. Il y a juste quelque temps, vous avez déclaré ne pas être candidat ou du moins, ne pas faire de la politique au Bénin. Mais subitement, vous avez changé de version. Vous avez décidé d’être candidat. Qu’est-ce qui explique ce fait?

Merci beaucoup! Je voudrais remercier les journalistes de l’ORTB et, en même temps, remercier les téléspectateurs qui nous écoutent en ce moment et qui nous suivent devant leurs écrans. Je voudrais tout simplement dire que je disais toujours que je ne voulais pas faire de la politique parce que je n’en voulais pas. Mais à un moment donné, il faut savoir laisser son égo et accepter de servir son pays. Vous savez, quand tout le peuple vous demande, regardez du Nord au Sud tous ceux qui ont voulu que Sébastien Ajavon puisse se présenter comme candidat à la présidentielle de 20016 au Bénin, il était très dificile pour moi de dire non à ces demandes. Et puis, c’est le destin. L’homme veut peut-être quelque chose mais le destin peut décider autrement. M. Ricardo KPEKOU.

Vous avez donc choisi de répondre favorablement aux appels du peuple béninois.

Tout à fait! Affirmatif!

Vous avez cédé à la pression populaire.

Non! Ce n’est pasune pression. Peut-être que le peuple voyait ce que moi, je ne voyais à mon petit niveau. Quand on vous appelle pour servir, vous ne pouvez pas tourner dos à la souffrance du peuple. Je pense que c’est pour cela que j’ai dû accepter cette proposition. Et je me battrai pour que le Bénin puisse se relever.

Nous allons aborder le fond de votre projet de société.

Nous avons donc 52 minutes. Vous avez parlé, dans une première partie de ce projet de société consacrée à la gouvernance et à la géostratégie. J’ai bien envie de savoir quelles sont les dispositions ou les mesures que vous allez pouvoir prendre réellement si le peuple béninois vous faisait confiance au soir de l’élection présidentielle pour pouvoir enrayer ou diminuer la corruption au Bénin.

Je vous remercie. C’est tout simple. Vous savez que depuis 09 ans, je suis Président du patronat. Et à ce titre, je proposais au Gouvernement, chaque année, des mesures qui n’ont jamais été suivies. Mais comme ce n’est pas moi qui ai été élu, nous, on est là juste pour proposer les mesures. Et c’est libre au Gouvernement de les prendre en compte. En fait, de quoi souffrons-nous au Bénin? On souffre d’un problème de gouvernance. La corruption, ce n’est pas de dire je lutte contre la corruption tout le temps. C’est juste d’apporter des solutions. Nous sommes dans la «dénorme». Il faut juste qu’on revienne dans la norme. Moi, je ne parle pas de réformes. Il s’agit des normes qu’il faut respecter. Et j’ai toujours proposé au Gouvernement des mesures qui n’ont pas été prises en compte. En sommes aujourd’hui. Moi, je vous dirai simplement qu’à mon arrivée, je m’évertuerai, dans les tout premiers mois, avant les 100 jours, à tout faire pour redonner confiance aux créateurs de richesses et d’emplois. C’est la priorité des priorités. Et nous avons déjà fait des propositions, en tant que Président du patronat, au Gouvernement qui n’ont pas été prises en compte. Vous verrez que, dans les 100 jours, les gens vont parler du Bénin autrement parce que c’est des actes qu’il faut poser. Ce n’est pas des paroles. Aller à la réduction de la corruption, c’est tout simple. C’est déjà commencer par dématérialiser. Nous avons proposé cela plusieurs fois, mais cela n’a jamais été pris en compte. Pour quelles raisons? On ne saurait le dire. Mais, en tout état de cause, pendant les 100 jours, vous allez voir que ce n’est pas des réformes. Il s’agit de «renormer». On doit arriver aux normes. Et ça, nous savons le faire. Nous sommes des privés. Nous savons le faire.

Parmi les normes, vous préconisez quoi? La revalorisation du salaire ? Est-ce que vous êtes de ceux qui pensent que le fonctionnaire béninois, le travailleur béninois est corruptible parce qu’il gagne mal sa vie ?

Vous savez, je peux vous dire quelque chose. Je me suis battu, en tant que Président du patronat, pour que le SMIG revienne à 40.000 francs CFA. Quand vous recrutez quelqu’un à 40.000 francs CFA, vous avez recruté un voleur. M. Ricardo KPEKOU.

Ah bon!

Oui! Vous avez recruté un voleur parce qu’à 40.000 francs CFA, vous ne pouvez rien faire.

Pourquoi vous dites qu’on a recruté un voleur ? Il va détourner les fonds publics. C’est cela ?

Puisque déjà, il faudrait qu’il puisse arriver au boulot. Donc, il faudrait qu’il puisse prendre son transport pour arriver. Il faudrait qu’il puisse repartir chez lui. Vous avez déjà pris la moitié. Et il faudrait qu’il puisse se loger. Il faudrait qu’il puisse se nourrir. Soyons conséquents envers nous-mêmes. Si vous voulez que les gens rendent, que les gens donnent une bonne rentabilité au niveau où ils se trouvent dans leur service, il faut les payer. Il faut payer. Et nous allons essayer de regarder tout cet état de choses pour que nous puissions corriger l’injustice, corriger les dysfonctionnements. Vous ne pouvez pas demander aux gens d’aller faire un travail sans leur donner les moyens. Et ça, c’est de l’hypocrisie. Nous devons forcément regarder cela et le corriger. Vous payez 40.000 francs aujourd’hui à quelqu’un, même si c’est un manœuvre, vous êtes sûr que quand vous lui tournez un peu le dos, il fera autre chose derrière vous.

Alors, le SMIG va passer à combien quand vous serez Président ?

Ce n’est pas forcément qu’il faut toucher au SMIG. Ce n’est pas parce que le SMIG est à ce niveau. Mais le SMIG, c’est une référence.

Vous allez augmenter alors les salaires ?

Les salaires, nécessairement, on est obligé de les augmenter. Si on n’augmente pas les salaires, on ne peut pas demander à un employé de rendre tout ce qu’il peut pour un pays et lui payer 40.000 francs. Il ne fera rien avec 40.000 francs.

Alors, quand vous allez augmenter les salaires, cela pourrait encourager l’inflation. Comment vous allez maîtriser l’inflation.

Je vais vous dire ce qui se passe aujourd’hui. C’est la mauvaise gestion des ressources de l’Etat. Les petits fonctionnaires que nous avons ne bénéficient pas réellement de la grande masse. Quand on vous dit que nous avons dépassé déjà la masse salariale. Cela se passe au niveau des Directeurs de cabinet. Cela se passe au niveau des ministres. Cela se passe au niveau des gros, des grands. Cela ne se passe pas au niveau des petits. De toute façon, nous n’avons même pas le choix. Nous sommes obligés de recruter. Nous sommes obligés d’augmenter les salaires. Sinon, nous n’aurons pas les résultats. Dans le privé, il faut motiver le personnel. Si vous ne motivez pas le personnel, vous n’aurez pas le résultat que vous escomptez.

L’augmentation des salaires ne suffit pas pour lutter contre la corruption. Il faut également prévoir des mesures répressives.

C’est ce que je disais tantôt. Je dis que nous allons passer à la dématérialisation. Vous savez, je ne suis pas venu pour voler. Loin s’en faut. Je n’en ai pas besoin.

Vous avez une grosse fortune.

J’ai besoin de servir mon pays. Et puisque la tête ne vole pas, le corps ne volera pas. Et pour que ce corps ne vole pas, il faut pouvoir le rétribuer. Si vous le soumettez à la mendicité, c’est foutu. Vous n’aurez pas le résultat.

Sébastien Germain Ajavon, dans votre projet de société que j’ai là sous les yeux, vous avez promis mettre en place un Gouvernement restreint et un mode de gouvernance qui assure la délégation de responsabilité et de la redevabilité. Cela veut dire quoi?

C’est exact. Vous avez vu, depuis quelques années, nous avons eu un Gouvernement de 28 ou 27 membres. C’est exagéré pour notre pays. Je viens de vous dire que l’inflation dont on parle, on dit que la masse salariale est au-dessus du pourcentage prévu. C’est de cela qu’il s’agit. Il faudrait nécessairement que nous revenions aux normes. Et pour cela, on n’a pas besoin d’une loi. On a juste besoin d’être logique, d’être gestionnaire.

Vous allez réduire le train de vie de l’Etat.

Obligatoirement! Et vous pouvez compter sur moi. Vous aurez le Gouvernement le plus restreint que vous n’ayez jamais vu au Bénin.

Votre domaine de compétence, ce sont les affaires. Vous y avez fait vos preuves. Et vous avez même confié que vous êtes en mesure de porter le taux de croissance à deux chiffres en peu de temps. Comment comptez-vous y arriver quand onsait que les réalités et les procédures de gestion dans le privé ne sont nécessairement pas les mêmes que dans le public ?

Nous en venons là. Vous avez vu? Ils ont dit qu’ils ont eu un taux de croissance de 6%.

Sensiblement 6%! M.

Sensiblement 6% avec la mauvaise gestion! Quand on va apporter une bonne dose de bonne gestion, vous voyez que tout de suite, nous allons passer à deux chiffres. De quoi il s’agit? Nous sommes dans un environnement où nous avons le Nigeria voisin qui est le pays le plus riche et le plus peuplé de l’Afrique. A partir de ce moment, je ne peux avoir un riche voisin et moi, je serai pauvre. Ce n’est pas possible.

