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Relance des compétitions de football au Bénin: Passage forcé ou obligé pour consacrer la réconciliation?

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Le Comité de normalisation du football béninois a levé, jeudi 11 février dernier à Cotonou, un coin de voile sur son chronogramme. Au nombre des activités qu’il a programmées, figure le championnat de réconciliation qui va démarrer samedi 2 mars prochain. En dépit des explications apportées par son président, Me Rafiou Paraïso, les acteurs du football béninois restent toujours divisés sur la nécessité de cette compétition. Certains continuent d’exiger la révision des textes comme préalable, avant toute participation de leurs clubs.

Installé en novembre 2015 par la Fifa pour dénouer la crise du football béninois, on en sait davantage par rapport au chronogramme du Comité de normalisation (Conor) dont le mandat arrive à terme le 30 avril prochain. Pour son président Rafiou Paraïso, il n’est pas question de rester un jour de plus. Ce délai doit être respecté à tout prix.
Outre les assises ou le forum sur le football béninois des 12 et 13 mars prochain, après les rencontres avec les différents acteurs, la grande nuit qui sera consacrée aux anciennes gloires de ce football, ainsi que le congrès électif attendu pour le 30 mars prochain, le championnat de transition démarre mercredi 2 mars prochain. Nous voici désormais fixés. A priori, voilà qui devrait en principe redonner espoir à tous les acteurs du football béninois. Mais encore faudrait-il que tous soient dans les prédispositions de se réconcilier effectivement. Certes, la réconciliation ne signifie pas coûte que coûte l’union, mais que chacun d’eux accepte de jouer en toute sincérité sa partition.

En effet, si tous sont unanimes pour reconnaître la volonté de Me Rafiou Paraïso et des membres de son comité d’accomplir sans faille, la mission qui leur a été assignée, certains ne réalisent pas toujours l’opportunité d’organiser le championnat de réconciliation à partir du 2 mars prochain. Selon eux, rien ne presse et ne saurait le justifier, surtout qu’il y a très longtemps que les clubs ont arrêté les séances d’entraînement. Si ce n’est pas de nom qu’ils continuent d’exister, bien de clubs n’ont même plus d’entraîneur et d’effectif. «De quel temps disposent-ils, pour s’apprêter? Quels sont les textes qui vont régir l’organisation de ce championnat? Faut-il le jouer sans aller d’abord au forum?», s’interrogent leurs dirigeants.

Des inquiétudes dissipées

Comprenant leurs inquiétudes, le président du Conor tente de les rassurer. « Le championnat national de football des diverses ligues sera organisé en tenant compte d’un certain nombre de contingences qui sont essentiellement liées à la mise en place ou à la mise sur pied d’un cahier de charges et au nerf de la guerre. Les acteurs ont été très clairs. Ils veulent voir le ballon rouler à nouveau. C’est ce que nous avons surtout retenu d’eux, lorsque nous les avons rencontrés. Aussi, avons-nous bâti en conséquence notre programme autour de cette préoccupation à laquelle ils tiennent beaucoup », a expliqué Rafiou Paraïso.
Quentin Didavi, membre du Conor et responsable en charge de l’organisation de ce championnat, abondera dans le même sens que le président. «Nous sommes en régime exceptionnel», a-t-il rappelé, en indiquant que le Conor ne détient pas sa légitimité de quelque congrès que ce soit. Il représente directement la Fifa et c’est d’ailleurs ce qui fait qu’il lui rend compte directement chaque fois qu’il est confronté à des difficultés ou à des problèmes, pour son arbitrage», a-t-il précisé. «Il est bien vrai que la FBF a ses statuts, mais il se fait qu’il y a des problèmes. Ce n’est pas que ces textes sont mis de côtés», a poursuivi Quentin Didavi. Par rapport au nombre pléthorique de clubs engagés, il reconnaîtra qu’il y a déjà une jurisprudence en la matière même si dans les statuts, il est prévu 14 clubs au niveau de la Ligue 1 et 12 clubs à la Ligue 2, puis 10 en Ligue 3. S’agissant du toilettage des textes que souhaitent certains dirigeants de clubs avant le démarrage du championnat, Quentin Didavi a réaffirmé la volonté du Conor de se référer chaque fois à la lettre de mission qu’il a reçue de la Fifa. «A la différence du Togo où, il a été clairement mis ‘’Révision des statuts et élection’’, nous ici, nous n’avons pas été investis de cette mission. Près de 80 % des acteurs que nous avons rencontrés, l’ont souhaité. Il n’y a que la Fifa qui puisse nous demander de revenir sur ces textes. Et si cela devrait être le cas, ce n’est pas évident qu’on reste dans le délai du 30 avril », a-t-il insisté.

C’est déjà important que les clubs se soient inscrits. Seulement, il ne faudrait pas que leurs dirigeants perdent de vue le facteur temps. Les membres du Conor doivent déposer leurs tabliers le 30 avril prochain. Il n’y a que surtout sur l’aire de jeu et autour du ballon, estiment-ils, que les acteurs plus que divisés hier, pourront déjà commencer par se parler avant d’aller aux assises. La crise qui secoue actuellement le football béninois n’est-elle pas beaucoup plus institutionnelle ? Déjà, le Conor aura une séance de travail avec les responsables des clubs engagés, mercredi 17 février prochain. C’est pour discuter avec eux des questions liées à l’organisation du championnat et au cahier de charges?

aCotonou

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