Tournoi international des centres de formation de foot 2016:Mounirou Daouda a grandi...

Tournoi international des centres de formation de foot 2016:Mounirou Daouda a grandi avec son projet

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Le sport béninois est malade et très peu de personnes et personnalités acceptent se sacrifier pour le secourir sans contrepartie. Depuis plusieurs années pourtant, un certain Mounirou Daouda a réussi à créer un tout petit événement qui aujourd’hui est devenu un rendez-vous africain de rayonnement du football. Le Tournoi International des centres de formation de football (Tic2f) qui se tiendra cette année du 18 au 24 avril 2016. Itinéraire.

« C’est en 2010 que nous avons eu l’idée d’initier ce tournoi de football à 11 contre 11 dans la catégorie U17 (moins de 17 ans), suite au constat de l’inexistence de compétitions pour évaluer le travail qui se fait dans les centres de formation et jauger le niveau technique des jeunes. » Mounirou Daouda en s’intéressant à ce secteur de la jeunesse ne s’imaginait pas à quel point il a fait bouger les choses. A chaque édition, toutes les équipes participantes sont récompensées ainsi que le joueur le plus jeune, le meilleur joueur, le meilleur buteur, le meilleur gardien de but, l’équipe fair-play, le meilleur arbitre, une ancienne gloire du football, avec d’impressionnants trophées, des enveloppes financières et autres équipements. « C’est une particularité de ce tournoi qui se veut d’abord une fête », explique le promoteur. Mounirou Daouda, ingénieur Télécoms en France, Chef d’entreprises en France et au Bénin, a lancé l’air de rien en 2010 un petit tournoi qui est devenu grand à force de travail et sur financement propre. Autour de lui, il réunit une petite équipe de passionnés compétents qui chaque année font franchir un nouveau palier au tournoi. Dans un contexte difficile avec une méfiance réelle de certaines autorités qui avaient peur de se faire piquer leurs postes, Mounirou Daouda a agi en promoteur privé passionné et surtout désintéressé depuis 2010. De nombreuses personnes se demandent toujours pourquoi il tient si tant à cet événement. Pour lui, « il s’agit de faire la promotion des talents locaux béninois en Europe. Penser aux jeunes et les aider à s’en sortir par le sport. »

Un obstiné qui convainc des personnalités et stars du foot mondial

En 2010, il y a avait un footballeur international béninois, Abou Maïga, présent au tournoi. Dès 2011, la liste des personnalités s’allonge. Un président de club de championnat de France amateur est présent. Chaque année, les invités prestigieux défilent. En 2013, Manuel Amoros, champion d’Europe avec la France 1984, est présent. En 2015, c’est José Anigo de l’Olympique de Marseille et Japhet N’Doram qui se passionnent très vite pour le tournoi. Sur place, ils sont comblés par la qualité de l’organisation avec peu de moyens à disposition. Ils sont aussi surpris du manque d’engagement réel de l’Etat béninois aux côtés de cet événement. En 2016, ces deux recruteurs de par la confiance qu’ils ont en Mounirou Daouda ont joué les relais pour l’événement. Plusieurs clubs français sont tenus désormais au courant et vont envoyer des recruteurs.

Christian Karembeu va rallier Cotonou le 22 avril

A Montpellier, Rennes, Bordeaux, Lyon, Guingamp, Angers, Monaco et Nantes, les directeurs sportifs se sont renseignés sur ce tournoi dont tout le monde leur parle. Ils vont dépêcher des superviseurs à Cotonou… Dans ce microcosme de l’élite du foot français, Christian Karembeu et Marcel Desailly sont emballés par le projet que leur présente Japhet N’Doram. Ces deux champions du monde 1998 sont très sollicités dans le monde. Malgré cela, Christian Karembeu accepte de rallier Cotonou le 22 avril. Pour un tournoi parti de rien en 2010, c’est une belle reconnaissance.

Une envergure internationale qui profite à la jeunesse

Quant au promoteur Mounirou Daouda, la reconnaissance au Bénin de ce qu’il fait viendra peut-être un jour… Pour l’instant, le plus important pour lui est de « sortir de l’anonymat le maximum de jeunes talents africains ». Le sport béninois a manqué d’ambition depuis 1960, parce que les personnalités hissées à la tête des institutions sportives (ministère et Fédérations) pour la plupart n’avaient pas l’étoffe, l’envergure internationale nécessaire pour faire débloquer des partenariats à l’étranger. Mounirou Daouda, lui, l’a et en fait profiter chaque année le Bénin.

E.A.B


 

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