Ce qui est quand même bizarre, Sébastien Germain Ajavon, c’est que tous les candidats qui sont passés ici ont pratiquement tous parlé du Nigeria. Le Nigeria apparaît donc aujourd’hui comme la poule aux œufs d’or.

Je vais vous dire ceci. Moi, je suis le candidat de la pratique. Je suis le candidat qui ne verbiage pas, qui ne fait pas du verbiage. Je suis le candidat qui a déjà fait ses preuves. Je suis le candidat qui travaille du matin au soir avec le Nigeria. Je sais de quoi je parle. Si les gens ont entendu, pendant les 10 années, comment je plaidais le Nigeria et tout ça... Et on prie pour dire le Nigeria... Entre le savoir faire et le parler, il y a un grand fossé. Moi, ce dont je vous parle aujourd’hui, c’est que vous devez comprendre que je sais comment tirer les ressources de ma proximité avec le Nigeria. Je l’ai fait tout le temps.

Dans quels domaines, le Nigeria peut être une chance de développement pour le Bénin ?

Vous savez, nous avons un pays à budget essentiellement iscal. Notre pays est un pays de transit. Nous n’avons pas la population. Nous n’avons pas le pouvoir d’achat. Celui qui a le pouvoir d’achat se trouve être notre voisin. Premièrement! Secundo, c’est que nous sommes obligés de continuer dans l’importation. Nous sommes obligés puisque nous importons pour le Nigeria, et cela crée des ressources à l’Etat. Aujourd’hui, nous avons une fiscalité de porte qui est à près de 8090% de notre budget national. A partir de ce moment, nous devons redynamiser ce secteur-là.

Sébastien Germain Ajavon, je vous prends au mot. Vous parlez de l’importation. On sait que vous le faites si bien puisque vous envoyez tout le temps pratiquement, le Bénin étant un pays de transit, vos produits au Nigeria. Mais le Nigeria, on se rappelle, a toujours souhaité que ce soit la production locale qui puisse réellement venir au Nigeria.

Je vais en venir.

Voilà!

Je vais en venir. Vous allez me laisser vous expliquer un peu.

D’accord!

Vous savez, nous avons beaucoup de choses à prendre avec le Nigeria. Nous sommes un pays de transit. Cela veut dire quoi? Cela veut dire que des produits peuvent passer chez nous pour atteindre le Nigeria. C’est de cela qu’il s’agit. Et nous devons continuer de proiter de cela. Nous avons les TIC, nous avons l’Internet, nous avons la ibre qui est arrivée au Bénin. Mais regardez toutes les dificultés que nous avons avec l’Internet aujourd’hui. Aujourd’hui, l’Internet est une nécessité. Ce n’est pas un luxe. Et si en 2016, nos dirigeants ne l’ont pas compris et que nous sommes encore dans cet état, c’est grave. Je peux vous dire qu’au niveau seulement des TIC, c’est 1 à 2% de croissance. Au niveau seulement des TIC, c’est des dizaines de milliers d’emplois à créer. Donc, c’est le savoir-faire. Tout est question de savoir-faire. Maintenant, on parle du Nigeria. On parle de l’agriculture. Il faut produire. Il ne faut pas tricher les gens. Les gens qui, toujours dans leurs théories, disent que le Bénin doit être un pays agricole. Le Bénin n’a que 112.600 kilomètres carrés. Le Bénin est un petit pays. Le Bénin ne peut pas être une puissance agricole. Il faut qu’on le dise aujourd’hui et maintenant.

En quoi le Bénin ne peut pas être une puissance agricole ? Expliquez-nous un peu.

Il faut déjà qu’on règle le problème de l’autosufisance alimentaire au Bénin et essayer de vendre le surplus, pour l’instant, au Nigeria voisin et, s’il le faut, un peu plus loin. Mais je vous dis que le Nigeria voisin déjà constitue une aubaine pour notre pays. Et nous devons savoir l’exploiter.

Est-ce à dire que si le peuple vous faisait confiance et qu’au soir de l’élection présidentielle, vous étiez au Palais de la Marina, vous n’allez pas en faire une priorité ? Je veux parler de l’agriculture.

Mais, ce n’est pas du tout ce que je dis.

Ah! Expliquez-nous!

Vous savez, je suis un fermier. Contrairement à ce que vous pouvez penser, je suis un fermier. J’ai voulu faire de la mécanisation parce que j’ai plus de 2.000 hectares. Je ne peux pas aller à la houe avec 2.000 hectares. Je fais venir les engins agricoles, les tracteurs, les moissonneuses, les batteuses et tout. Tout est là. Mais le Gouvernement me dit que je dois mettre le gasoil au prix de la pompe. Ce n’est pas possible. En fait, c’est un praticien qui parle. Ce n’est pas un théoricien. Vous avez affaire à un praticien. Je suis aujourd’hui fermier jusqu’au Brésil. Donc, je sais de quoi je parle. Le Brésil, c’est un continent. Ils ont tellement d’espaces qu’ils sont meilleurs dans beaucoup de choses. D’abord, pour faire la culture, il faut avoir l’espace. Je viens de vous dire que le Bénin est un petit pays. Mais pour l’autosuffisance alimentaire, le Bénin est assez grand. Nous pouvons faire un peu d’exportation. Vous avez vu le coton depuis des années, c’est des subventions depuis le début et ces subventions, c’est des amis qui se partagent cela. La population, est-ce qu’elle a vraiment gagné? Les paysans, est-ce qu’ils ont vraiment gagné dans ce coton? Pourtant, nos sols sont en train d’être appauvris. Nous utilisons des insecticides. Nous utilisons des intrants qui appauvrissent nos sols. Quand on appauvrit le sol, cela doit nous rapporter beaucoup de devises. C’est juste une question de commencer par savoir comment le Bénin se positionne pour que nous puissions atteindre la croissance à deux chiffres.

Donc, vous promettez, Sébastien Germain Ajavon, sur ce plateau aujourd’hui devant les téléspectateurs qui nous suivent, qu’une fois au pouvoir, vous allez amener la croissance économique du pays à deux chiffres.

Cela me paraît une réalité, une effectivité. Pourquoi je vous dis cela? Rien n’est fait au Bénin. Rien. Quand vous prenez le domaine de l’énergie, sans l’énergie, aucun développement. Je vous dis qu’on doit faire un avant de faire deux.

Justement, parlant de l’énergie, qu’est-ce que vous allez faire dans ce secteur une fois à la Marina ?

Ça va être la priorité des priorités. Aujourd’hui, on ne peut jamais étudier sans l’énergie. On ne peut faire des industries sans l’énergie. L’énergie est au début et à la in de tout. C’est ce que j’ai dit depuis 2007. J’ai proposé aux gouvernants, j’ai dit : «Ecoutez! Arrêtons l’hémorragie. Le Bénin souffre. Nous devons produire. Laissez la production de l’électricité aux privés. Permettez aux privés de prendre une participation dans la distribution. Et, pour ce qui concerne le transport, l’Etat garde encore le transport». Je suis allé plus loin pour dire que nous devons délocaliser. On ne doit plus faire un transport qui coûte trop cher. On peut, commune par commune, leur donner des unités. Cela peut être des centrales solaires. L’éolien n’est pas encore rentable. Mais cela peut être aussi des centrales à gaz. Nous sommes obligés de passer par là. Nous devons produire assez d’électricité pour que tout le monde puisse avoir accès à l’électricité de qualité et à moindre coût. Je vais vous dire ceci. L’électricité est le moteur de tout développement. J’avais proposé de construire Maria-Gléta. Je vous dis que le montant que je voulais prendre pour construire Maria-Gléta, avec plus de puissance, et en quatre phases, c’est-à-dire 25 mégas quatre fois, ce montant fait la moitié de ce qui a été dépensé aujourd’hui par l’Etat. C’est de la mauvaise gouvernance. L’Etat n’est pas commerçant. Regardez la SBEE. La SBEE est une société commerçante qui vend de l’électricité. Comment est-ce qu’on peut dire que ce que vous vendez, vous ne l’avez pas de disponible? Cela veut dire quoi? Quand vous ne savez pas faire quelque chose, vous ne vous mettez pas dedans. L’Etat ne peut pas être commerçant. L’Etat ne peut jamais être commerçant. Le résultat auquel nous sommes parvenus aujourd’hui, c’est la mauvaise gouvernance qui apporte cela.

Comment va se passer la cohabitation entre l’Etat et le privé dans le domaine de la gestion de l’énergie au Bénin sous votre mandat, si vous étiez élu ?

C’est ce que j’étais en train d’expliquer. Je dis qu’il faut laisser la production de l’énergie aux privés.

Totalement ?

Entièrement! L’Etat n’est pas commerçant. La preuve, depuis plus de 40 ou 50 ans, vous avez vu le résultat.

Mais est-ce que cela ne va pas coûter plus cher ?

Ce n’est même pas possible. Plus, les gens consomment. Est-ce que quand on a fait venir les sociétés de GSM dans le secteur de la téléphonie mobile, ça coûte plus cher? Bien au contraire. C’est la compétition. Et puis, il y a l’Etat qui est là pour jouer son rôle régalien. On ne se lève pas.

Est-ce que ce que vous dites dans le domaine de l’énergie a déjà été expérimenté avec succès dans un pays et vous l’avez vu ?

