Remake de la crise du 20 décembre 2010 : Quand l’histoire se...

Remake de la crise du 20 décembre 2010 : Quand l’histoire se répète !

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Le football béninois a-t-il un lendemain meilleur ??? En mon âme et conscience, « NON ». Et de plus, cette question mérite trois gros points d’interrogation. Pour cause, le constat est lamentable car le sport roi béninois tourne en rond. Parce que, ceux qui sont en charge de cette discipline en décident ainsi. A la lecture des différentes poules constituées dans le cadre du démarrage des championnats de transition puis après la sortie du calendrier de la Ligue 1 (poule A), je me suis permis de faire un feed-back et de constater qu’au Bénin, les mêmes causent produisent les mêmes effets. On dirait qu’on est encore replongé dans la crise du 20 décembre 2010 lorsque 12 des 15 membres ont décidé de quitter la Fédération béninoise de football (Fbf), dirigée en ce temps par Anjorin Moucharafou. Je me ferai le plaisir de vous faire grâce des différents épisodes dramatiques qui ont émaillé ce feuilleton à rebondissements.Je ne suis pas un oiseau de mauvaise augure, mais la réconciliation tant prônée, a des obstacles en perspective. Jadis, des clubs pro Attolou ou du camp Ajavon comme Requis, Mambas Noirs, Zazira, Dadjè, Dynamo d’Abomey et de Parakou, Caïmans avaient été mis au tapis. L’histoire serait en train d’être répétée ? Mais dans le sens contraire ?

Je vais oser dit « OUI ». Puisque, sur les 49 clubs attendus par le Comité de normalisation (Conor), 46 se sont véritablement inscrits. Mais à l’heure actuelle, 33 vont véritablement prendre part aux dits championnats de transition, dit de « réconciliation » par le Conor. De ce fait, 13 clubs ont été mis sur tapis. Ne sont-ils pas concernés par la réconciliation ? Mais on avancera que ces clubs n’ont pas acquitté le cahier de charges ou ils l’ont fait mais ont délibérément décidé de ne pas prendre part à la grande messe de la réconciliation. Ce qui est normal car la démocratie a pris par-là, comme ce fut le cas en 2010 quand certains ont décidé de quitter le navire et de suivre l’actuel candidat à la présidentielle du 6 mars 2016, je veux nommer Sébastien Ajavon. Cinq ans après, l’histoire, presque identique renaît. Mais ce qui est extraordinaire dans cette partie, est que le 21 février 2016, des clubs ont signé une pétition dénonçant un certain nombre de faits, conditionnant le démarrage du championnat au respect des exigences qu’ils auraient prononcées. Paradoxalement, certains parmi ces clubs notamment Mogas, Buffles, Energie, Unb, Tonnerre pour ne citer que ces derniers, sur les 19 signataires de la pétition vont, sauf cataclysme prendre part audit championnat (confère le calendrier). Au même moment, des clubs comme Js Agonlin, Béké, 11 Créateurs, A.O, etc. ont été pris au piège. Ils seront hors du jeu comme ce fut le cas dans un passé récent pour Adjobi, Requins, Eternel, Taneka, Jap, Akanké, Dadjè etc. Il faudra donc survivre pour voir ces renversements de situation propres au ‘’génie béninois’’. Les assises du 12 et 13 mars 2016 nous offriront un autre épisode du feuilleton à multiples rebondissements du sport roi au Bénin.A vrai dire, à cette allure, la réconciliation tant souhaitée par la famille du football a du plomb dans l’aile.Elle n’est pas pour aujourd’hui ni pour demain à moins qu’un véritable tsunami ne vienne ravager tous ces prédateurs qui prennent en otage le sport roi béninois privant la jeunesse de son sport favori.

Abdul Fataï SANNI

Matin Libre

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