Entretien avec Marlise Montcho, ingénieure télécoms et lauréate YALI 2015

Entretien avec Marlise Montcho, ingénieure télécoms et lauréate YALI 2015

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Depuis quelques semaines déjà, le gouvernement américain a lancé les inscriptions pour le Mandela Washington Fellowship encore connu sous le nom de Young African Leaders Initiative (Yali). En 2015, six Béninois avaient effectué six semaines aux Etats-Unis dans le cadre de ce programme lancé par le président américain Barack Obama et destinée à la jeunesse africaine. Nous avons rencontré Marlise Montcho, ingénieure télécoms et l’une des lauréats du Yali 2015 pour un entretien exclusif dans lequel elle nous raconte son expérience américaine.

Bonjour Marlise, vous avez passé cette année six semaines de formation intense aux Etats Unis dans le cadre du programme Yali 2015, quel est le plus grand souvenir que vous gardez de votre séjour américain ?

C’est ma visite de certaines grandes entreprises technologiques à savoir : Google, Dropbox, Intel. Entendre leurs histoires m’a permit de découvrir qu’il faut croire en ses projets, qu’il faut rêver grand et ne jamais abandonner aux premiers obstacles.

– Vous avez été retenue par le programme Yali dans la catégorie des entrepreneurs, que faisiez-vous avant ?

Je suis ingénieure télecoms, très passionnée des tics. Dans ce cadre, j’ai une organisation FemTICDev, qui a pour mission de promouvoir le secteur tic et l’innovation numérique au Bénin.

Aussi, mon parcours et ma vie quotidienne et communautaire au Benin m’obligent à avoir un grand intérêt pour le changement social surtout à l’endroit de la personne handicapée.

Malgré mes multiples occupations, c’est un engagement personnel pour moi de sensibiliser la population à avoir un nouveau regard sur la personne handicapée dans une société où elle est encore très moins considérée. Cet engagement a fait de moi une blogueuse, à travers mon blog www.handinewlook.wordpress.com

– En quoi a consisté votre séjour de six semaines ?

Le programme Yali est constitué de trois différentes catégories : Administration publique, Leadership civique et Entrepreneuriat. Je faisais partie de la dernière catégorie et j’ai été placée à l’université d’Austin dans le l’Etat du Texas. Pendant ces six semaines, j’ai eu droit à  des cours intensifs qui m’ont permit d’élargir mes horizons et de renforcer mes connaissances en matière de création d’entreprise. Les visites des grandes entreprises technologiques, des communautés diverses, des écoles,  des espaces de coworking… m’ont permit de faire de nouvelles connaissances, de partager leurs expériences, de nouer des partenariats. Désormais, j’ai toutes les armes nécessaires pour lancer ma propre entreprise.

– Vous étiez dans l’Etat de Texas donc, et dans l’une des universités les plus prestigieuses des USA dédiées à la technologie, qu’est ce qui vous a le plus marqué au sein de cette entité ?

Comme je l’ai dit, je suis restée à Austin, Texas, le numéro 1 des universités publiques des Etats-Unis. J’ai été vraiment marquée par leur grande utilisation de la technologie et leurs multiples espaces de co-working (travail collaboratif). Une autre chose qui a à la fois retenu mon attention et qui selon moi constitue le facteur déterminant de leurs réussites est le travail en équipe et le réseautage. Ceci n’est pas encore effective au Bénin.

– Qui étaient les autres lauréats qui étaient avec vous ?

Au total, on était 500 jeunes africains leaders venant de 49 pays africains. Mais dans mon université précisément, on était 25. J’étais avec 24 autres africains venant de 22 pays différents. Si la majorité à Austin était dans la technologie comme moi, on notait également des réalisateurs, des agents immobiliers, des entrepreneurs dans agriculture,  des banquiers, etc.

– Quelles impressions ils vous ont donné ?

L’Afrique est constitue de plusieurs pays aussi différents du point de vue de la culture, des réalités, des défis… Avant de partir aux USA, je pensais connaître l’Afrique, mais j’en ai appris plus de l’Afrique lors de ce séjour qu’ici au Bénin. Vivre avec tous ces différentes nationalités, apprendre de leurs histoires, de leurs merveilleux impacts sur leurs communautés, de leurs talents m’a permit de découvrir à quel point il reste à faire au Bénin.

– Quelles aptitudes nouvelles votre séjour américain vous a t il apportées ?

Plus que jamais, je suis d’avis avec Thomas Edison “Si nous faisons toutes les choses dont nous sommes capables, nous nous étonnerions nous mêmes”. Le mot impossible n’existe plus pour moi. Ce séjour a renforcé ma détermination. Je ne vois plus des problèmes mais plutôt des opportunités déguisés.

– L’un des moments forts de votre séjour a été la rencontre avec Barack Obama, comment était-ce ?

L’émotion était forte du même que son message. Peu importe d’où l’on vient ou qui on est, nous avons tous les armes nécessaires pour nous développer. La rigueur et le travail ardent ne peuvent inéluctablement conduire qu’à la réussite.

– Un mot à l’endroit des Béninois qui voudraient tenter l’aventure cette année?

Je les encourage vivement à s’inscrire au YALI. S’ils remplissent les critères, qu’ils n’hésitent pas à postuler. En fait, c’est une très grande expérience à vivre.

Benin tech

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