Partout. Cela a été expérimenté dans plusieurs pays, partout. En fait, de quoi s’agit-il? L’Etat n’est pas commerçant. L’Etat peut toujours jouer son rôle régalien. Vous ne pouvez pas être en train de jouer le rôle régalien et en même temps faire le commerce. Cela veut dire que vous êtes juge et partie. Et c’est là où ça nous amène.

Sébastien Germain Ajavon, aujourd’hui, quand nous regardons un peu ce qui se passe sur le territoire national, l’Exécutif a quand même pris des dispositions. Il y a l’énergie solaire actuellement qui est en train d’être réalisée. Il y a beaucoup de centrales solaires qui ont été construites. Il y a des lampadaires solaires implantés un peu partout dans le pays.
 
Je vous remercie pour cette question. Vous voyez, moi, je ne veux pas rester dans du saupoudrage. Je veux rester dans un travail cohérent, méthodologique. Je dis toujours qu’on doit faire un avant de faire deux. Tout ce qui est fait là, allez voir ce que cela devrait coûter. Allez demander qu’est-ce que cela devrait coûter. Qu’est-ce que ça a coûté? Est-ce que c’est la qualité? Est-ce que c’est de cela qu’on a besoin? Tout est question de savoir gouverner. Je vous jure, le Bénin a eu beaucoup de mal.

Donc, vous allez réviser les termes en termes de passation de marchés publics?

C’est la norme. Nous devons revenir à la norme. Tout ce qui est fait, vous avez vu? Plein de gré à gré. Cela veut dire qu’au niveau de la passation des marchés, il y a des difficultés. Et nous allons les résoudre. Moi, ce que je veux apporter, c’est que tout le monde verra que ce qu’ils ont fait à 100 francs, je l’ai fait à 50 francs et c’est de bonne qualité. Et quand je ferai des économies de 50% sur le budget chaque année, cela veut dire que je ferai deux fois ce qu’ils ont eu à faire, même trois fois.

Apparemment, vous serez très rigoureux.

Mais je suis un homme de rigueur. Et rien de beau ne se fait sans rigueur. La rigueur ne veut pas dire méchanceté. La rigueur se trouve dans la norme toujours. Vous ne pouvez pas vouloir de quelque chose et de son contraire. Rassurez-vous. Je suis venu pour servir.

Vous êtes un opérateur économique privé. Vous avez parlé à l’instant, dans votre développement, de la collaboration qui doit exister entre l’Etat et le privé. Vous, en tant que privé, quand vous serez élu Président de la République du Bénin, quelle sera la cohabitation que vous allez pouvoir avoir notamment avec le privé pour ne pas mettre réellement sur pied une concurrence déloyale parce que d’aucuns la craignent déjà?

Merci pour cette question. Je vais vous dire ceci. C’est des hypocrites. Nous, on n’est pas hypocrites. Je dis que je suis venu pour servir. Mon budget est essentiellement fiscal. Si je n’ai pas des recettes, cela veut dire que je vais avoir un budget plus bas. Vous ne verrez jamais  cela. Je vous garantis que j’aurai au minimum 50 milliards supplémentaires, sans faire de la persécution pour les chefs d’entreprises. Je viens de dire, d’entrée de jeu, que ma première préoccupation, c’est de remettre en coniance les créateurs de richesses. Vous savez ce qui se passe? C’est tout simple. Quand vous ne savez pas faire quelque chose, demandez l’expertise. Vous allez voir un médecin qui vous prescrit un médicament. Vous refusez de l’utiliser. Vous allez mourir. Alors, n’allez pas voir le médecin. De quoi il s’agit? Je ne suis pas le seul chef d’entreprise ici au Bénin. Dès que j’arrive, je prends secteur par secteur et nous signons un accord. Je ne veux pas savoir ce que l’autre gagne. Je veux savoir ce que l’Etat gagne.

Vous parlez des secteurs. Parlons du secteur de la télécommunication,. Quelles sont les réformes que vous allez entreprendre, Monsieur Sébastien Germain Ajavon? Vous avez commencé par le dire. L’Internet peut être une source de création de richesses. Nous avons la fibre optique qui passe par le Bénin.Nous en avons deux maintenant. Mais apparemment, nous n’en profitons pas assez, selon vos dires. Quelles sont les réformes que vous proposez pour que le Bénin profite véritablement de ce secteur ?

Vous savez? Je vais peut-être vous surprendre. Je ne vais pas perdre mon temps pour regarder en arrière. On vous confie une maison qui a des problèmes. On vous dit que vous devez redresser la maison. Qu’est-ce que vous faites? Vous faites l’état des lieux. Donc, je vais faire l’état des lieux au niveau de la télécommunication pour savoir l’existant. Et de cet existant, où est-ce qu’on doit projeter le pays? Je vous jure, c’est des milliards de francs qui peuvent rentrer dans les caisses de l’Etat tout en permettant au secteur privé qui a fait son exercice, qui sait faire son métier, de gagner de l’argent.

Sébastien Ajavon, est-ce que ce ne sont pas des paroles assez mielleuses, des promesses que vous faites aux téléspectateurs, juste pour avoir leurs suffrages?

Est-ce que Ajavon Sébastien a jamais fait des promesses mielleuses?

C’est à vous de nous le dire.

Vous êtes en face de quelqu’un qui connaît son métier. Vous savez? Je suis un agrégé en pratique, en économie pratique. Tout ce à quoi vous vous attendez là, depuis qu’on leur a laissé la possibilité de faire leurs preuves, ils ont fait quoi? De quoi les gens ont peur? Je vous dis qu’en cinq ans, vous verrez. Vous verrez au niveau de l’emploi. Vous verrez au niveau des ressources. Vous verrez au niveau de la gouvernance.

Vous avez donc décidé, Sébastien Ajavon, de venir faire vos preuves. Eventuellement, si les Béninoises et les Béninois vous faisaient confiance, vous allez justement prendre le bulletin unique et pouvoir nous dire, en réalité, quel est votre logo et quelle est votre position sur ce bulletin unique. D’abord, votre logo pour pouvoir l’identifier comme cela se doit aux téléspectateurs. Vous allez montrer cela à la camera. M. Sébastien Germain AJAVON. On est tellement nombreux. Mais je voudrais juste dire que la deuxième ligne, à partir de la droite, je suis en troisième position. La position est claire. Vous avez vu. C’est la bougie et le poisson. C’est un symbole. Et c’est un symbole de réussite. Je voudrais dire, ne vous perdez pas. C’est la deuxième ligne et c’est en troisième position en venant de la droite. Voilà mon logo. Et que Dieu nous prête vie, vous verrez que les tâches seront à la hauteur du logo. Sébastien Ajavon, ce qui frappe tout de suite à l’œil, c’est la bougie et le poisson. Cela veut dire quoi? Pourquoi une bougie et un poisson? Parce que vous êtes opérateur économique? Expliquez-nous.

La bougie! On vient de parler longuement de l’énergie. La bougie, elle ne s’éteindra pas, même quand il y a la nuit. La bougie, c’est la lumière. Je veux que tout le monde continue de prier pour moi parce que je suis un humain. Je suis un être humain et j’ai besoin que les gens m’accompagnent par la prière. Beaucoup d’autres choses sur la bougie. On passera toute une journée pour en parler. Mais le poisson, c’est signe de vivre en mangeant. Et je veux apprendre aux gens à pêcher. Quand on va pêcher, ce que l’on peut pêcher rapidement, c’est le poisson. J’apprendrai aux jeunes à pêcher. C’est de cela qu’il s’agit. On ne va plus continuer de former les jeunes à l’administration tout en sachant que l’administration ne recrute plus.

Sébastien Ajavon, vous parlez justement des jeunes. Avant de parler de la jeunesse, je voudrais parler du tourisme et de la culture qui sont une véritable source de revenus pour certains pays africains tels que le Sénégal ou le Maroc. Mais au Bénin, ces secteurs semblent marginalisés. Le projet de la route des pêches est toujours en souffrance depuis des années. Que prévoyez-vous pour relever ce secteur ou ces deux secteurs ?

Merci beaucoup! Vous avez parlé de croissance à deux chiffres. Le secteur du tourisme seul peut faire grimper notre croissance de deux points.

Comment ?

Il faut y aller avec de la méthodologie. La route des pêches, on en parlait depuis des années. Tous ceux qui sont passés là disent route des pêches, route des pêches... Si on vous disait ce qui a été dépensé dans ce projet, vous allez, peut-être, tomber des nues. Mais je vous dis ceci.

Combien a été dépensé ?

Je ne sais pas. Mais dès qu’on va arriver, on fera l’état des lieux. Je dis qu’il y faut aller progressivement. Tant que vous n’aurez pas l’énergie, vous ne pourrez pas construire les ouvrages, les hôtels, les aménagements. Il faut l’énergie. C’est pour cela que je vous dis que la priorité des priorités restera l’énergie. Maintenant, la route des pêches, c’est sur 45 kilomètres. Qu’est-ce que j’avais proposé au Gouvernement? J’ai dit: «Commençons par 5 kilomètres». Ça, c’est une démarche d’un chef d’entreprise et non d’un administratif. L’administratif, il ne fait que dépenser. Mais il ne sait pas qu’on doit rentrer l’argent, qu’on doit avoir la recette avant de dépenser.

Vous allez gérer le Bénin comme une entreprise ?

Mais, le Bénin, c’est une entreprise. Il faut juste comprendre que l’Etat doit jouer son rôle régalien. L’Etat doit pouvoir gérer la sécurité, gérer l’armée, gérer l’éducation nationale, même là encore, avec le privé, gérer la santé avec le privé. Nous sommes tenus d’aller vers la modernisation et d’aller vers le tourisme. Le tourisme rapporte. C’est la deuxième devise au Sénégal. Même si on est aveugle, on n’est pas sourd. Ou si on est sourd, on n’est pas aveugle

Sur le projet de la route de pêches, par exemple, vous savez qu’il y a des efforts qui ont été faits récemment. Nous avons vu un opérateur économique qui est venu soutenir le Président de la République et promettre que ce projet sera réalité sous peu.

On est à la fin du mandat. Vous avez vu quelque chose là? On doit se dire la vérité. Moi, je ne joue pas. Je sais faire quelque chose. Je veux juste montrer, en cinq ans, ce qui se fera. Et je vous ai dit que peut-être que ce qu’on fera en cinq ans, ils ne l’ont pas fait en 20 ans.

Oui, Ajavon, parfois, ce n’est pas la volonté qui manque au Chef de l’Etat mais c’est l’accompagnement des cadres qui fait défaut. Comment pouvez-vous être sûr que vous ne vivrez pas les mêmes difficultés.

Cessez de dire cela. Un chef est un chef. Je dis que quand c’est bien, on dit que le chef a fait. Quand c’est mauvais, il faut que le chef endosse. Fuir ses responsabilités comme cela, franchement, vous ne pouvez jamais développer un pays en disant que c’est toujours les collaborateurs. Qui a mis les collaborateurs? Qui a choisi ces collaborateurs?

Revenons à votre projet de société. Vous avez parlé justement dans ce projet de l’emploi des jeunes. Et c’est une priorité dès le 06 avril 2016 pour vous. Si, éventuellement, vous étiez élu, que proposez-vous à la jeunesse? Combien d’emplois allez-vous créer, par exemple pour les jeunes en un quinquennat ?

Je ne vais pas dire que je vais créer 200.000 ou 300.000 emplois. Mais ce que je voudrais faire, c’est de montrer les limites de l’Etat. Je ne pourrai pas créer beaucoup d’emplois au niveau de l’administration tout en sachant qu’il y a des pôles à couvrir au niveau de la santé, de l’éducation nationale. Il y a des secteurs dans lesquels nous sommes obligés de recruter. Nous sommes obligés, nous n’avons même pas le choix. Mais le seul secteur aujourd’hui qui peut créer l’emploi, c’est le secteur privé. Et je vous ai dit, à l’entame de cette discussion, que je mettrai en coniance ceux qui savent créer l’emploi. Je vais vous dire quelque chose de simple. Ce n’est pas, en fait, de la magie. C’est juste le bon sens.

Comment on met en confiance ceux qui savent créer l’emploi ?

Il faut que l’Etat devienne responsable et respecte ses engagements. En fait, redonner confiance aux chefs d’entreprises, c’est de leur dire : «Ecoutez! Dites-moi tout ce que je dois faire pour vous sécuriser». C’est eux qui me créent l’emploi. C’est eux qui savent créer l’emploi.

Oui mais je ne peux vous sécuriser sans perdre moi-même.

D’abord, si je ne sécurise pas ceux qui vont créer l’emploi, comment est-ce que je peux avoir des ressources moi-même? C’est de cela qu’il s’agit. Ce qui s’est passé pendant toutes ces années, c’est qu’on n’a même pas respecté sa signature. L’Etat n’a pas respecté sa signature

Donc, Sébastien Ajavon, vous promettez créer beaucoup d’emplois à la jeune génération.

Pas des emplois précaires mais des emplois réels.

Vous avez également prévu une part à la promotion de la femme dans votre projet de société.

Vous savez, la femme pour moi, il faudrait qu’elle soit fille, puis femme. Enfant, fille, femme. Déjà, ce que le Gouvernement a fait en disant gratuité jusqu’en classe de terminale pour les filles.

Vous allez continuer ?

C’est une très bonne chose mais ce n’est pas bien fait. On ne dit pas gratuité et on ne donne pas les ressources pour que les enfants puissent aller à l’école normalement.

Non! Mais les ressources sont envoyées, Monsieur Sébastien Ajavon.

Non! Pas du tout!

Vous avez quelle preuve de ce que vous dites ?

Vous savez bien que quand on commence la rentrée, vous devez envoyer de l’argent dans l’école puisque l’école ne prend plus des scolarités. Si vous envoyez au milieu de l’année, comment est-ce que les enfants vont continuer? Est-ce que c’est la gratuité ça? On demande même des cotisations parallèles.

Vous, vous ferez quoi ?

Il faut juste bien gérer les choses. La priorité de l’avenir de notre pays, c’est l’humain. C’est les hommes. Et la femme, si on veut qu’elle aille loin, il faudrait vraiment que l’écolage soit gratuit. On dit scolarité gratuite. C’est juste ce que l’on paye. Mais les livres, les cahiers, tout ce qui s’en suit, ce n’est pas l’Etat qui paye.

Vous allez payer tout ça ?

Non! Nous allons regarder, dans la mesure du possible, ce que nous pouvons faire pour alléger la tâche. Quand on dit qu’il faut essayer de payer à sa juste valeur le fonctionnaire, tous ces intrants-là sont dedans. Vous payez mais vous lui permettez aussi de ne pas avoir des charges énormes parce que vous dites, comme si ce n’était pas possible, d’améliorer cela. Il faut juste bien gérer les ressources existantes.

Dans votre Gouvernement, il y aura combien de femmes ?

Moi, je ne suis pas la personne qui fait des incantations, qui fait des promesses sans les tenir. Je veux des femmes de qualité. Je vous jure. Je sais que les femmes, quand elles veulent faire le travail, elles le font très bien. Si j’ai les femmes de qualités, elles peuvent être même plus nombreuses que les hommes. Mais il faut les avoir. Le tout ne sufit pas de dire que je veux mettre moitié femme, moitié homme. Il faut qu’on les trouve. Il faut qu’elles soient bonnes à leurs postes. Rassurez-vous. Je vais vous dire, mes plus proches collaborateurs, que ce soit en Europe ou ici, c’est les femmes. Et cela donne plus de confiance.

Sébastien Ajavon, on sait que vous êtes également dans le domaine des sports. La preuve, vous avez eu à offrir au Bénin un centre de sport. Qu’est-ce que vous allez faire justement pour les sports et les loisirs quand vous serez Président de la République.

Ça, c’est mon dada hein! Le sport, c’est d’abord la santé. Il faut inculquer dans la tête des jeunes, des enfants, qu’ils doivent faire le sport tous les jours. Et dans ce cadre, je vous le dis, si dans les cinq ans, je ne construis pas les aires de jeu en gazon synthétique, des pistes d’athlétisme dans toutes les communes du Bénin...

Comme ce qui se fait déjà?

Je ne sais pas si quelque chose se fait. Ils ont annoncé des choses qu’ils sont en train de faire. Pourquoi ils ont attendu neuf (09) ans avant de commencer par faire ce qui est primordial?

Non! Natitingou a été posé il y a longtemps. Parakou...

Ils ont trop attendu. C’est ce que je dis. Tant mieux. On verra ce qu’ils ont fait. On verra ce qu’Ajavon fera. Moi, ce que je vous dis, dans le sport, nous allons revenir avec le football professionnel. Mais pour ce faire, il faut passer par la formation des jeunes. Si on ne passe pas par la formation des jeunes, voust-ce que vous allez trouver des moyens? Je viens de vous dire que chaque année, je vais augmenter mon budget de 50 milliards sans chercher à racketter les chefs d’entreprises et les créateurs d’emplois.

Donc, une fois Sébastien Germain Ajavon au pouvoir, toutes les 77 communes du Bénin auront des pelouses synthétiques.

Sur les cinq ans. Je ne dis pas que je les ferai en une année. Je suis quelqu’un de très méthodique. Je mets un avant de faire deux. Je suis dans la norme. Mais rassurez-vous. Avant la in de mon quinquennat, tout au moins, nous aurons des gazons synthétiques dans toutes les communes du Bénin.

Là, les stades auront un beau visage. Et nos hôpitaux, qu’avez-vous prévu ?

Voilà! Ça, c’est encore quelque chose qui me fait très mal. Vous savez, aujourd’hui, vous ne pouvez même pas faire un examen d’IRM au Bénin. Il n’y en a pas. Vous êtes obligés d’aller au Togo. Le Togo est plus riche que nous? C’est encore là un problème de gouvernance. Dès que j’arrive là, le plateau du CNHU va changer. Nous n’irons plus au Togo pour faire l’IRM. Mais c’est la gestion qu’il faut mettre en place qui sera différente. M. Habib SOUMANOU. Vous revenez de Parakou. Qu’estce que vous prévoyez pour le CHD Borgou/Alibori? Vous parlez du CNHU.

On doit mettre le minimum dans tous leincroyable! On ne peut pas comprendre qu’on soit en 2016 et qu’on dise qu’on n’a pas d’IRM, qu’on dise qu’on n’a pas de scanner... Ce n’est pas possible. Vous savez ce qui est dépensé chaque année pour envoyer les gens à l’extérieur ?

Quand vous parcourez le pays, puisque vous revenez du septentrion, vous avez vu beaucoup d’hôpitaux de zone qui ont été construits sous le régime du Président Boni Yayi un peu partout dans nos communes.

Quels sont les instruments qui se trouvent dans ces hôpitaux?

C’est bien équipé.

Est-ce que les hôpitaux sont équipés? Je dis non. Ce n’est pas équipé du tout.

Oui mais les gens meurent plus dans nos hôpitaux pour faits de grève que pour manque de matériels.

Je vais vous dire quelque chose. Ça aussi, c’est une question de savoirfaire. Est-ce que vous avez entendu chez les privés qu’il y a grève? C’est juste un problème de savoir-faire, de gouvernance.

Mais qu’est-ce que vous allez faire pour qu’il n’y ait plus grève ?

Quand je vais arriver, vous allez voir s’il y aura grève.

Ah bon! Quelle est la politique que vous allez mettre en place?

Je vais anticiper. Il faut anticiper. Il faut discuter avec le personnel. Moi, chez moi, à chaque année, quand on se voit à l’orée de l’année, ils disent: «On n’a rien à demander».

C’est parce que vous êtes fortunés.

Ce n’est pas une question de fortune. C’est ce qui se passe dans l’entreprise, c’est sur cela qu’on joue pour rémunérer.

J’allais vous poser la question. On dit que vous avez bâti votre fortune sur la fraude et la corruption douanières. Que répondez-vous ?

Vous savez bien que je suis resté au Bénin. J’ai été persécuté partout.

Je pense que cet épisode est fermé puisque le Gouvernement a reconnu qu’il m’a persécuté. Et ils sont en train de payer.

Ah bon!

Ils sont en train de payer. Bien sûr! Apparemment, vous n’êtes pas informés. Ils sont en train de payer les 13 milliards. Ils ont annulé les 35 milliards qu’ils ont mis sur le dos de la société COMON. Ils sont en train de payer. Mais depuis décembre, puisque j’ai demandé à être candidat et que le peuple a voulu que je sois candidat, ils ont arrêté de payer. Ça encore, c’est plus grave. Je vous dis, c’est de la mauvaise gouvernance.

Donc, vous n’êtes pas coupable de ce dont on vous accuse ?

Je suis le premier contributeur du pays depuis 2007. Et mon poursuivant ne fait pas le cinquième de ce que je paye. En quoi on peut me traiter encore de fraudeur?

En tant que Président de la République, s’il arrivait que vous soyez élu, pensez-vous pouvoir être vraiment neutre et impartial en cas de conflit entre l’une de vos entreprises et un service de l’Etat ?

Vous savez ce qui fait ma force? Je ne fais aucun contrat avec l’Etat. Je ne veux même pas entendre parler de cela. Je ne fais pas de marché d’Etat. A la date d’aujourd’hui, je défie quiconque. Ce n’est pas parce qu’on ne me l’a pas proposé mais je ne veux pas me souiller. Dieu m’a déjà donné assez.

Quand vous serez Président, ferez-vous des contrats aux privés ?

Forcément. Il faut bien qu’il y ait des gens qui fassent les marchés d’Etat, sinon, l’Etat ne pourra pas continuer.

Sébastien Germain Ajavon, nous sommes tenus par le temps. Au plan politique, peut-être l’avant-dernière question, nous avons vu derrière vous un certain nombre de politiques. Il s’agit de Rachidi Gbadamassi, de l’honorable Claudine Prudencio et tout ça. Ce sont des personnalités politiques. Qu’est-ce que vous pensez aujourd’hui de la réforme du système partisan parce que toutes ces personnes sont venues vous soutenir, mais ce ne sont pas de grands partis qui sont derrière vous?

Merci beaucoup! Vous savez, tout ça, j’arrive au moment où le Parlement est déjà mis en place. Quand on veut parler de réforme, c’est le Parlement. Tout ce qu’on avait dit tout à l’heure, c’était la norme. Mais quand on parle de réforme, il faut aller à l’Assemblée. A partir de ce moment, c’est de là que la politique vient. S’ils veulent vraiment que la situation des partis s’améliore, c’est à eux. Moi, je préfère cela parce que, regardez le nombre de candidatures que nous avons aujourd’hui. Cela n’honore pas notre pays. Mais qu’est-ce que nous pouvons si la classe politique ne veut pas, elle-même, changer les choses. Je ne veux pas être hypocrite. C’est à la classe politique, parce que c’est l’Assemblée qui décide de ces choses-là. Ce n’est pas moi. Moi, je ne ferai qu’accompagner toute initiative bonne.

On vous aura compris, Sébastien Germain Ajavon, sur cette question. Vous allez, en 30 secondes, montrer à nouveau votre place sur le bulletin unique aux téléspectateurs avant la conclusion de cette émission.

Chers téléspectateurs, encore une fois, j’ai accepté d’y aller. Et sachez que les cinq prochaines années vous réservent de bonnes surprises, des surprises agréables. Vous allez regarder la deuxième ligne, à partir de la droite, je suis en troisième position. Mettez votre cachet sur la bougie et le poisson, ainsi que ma photo et vous êtes en train de sauver le Bénin. Je vous remercie.


Matin Libre

Société : Les faits marquants de l’année 2016

3ème session du comité paritaire Bénin-Niger

Les communautés nationales des affaires du Bénin et du Niger sont en conclave à Cotonou depuis lundi 18 janvier 2016. Ceci, dans le cadre des travaux de la troisième session du comité paritaire des deux pays. Prévues pour se dérouler du 18 au 20 janvier 2016, les présentes assises déboucheront sur la signature du protocole d’accord sur les transactions commerciales et le passage du Corridor Bénin-Niger.

Virus de Lassa au Bénin

5cas suspects dont un porteur du virus confirmé
 
Quelques mois après la déclaration de la fin de la fièvre hémorragique à virus de Lassa au Bénin, l’épidémie refait surface dans la partie septentrionale du pays précisément dans les zones sanitaires de Kouandé et de Tchaourou. A en croire le secrétaire général du ministère  de la Santé, Christian Boni Chaffa, cinq (5) cas de malades ont été détectés en début de semaine dont un (01) cas confirmé après les analyses.  La confirmation a été faite jeudi, 28 janvier 2016.

58 cas suspects dont 19 décès soit 33% de létalité

Le bilan relatif à la fièvre hémorragique à virus de Lassa continue de s’alourdir. Depuis la date du 21 janvier 2016, date de confirmation de l’épidémie au Bénin à ce jour, le taux de létalité est passé à 33% à la date du 10 février 2016. Au total, 58 cas suspects dont 19 décès ont été enregistrés

Incendie au marché Dantokpa
 
Le feu a encore dicté sa loi en plein cœur du marché de Dantokpa dans l’après-midi du mercredi, 27 janvier 2016. Au total, quatre magasins servant également de chambres à coucher ont été dévastés par l’incendie. Les sapeurs-pompiers ont eu de la peine à maitriser les flammes. D’énormes dégâts matériels ont été enregistrés. Un incendie qui intervient trois mois après celui qui a détruit une bonne partie dudit marché.

Le Mudeb porté sur les fonts baptismaux

Les Universitaires du Bénin entendent désormais participer activement à la mise au point des réflexions et des politiques de développement national. Réunis en Assemblée générale constitutive, mardi 19 janvier 2016, ces enseignants du supérieur ont porté sur les fonts baptismaux leur creuset commun, le Mouvement des universitaires pour le développement du Bénin (Mudeb).

Université d’Abomey-Calavi : Koupaki renvoyé
 
Mauvaise passepour Pascal Irénée Koupaki mercredi 20 janvier 2016 à l’université d’Abomey-Calavi.Alors qu’il s’entretenait avec les étudiants sur les questions de l’éducation dans l’Amphi Idriss DébyItno, l’ancien Premier ministre a été contraint de suspendre la séance et de vider les lieux.En effet, ces étudiants manifestants ont défoncé la porte principale de l'amphithéâtre pour exiger la sortie de tous les participants.

La société civile met en place la « Salle de situation électorale »

Dans l’optique de contribuer à la transparence du scrutin présidentiel du 28 février 2016, la plateforme électorale des Organisations de la société civile du Bénin met en place une observation classique dénommée «election situation room » ou « Salle de situation électorale ». Une initiative qui  permettra à la société civile de disposer en temps réel des données fiables.

Suspension du Programme d’appui à l’emploi salarié (Paes 2016)

Au cours de sa visite de prise de contact avec le personnel de l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi (Anpe), la ministre de la fonction publique, du travail et des affaires sociales, Adidjatou Mathys a décidé de la suspension du Programme d’appui à l’emploi salarié (Paes) au titre de l’année 2016. Ceci en raison d’une crise financière sur fond de cessation de salaires à l’Anpe et des irrégularités constatés dans le recrutement.

Braquage 1milliard 200 millions Fcfa emportés par un agent de « 3S sécurité »

Vol inédit dans la matinée du mercredi, 11 mai 2016 derrière le camp Ghézo à Cotonou. Plus d’1 milliards 200 millions ont été emportés par des agents de la société de convoyage d’argent « 3S sécurité ». En effet, un véhicule de ladite société se serait rendu à la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) pour retirer une importante somme qui devrait être livrée à plusieurs banques de la place pour des opérations. Malheureusement, en cours de route l'un des trois agents dans le véhicule aurait réussi à tenir en respect deux de ses collègues y compris le conducteur grâce à son arme pour s’emparer des fonds.

210.111 candidats à l’assaut du Cep 2016

Les candidats à l’examen du certificat d’étude primaire (Cep) session de juin 2016 ont planché lundi, 06 juin 2016 et sur toute l’étendue du territoire national. Au total 210 111candidats contre 211 203 l’année dernière, soit un taux de régression de 0,52%, ont fait face aux épreuves écrites, artistiques et sportives dudit examen.

Nouvelle carte universitaire : Le Synares s’oppose à la compression des universités

La confection d’une nouvelle carte universitaire vise à regrouper autour des universités d’Abomey-Calavi (Uac), les centres universitaires de création récente à savoir l’Université de Parakou (Up), de Porto-Novo, de Lokossa, de Kétou, d’Abomey et de Natitingou. Une réforme que n’approuve pas le Syndicat autonome de la recherche et de l’enseignement supérieur (Synares). Dans une déclaration faite, lundi 13 juin 2016, les universitaires s’opposent à la compression des universités du Bénin telle établie par la nouvelle carte universitaire et la mise en œuvre serait pour bientôt.

 (Bepc 2016)

Le ministre de l’enseignement secondaire, Lucien Kokou, a officiellement lancé lundi, 13 juin 2016, au lycée Coulibaly de Cotonou, les épreuves de l’examen du Brevet d’études du premier cycle (Bepc 2016).200.010 candidats ont planché.

BAC 2016 : 115322 candidats dont 37916 filles face aux épreuves écrites

Les épreuves écrites de l’examen du Baccalauréat session unique de juin 2016 ont eu lieu, lundi 20 juin 2016, sur toute l’étendue du territoire national.  Au total 115322 candidats sont régulièrement inscrits et prendront part à l'examen du Baccalauréat session de juin 2016 après le traitement des dossiers (dépouillement, saisie, collationnement)  et le rejet des dossiers des candidats ajournés ;des fraudeurs pris en flagrant délit de l’édition 2015.

Baccalauréat 2016 : 25 établissements ont réalisé un taux de 00%
 
La Direction de l’office du baccalauréat (Dob) a dévoilé les statistiques des résultats du Bac 2016. Selon les différentes statistiques publiées, 25 établissements d’enseignement secondaire ayant présenté des candidats à l’examen du Bac 2016 ont réalisé un taux de réussite de 00%.

Protestation : La marche des étudiants réprimée

Tout de noir vêtus, les étudiants de l’Université d’Abomey-Calavi ont battu le macadam, mardi 26 juillet 2016, de la place de l’Etoile rouge à la Bourse du travail. Malheureusement, cette marche pacifique visant à protester contre la suppression de la seconde session à l’Uac a été réprimée par les forces de l’ordre pour non-respect d’itinéraire par les manifestants. Les secrétaires généraux des centrales syndicales ont apporté également leur soutien à la communauté estudiantine.

Interdiction de circulation dans la zone commerciale aux engins à deux roues

Il est interdit, et ce depuis, jeudi 21 juillet 2016, aux usagers et autres conducteurs d’engins à deux roues (motocyclistes), de circuler dans la zone commerciale. Cette décision émanant de l’autorité préfectorale du Littoral est contenue dans l’arrêté N° 0215/DEP-LIT/SG/ SCAD/SA, en date du 07 Juillet 2016, portant interdiction aux engins à deux roues de circuler dans la zone commerciale. A travers cet arrêté, le préfet du département du Littoral, Modeste Toboula interdit jusqu’à nouvel ordre à tout engin à deux roues l’entrée dans le centre commercial, allant de la rue MTN-Notre Dame jusqu’à l’immeuble Mawulé en passant devant le CegDantokpa.

Cep 2016 : 39,29% de candidats déclarés admis

Les résultats de l’examen du Certificat d’études primaires (Cep 2016) sont tombés depuis mardi, 05 juillet 2016. Le taux de réussite au plan national est en effet de 39,26%. Ce taux est en chute libre de plus de la moitié par rapport à celui de l’année écoulée (89,1%).

Brevet d’études du premier cycle (Bepc 2016)

84% de taux de d’échec au plan national.
16%, c’est le taux de candidats déclarés admissibles à l’examen Brevet d’étude du premier cycle (Bepc 2016). Après les résultats catastrophiques au Cep 2016, c’est un cauchemardesque taux de 84% de taux d’échec qui est dévoilé au Bepc. Selon ces résultats, plus de 8 élèves sur 10 ont échoué à cet examen.

Implication d’UB PHAR dans une affaire de trafic de médicaments

Après avoir manifesté leur mécontentement vendredi dernier au ministère de la santé, les spécialistes du médicament, réunis au sein du Collectif des pharmaciens du Bénin unis contre la vente illicite des médicaments ont tenu un sit-in au siège du grossiste UB PHAR mardi, 05 juillet 2016.

Ceci pour dénoncer des pratiques très peu orthodoxes de l’Union béninoise des pharmaciens (UB PHAR), pris en flagrant délit en train de livrer des médicaments sur le marché informel.

Invalidation de l’année académique à la Flash-Uac

Par arrêté rectoral N°484-2016/UAC/SG/CR/SP en date du 28 juillet 2016 portant invalidation de l’année académique 2015-2016 à la Faculté des lettres, arts et sciences humaines (Flash) de l’Université d’Abomey-Calavi (UAC). « L’année académique 2015-2016 est invalidée à la Faculté des lettres, arts et sciences humaines (FLASH) », lit-on clairement à l’article 1er de l’arrêté rectoral et qui précise que « les différentes activités pédagogiques des licences à la Flash reprendront à la rentrée académique d’octobre 2016 ».

Rentrée académique 2016-2017 sur fond de menaces

Les établissements scolaires rouvriront leurs portes sur tout le territoire national pour le compte de la rentrée académique 2016-2017 à partir de  lundi 03 octobre 2016. Et ceci pour une nouvelle année scolaire qui, malheureusement, n’est pas à l’abri des menaces de débrayages susceptibles d’entraver la bonne marche des activités pédagogiques.

Grogne dans le secteur de la santé : Les hôpitaux paralysés pour 48h

Après de longues semaines d’accalmie, les paramédicaux réunis au sein de l’Intersyndicale des ressources humaines en santé (Irhs) déplorent le mutisme du gouvernement quant à la satisfaction de leurs revendications. Mécontents du non-respect des engagements pris par le gouvernement, ces agents de santé ont décidés de déclencher un mouvement de débrayage de 48h à compter de ce mardi, 04 octobre 2016.

Suspension des activités des organisations estudiantines

La décision du gouvernement d’interdire les organisations estudiantines d’activités continue de faire couler beaucoup d’encre. Si les étudiants préfèrent se concerter avant toute réaction, les responsables syndicaux donnent déjà de la voix pour dénoncer une violation des libertés d’association et d’expression sous la Rupture.

Affaire 54kg de cocaïne : Les employés du Groupe Cajaf-Comon-Socotrac lèvent le ton

Réunis au sein du Collectif des employés Cajaf-Comon-Socotrac, les employés de l’homme d’affaires Sébastien Ajavon sont montés au créneau, jeudi, 1er décembre 2016, pour fustiger les dernières décisions prises par le gouvernement à l’encontre du terminal à conteneurs de Socotrac ainsi que son mutisme dans le dossier “Saisie de cocaïne au Port de Cotonou“.

Supposée implication des Etats-Unis dans l’affaire Ajavon : le démenti formel

« Je sais qu’il y a beaucoup de rumeurs qui circulent concernant le rôle présumé des Etats-Unis. Ce n’était pas les Etats-Unis. Mais Je peux vous assurer que nous avons un programme de coopération avec le Bénin et quand le gouvernement nous le demande, nous sommes prêts à offrir une assistance technique et la collaboration de nos services d’investigation. Mais ça, c’est un programme de collaboration de longue date.  Les rumeurs qui circulent ne sont pas du tout vraies ». C’est en ces termes que l’ambassadeur Lucy Tamlyn a lavé les Etats-Unis d’Amérique de tout soupçon au sujet d’une quelconque implication des services de renseignement américains dans l’affaire Ajavon.

Opération de dégagement des espaces publics

Les occupants des domaines publics sont sommés de déguerpir au plus tard le 31 décembre prochain. Si l’objectif du gouvernement est de faciliter désormais la mobilité humaine en libérant les trottoirs pour les piétons afin de réduire les accidents de circulation, il faut reconnaitre que la pilule a du mal à passer dans l’opinion, tant les résistances et les oppositions sont nombreuses.

L’Unamab déclenche un mouvement de paralysie de 72h

Çà gronde toujours dans le secteur judiciaire. Dans la motion de grève déposée sur la table du Garde des sceaux, ministre de la justice, les magistrats décident de déclencher une grève de 72h à compter du mardi, 22 novembre 2016 pour protester entre autres contre le non payement de la dotation en carburant des trois trimestres échus, le gel et le non-paiement des fonds du greffe ; le non payement des  ristournes pour le compte de 2014-2016 et de 2004-2011.

Gestion des affaires publiques sous la Rupture : Les centrales syndicales dénoncent et menacent

Les secrétaires généraux des centrales et confédérations syndicales ont tenu un géant meeting d’information avec leurs militants, mardi 6 décembre 2016, pour dénoncer le bâillonnement des libertés publiques et la suppression des emplois sous la Rupture. Massivement réunis à la Bourse du travail de Cotonou, les travailleurs dénoncent la flopée de réformes initiées et progressivement mises en œuvre par le régime en place et qui sont, selon leurs dires, sources de problèmes sociaux.

Décembre 2016 : Deux baobabs quittent le monde syndical

Du 19 au 21 décembre 2016 s’est déroulé le Congrès qui a sonné la fin du règne du Sg Dieudonné Lokossou à la tête de la Confédération des syndicats autonomes (Csa-Bénin). Et du 22 au 23 décembre 2016, l’autre baobab du monde syndical béninois, Pascal Todjinoua déposé les armes à l’issue d’un Congrès ordinaire de la Confédération générale des travailleurs du Bénin (Cgtb). Deux grands meneurs de grèves et tonitruants syndicalistes ont donc tourné dos au monde syndical.

Suspicion de création d’un Front anti-Talon : La face cachée de la retraite syndicale de Lokossou et Todjinou ?

La rumeur devient persistante mais semble se confirmer au fil des jours. Les secrétaires généraux de la Csa-Bénin, Dieudonné Lokossou et de la Cgtb, Pascal Todjinou pourraient resurgir au-devant de la scène sous une autre forme. Et cette fois-ci au sein d’un Front contre le régime de Patrice Talon. Serait-ce la face cachée du départ de ces deux tonitruants syndicalistes du monde syndical ?


Matin Libre

Financement de l’économie nationale : La BAIC a déjà injecté plus de 10 milliards

En réponse à notre manchette du vendredi 23 décembre 2016 intitulé : « Accompagnement de projet : La Baic finance-t-elle les 2500 logements de Talon à Abidjan ? », La Banque africaine pour l’industrie et le commerce (Baic) a tenu à apporter quelques clarifications.
Voici l’intégralité de son droit de réponse.


Matin Libre

Secteur bancaire : La Boa bloque les ordres de virement

A la Banque of Africa (Boa-Bénin), il y a une situation qui perdure et qui met la clientèle en difficulté. Depuis un certain temps, les ordres de virement qui devraient être crédités dans un délai de 72h, selon la loi, traînent en longueur et dépassent même dès fois10 jours. Est-ce de la mauvaise foi ou l’incompétence des gestionnaires de compte ? Toujours est-il que cette situation cause de nombreux dommages à la clientèle qui a du mal à honorer à temps les engagements pris envers les partenaires. Nous n’en voulons pour preuve que le cas d’un structure de la place en l’occurrence la Coopération technique belge (Ctb) qui a déposé un ordre de virement depuis le 16 décembre 2016 et qui, jusqu’à la date d’hier, jeudi 29 décembre 2016 à 15h, n’a pas vu son compte débité. Depuis le 16 décembre, 10 jours ouvrables sont passés sans que le client soit satisfait. Cette situation est autant dommageable pour la société qui doit faire son bilan de fin d’année que pour les prestataires qui attendent d’être payé safinde passer d’agréables moments de fête.

Approchée, la banque fait savoir que c’est une omission. Cette justification parait légère de la part d’une structure telle que la Boa. Alors que les textes prévoient un délai de 72 heures pour créditer les ordres de virement et les chèques, il faut en plus que le client aille faire le pied de grue à la banque avant d’être satisfait. Cela cause de nombreux dommages et intérêts aux clients de la Boa puisque dans la plupart des cas, ils sont en contrat avec des clauses précises qui stipulent qu’une fois le marché exécuté, le prestataire doit rentrer en possession de ses fonds à une échéance donnée. Mais ce délai n’est souvent pas respecté du fait qu’à la Boa, les ordres de virement ne sont pas pris en compte dans le délai imparti. Du coup, le client perd en crédibilité au niveau de ses prestataires et de l’autre structure bancaire qui doit recevoir les fonds. Cet état de chose est décrié par plus d’un client et il est maintenant temps que les responsables de la Boa-Bénin prennent la mesure de la situation afin de corriger le tir. Quand on affirme être le premier réseau bancaire au Bénin avec comme slogan : « La force d’un groupe, la proximité d’un partenaire » cela doit se refléter  dans la prompte satisfaction des besoins de la clientèle.

Mike MAHOUNA


Matin Libre

Audience avec Abdoulaye Bio-Tchané : Tiburce Chaffa et les Shapers parlent des défis du...

Le ministre d'Etat chargé du Plan et du développement, Abdoulaye Bio-Tchané, a reçu, hier jeudi 29 décembre, une délégation des Global Shapers Cotonou, Hub, dans son bureau personnel sis au quartier Guincomey. Les Global Shapers sont des jeunes qui se font remarquer de façon brillante par leurs actions dans leurs communautés respectives partout dans le monde.

Dès l’entame de la séance, Murielle Alapini, la Chargée de communication et des relations extérieures, a présenté au numéro 2 du gouvernement du Nouveau départ, la communauté des Global Shapers, son historique au Benin, les activités des départements sur lesquels le Hub de Cotonou s'appuie pour entreprendre des initiatives suivant trois problématiques à savoir: la démocratisation de internet en zones urbaines et rurales, l'initiation des jeunes élèves au leadership et à l'entreprenariat, le renforcement et la mise en valeur des compétences féminines. Selon Murielle Alapini, le Hub de Cotonou a réellement pris vie depuis l'avènement du nouveau curator en Juillet 2016. Le premier défi auquel il était confronté étaitde recruter et de s'entourer de jeunes femmes et hommes professionnels et engagés. «Ce défi semble être relevé car je peux voir qu'il est le seul homme parmi quatre femmes ce matin», a lâché le ministre d'Etat. Son propos a relancé les échanges vers le sujet de la mise en valeur de la femme béninoise. Les femmes de la nouvelle génération semblent peut-être plus dynamiques mais les chiffres ne sont toujours pas aussi reluisants. Par la suite, Rachel Houessinon, lead de Women rise, Koubouratou Idjaton, lead du département Internet4All, et Marvine Oumeyouti, Vice curator, ont exposé chacune, les prochaines actions pour 2017 selon les mandats des départements qu'elles dirigent. Tiburce Chaffa, Curator du Hub a présenté quant à lui au ministre d’Etat, le projet phare du Hub pour 2017. « Nous sommes allés à la rencontre du ministre déjà, pour faire connaître officiellement le Hub de Cotonou et ensuite échanger sur les défis du développement de notre pays et les mécanismes et instruments que nous pouvons harmoniser pour accompagner le gouvernement dans la réalisation de son Programme d'actions», a-t-il confié. Le ministre est resté séduit jusqu'à  la fin des échanges qui lui ont permis à plusieurs reprises de mieux expliquer aux jeunes leaders la direction dans laquelle le gouvernement marchera les années à venir. Rappelons que le Hub de Cotonou détient une vingtaine de membres sélectionnés à travers un processus rigoureux. Global shapers community est une communauté de jeunes, la section jeune du Forum économique mondial présente dans plus d'une centaine de villes de par le monde. Les Shapers béninois veulent se démarquer en 2017 en initiant des projets pertinents innovants et audacieux.

MM


Matin Libre

Lauréat du « Prix de la gouvernance 2016 »: la gouvernance de Talon saluée...

Le Président de la République Patrice Talon s’est vu décerné le jeudi 22 décembre dernier à  Paris, le prix de la gouvernance 2016. Cette distinction n’est venue ex nihilo. C’est le fruit de l’engagement du Chef de l’Etat béninois pour booster le développement de son pays…

L’on peut se permettre de dire qu’après six mois de travaux et d’études relatifs aux 3623 candidatures reçues, le comité et le jury des prix Mandela ont reconnu le mérite de la bonne gouvernance 2016 au président de la république du Bénin, Patrice Talon. Selon le communiqué du comité : « Sa vision et son comportement de bon gestionnaire de la chose publique, son refus de la politique-spectacle et son travail de relever les défis orientés vers l’intérêt de la nation. Hostile au folklore qui entoure la fonction présidentielle, il modernise efficacement la gestion de l’État et garantit la volonté du peuple, le mandat présidentiel unique pourrait devenir le symbole fort de son quinquennat. Il gouverne avec bonne foi dans le sens de l’intérêt général». Patrice Talon, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a mérité ce prix. A l’international, l’homme est à la hauteur de la tâche qu’il s’est donnée. D’aucuns affirment déjà sans conteste que le Bénin est placé sous de bons auspices. A travers le Programme d’Action du Gouvernement (PAG), le président Talon confirme sa volonté de redorer le blason du pays. Il n’y a plus de doute, le peuple béninois se réjouit déjà que le prix Mandela de la gouvernance 2016 est décerné uniquement à ceux qui œuvrent pour le développement et la Paix en Afrique. Le chef de l’Etat béninois fait partie de ses hommes en Afrique qui ont de l’amour pour leurs patries puisqu’il s’est vite démarqué en très peu de temps après son accession à la tête du Bénin. C’est le cas des anciens chefs d’Etat tels que, le roi Mohamed VI du Maroc, le Président malien, Ibrahim Boubacar Kéita, le Président Issoufou Mahamadou du Niger qui ont reçu respectivement le Prix Mandela de la Paix, de la Démocratie et de la Sécurité. Dans la même tourmente, il faut rappeler que le Plan Sénégal Emergent du Président Macky Sall a lui aussi séduit le jury qui lui a décerné le Prix Mandela de l’émergence pour l’année 2016.

David DOLTAIRE


pressej.info

Assemblée Générale ordinaire du cadre intégrateur :des propositions idoines pour le développement de la...

La salle de conférence de l’hôtel de ville  a servi de cadre ce mercredi 28 décembre 2016 à l’assemblée générale ordinaire du cadre intégrateur de la commune d’Ifangni.  Installé le 21 Octobre 2015, il était opportun pour les cadres à divers niveaux et au conseil communal de faire le bilan de l’an 1 de ce creuset dont l’objectif est de penser au développement de la commune. C’était sous la conduite du deuxième adjoint au maire, Sèdogbo, Ulrich Alohoutadé.

Le cadre intégrateur  est un espace d’échanges  et   de concertations qui regroupe les différents acteurs de développement de la commune d’Ifangni autour de grands blocs   thématiques en relation avec des problématiques du développement local. Ce  cadre intégrateur est composé des cadres de la commune, fils,  natifs de la commune, les agents des services déconcentrés,  ceux des services de l’administration communale et les partenaires techniques et financiers.  Chaque groupe thématique est composé des experts  ayant des compétences dans le domaine et qui propose des actions à la Mairie, identifie des problématiques au niveau de la commune et propose des approches de solution. Mercredi dernier, il était  à la première assemblée générale,  puisque  installé le 21 Octobre 2015. Il faut reconnaître que les activités du cadre intégrateur contribuent au développement de la commune  d’où la création d’une dizaine de  groupe thématiques dont  la santé,  l’agriculture,  la sécurité,  l’environnement, l’éducation, eau et assainissement. L’intérêt de ce partenariat est de permettre  le renforcement du  partenariat public-privé et  permettre  à l’administration communale de prendre des initiatives pour le bonheur de la population.  Au terme des travaux, tant en  atelier qu’en plénière, le résultat  était peu encourageant. D’un groupe thématique à un autre, c’est le faible taux de la tenue des sessions des commissions permanentes, le manque de politique de soutien aux initiatives, le faible appropriation du concept du cadre intégrateur par les membres, la non tenue  régulière des sessions de groupes thématiques et du bureau directeur qui sont décriés.  Du coté des autorités communales,  malgré la prévision au budget communal pour le fonctionnement du cadre intégrateur, les sessions ne sont pas automatiquement prises en charge par la Mairie. Au regard de ce résultat lugubre, le deuxième adjoint au maire, Sèdogbo  Ulrich Alohoutadé a, au nom de ses pairs,  pris l’engagement d’accompagner les groupes thématiques pour la tenue effective des sessions, faire la synthèse des propositions des groupes thématiques et soumettre au conseil communal. Il promet  assister également  les commissions permanentes du conseil communal en cas  de besoin et pour  accompagner la Mairie dans la mobilisation des ressources.’’ Nous attendons que les participants puissent nous faire des propositions qui fassent asseoir le cadre, de porter l’information de l’existence et du rôle de ce cadre à nos compatriotes qui ne le  savent pas encore pour que plus tard des propositions idoines  qui pourront permettre au conseil communal de prendre des résolutions fortes dans le sens du développement de notre commune sortent’’ a souhaité Sèdogbo Alohoutadé.

Charles HONVOH


pressej.info

Encore 48h pour libérer l’espace public : les dernières mises en garde du préfet...

Plus que 48h et l’artillerie lourde sera déployée pour dégager l’espace public. Ceci conformément à la décision du gouvernement de la Rupture de rompre avec le désordre et de faire respecter les normes. En avant-première de cette opération de nettoyage de la ville, le préfet du département du Littoral, Modeste Toboula  a tenu à rappeler aux personnes concernées sur son territoire de compétence de faire diligence pour se conformer à la décision gouvernementale afin d’éviter les désagréments. C’est à la faveur d’une conférence de presse tenue le jeudi 29 décembre à Cotonou.

«Si vous faites vous-même ce qui est de votre responsabilité, vous le faites de la manière qui vous arrange. Mais si une autre personne devait le faire à votre place, il le fera peut-être de la manière qui ne vous plaira pas »a-t-il adressé aux personnes qui opposent encore de la résistance. Selon Modeste Toboula, préfet du Littoral, toutes les dispositions sont prises et les équipes sont mobilisées pour que l’opération de déguerpissement puisse démarrer sans ambages à la date prévue. Une feuille de route sera adoptée avec le ministère en charge du cadre de vie et du développement durable pour permettre une avancée stratégique et méthodique pour que l’opération ne souffre de faille a-t-il fait savoir. A cet effet, il exhorte les défiants de mettre à profit ces 48heures qui leur reste  pour libérer le domaine public. Lequel choix devra leurs éviter le zèle de l’équipe qui sera diligentée dès le 2 janvier prochain pour faire respecter la mesure gouvernementale. Enfin, il conclut que «Il est de l’intérêt de la population de mettre à profit les jours qui leur reste. Car en quelques heures, on peut faire beaucoup de choses. Ainsi donc, je les invite à faire selon leur convenance pour ne pas à déplorer l’assistance que nous allons leur apporter en faisant le travail pour eux ».

Méchac AHODI


pressej.info

Secret d’Africain: le nouveau roi de Parakou intronisé

Le nouveau roi de Parakou Bourou Domborigui Gobi Gninsè est intronisé. De son vrai nom Yossounon Aboubakari, le nouveau roi de la métropole du Nord-Bénin est âgé de 56 ans. Il est marié et père d’une quinzaine d’enfants. Avant d’être intronisé, sa Majesté était maître formateur coranique. Il a dispensé des cours de français et d’arabe au Nigéria, après sa formation en Lybie et au Tchad. Le roi Bourou Domborigui Gobi Gninsè est de teint noir avec une taille d’1 mètre 64.


pressej.info

Gouvernance du Nouveau départ : Olivier Bocco ou le fusible qu’il faut à Talon

Depuis quelques mois maintenant, le Béninois Olivier Bocco paie un lourd tribut pour son soutien inébranlable au président Patrice Talon. Il subit au quotidien des critiques tous azimuts sur fond de méchanceté gratuite. Pour faire simple, il est victime de sa fidélité à un ami de vieille date. Mais, et si on laissait l’homme jouer toute sa partition derrière le chantre du nouveau départ ?

Ce n’est pas la peine de revenir sur le destin commun qui lie Olivier Bocco à l’homme qui est parti de l’exil pour devenir royalement locataire du palais de la Marina au Bénin. L’histoire est têtue. Les Béninois, qui ne sont pas amnésiques, savent bien de quoi retourne le tandem Bocco-Talon. Malheureusement, d’hypocrites pseudo-opposants au régime Talon nourrissent, aujourd’hui, l’intention cynique de brouiller les rapports entre les deux hommes.

L’homme est pétri d’expériences et de compétences.

En effet, non satisfaits de peindre en noir toute la gouvernance Talon, ils jouent obstinément à déstabiliser moralement Olivier Bocco, dont le soutien se révèle très précieux pour l’actuel chef de l’Etat béninois. On l’accuse d’être trop présent aux côtés du président Talon, comme si c’était un péché constitutionnel de s’accoquiner avec son homme de confiance, dans la gestion de certaines questions d’intérêt majeur pour une nation. Béninois à part entière, Olivier Bocco a les compétences et l’expertise nécessaire pour jouer une partition pertinente dans la relance économique pour laquelle le président Patrice Talon s’est engagé depuis le 06 avril dernier. N’en déplaise aux mauvaises langues qui voient en lui un Vice-président de la république, pour déduire que Talon, étant dans les liens d’un mandat unique, préparerait discrètement son dauphin de 2021. De véritables affabulations grotesques qui n’honorent guère leurs auteurs. Quand quelqu’un a faim, c’est Olivier Bocco ; quand quelqu’un perd des intérêts substantiels, c’est Olivier Bocco ; quand il y a cocaïne quelque part, c’est Bocco qui est derrière ; quand on arrête les prestations d’une société qui pratique des tarifs prohibitifs, c’est encore Bocco la main invisible. Sur les réseaux sociaux, Olivier Bocco est nommément cité, à tort ou à raison, dans des dossiers à polémique, que les détracteurs en mission maîtrisent à peine. Ainsi, on le fait bras armé du président Patrice Talon pour faire des passages en force. La dernière trouvaille en date, c’est l’affaire Morpho Dys, liée à la sécurisation des aéroports au Bénin. Il faut être suffisamment naïf pour s’imaginer que le régime Talon puisse facilement faire remplacer une société américaine, qui est officiellement sous contrat, par une entreprise béninoise de circonstance.

Ce n’est que justice…

 A l’évidence, c’est dans les affaires que l’un a réussi à gagner la confiance de son alter ; et ce sont les qualités inégalables d’Olivier Bocco qui dérangent. Faut-il le rappeler, Talon et Bocco avaient été, tous deux, contraints à l’exil par le régime défunt. Quand il a été question de revenir au bercail, c’est Olivier Bocco qui, en vrai cobaye, est rentré le premier, pour baliser le terrain à son frère et compagnon d’infortune. Une fois au pays, pour la présidentielle de 2016, Olivier Bocco était dans la stratégie du candidat de la rupture. Le destin a joué en leur faveur. Et aujourd’hui, Patrice Talon est au pouvoir. Qu’allait devenir Olivier Bocco si Patrice Talon ne gagnait pas la présidentielle ? Que les esprits malveillants se calment donc. Ce n’est que justice, si l’homme est omniprésent dans les couloirs du palais de la Marina. Il a droit à une part du dividende de la victoire de son candidat. Actuellement, il travaille dans l’ombre, auprès du chef de l’Etat. C’est ce qui gêne ses détracteurs. Pourtant, la présence d’Olivier Bocco aux côtés du chef de l’Etat n’a rien d’extraordinaire, encore moins d’anticonstitutionnel. C’est simplement dans la nature humaine de ne vouloir composer qu’avec ses hommes de confiance. Le président Talon n’a rien inventé.

David DOLTAIRE


pressej.info
Toute l'actualité béninoise en images, audios et vidéos sur l'application Android Cliquer ici pour la télécharger
Hello. Add your message here.