Qualification du Bénin pour la Can Gabon 2017 : Quelques entraîneurs et...

Qualification du Bénin pour la Can Gabon 2017 : Quelques entraîneurs et journalistes se prononcent

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Le Bénin va-t-il se qualifier pour la Can 2017 ? Une interrogation qui n’a pas encore trouvé une réponse fiable. Mais pour les observateurs, la qualification du Bénin passe par une bonne prestation des Ecureuils face au Soudan du Sud, dans une double confrontation dans le cadre des 3e et 4e journées des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations (Can) Gabon 2017. Et en prélude à ces deux rencontres à venir, quelques journalistes et entraîneurs ont donné leurs avis et commentaires sur les chances des Ecureuils du Bénin pour la validation de son ticket pour le rendez-vous gabonais. Lisez-plutôt.

Comlan Mathias Déguénon, entraîneur de football auprès des footballeurs béninois à Botafogo (Brésil)

«Le Bénin garde encore ses chances de qualification »

«Les éliminatoires de la Can 2017 restent la seule compétition pour les Ecureuils après leur élimination à la Coupe du monde 2018. A voir de près le classement dans le groupe C, après deux journées, le Bénin, classé 3e avec deux points derrière le Soudan du sud, 2e avec trois points, le Mali dominant provisoirement ce groupe avec quatre points. Le Bénin garde encore ses chances de qualification. Avec quatre matches à jouer dont deux à domicile et deux à l’extérieur, il faudra bien négocier ces quatre rencontres surtout les deux de l’extérieur en prenant au moins quatre points sur les six, à défaut de prendre la totalité et évidemment assurer les deux à domicile avec des victoires. Cela passe par la double confrontation de ce mois de mars face au Soudan du sud qui, selon moi, n’est pas une foudre de guerre en football. Bien que le Bénin ne doit pas le sous-estimer. Le dernier classement Fifa de ce mois de mars montre que le Bénin est classé 77e et le Soudan du sud 140e. Si sur papier, le Bénin a un avantage, le Soudan du sud reste un adversaire sérieux et les Ecureuils doivent au mieux préparer cette double confrontation qui est le nœud pour franchir le second tour de ces éliminatoires. Et je pense qu’actuellement, les Ecureuils disposent des joueurs pour le faire. Il suffit de mettre une bonne organisation en place et au soir du 4 septembre 2016, le peuple béninois peut se frotter les mains d’avoir réussi un grand coup qu’est la qualification à la Can 2017 »

Luc René Mensah, sélectionneur des U20 de l’Iles Maurice

«Ceci passe par une bonne négociation des prochains matches »

«Les Ecureuils conservent toutes leurs chances pour une qualification à la Can 2017. Mais ceci passe par une bonne négociation des prochains matches qui déjà sont presque arrivés. Quelques indices pour étayer mon argumentaire. Premièrement, le sélectionneur qui est conforté dans ses fonctions et qui aurait étoffé son staff gage d’une sérénité et confiance. Deuxièmement, un Comité de normalisation qui jouera son rôle de Fédération. Troisièmement, la certitude d’avoir les moyens de la préparation du côté du ministère des Sports. Quatrièmement, la forme actuelle qu’affichent les joueurs sélectionnables au vue de leurs différentes prestations chaque week-end dans leurs clubs respectifs. Et cinquièmement, le groupe encore jouable contre des adversaires qui, a mon avis, ne sont pas de gros morceaux (Soudan du sud, Guinée équatoriale). Donc, je pense que le Bénin peut encore engranger le maximum de points et les Ecureuils pourront avoir une 4equalification quand on sait que la dernière remonte à 2010»

Prospère Vondjehounko, journaliste sportif à Capp Fm

«Les chances du Bénin sont très minces »

«Je pense que les chances du Bénin sont très minces. Minces en ce sens que le football du pays se porte très mal. Les jours passent mais rien ne se fait. C’est comme si on peut gagner un match de football sans l’avoir préparé. C’est vrai que nous avons une flopée d’internationaux mais quel est leur niveau dans les différents championnats ? Un football qui ne compte que sur les compétences extérieures, je ne pense pas qu’on pourrait se débarrasser du grand Mali aussi facilement. Mais, ne l’oublions pas. Même si cela ne compte en rien, les surprises sont possibles dans le football. Le grand Ghana a été battu par les Ecureuils ici à Cotonou en 2009. Jusqu’à l’heure où je m’exprime, je pense que rien n’est encore perdu mais à une seule condition, que les dirigeants se mettent dans la tête que seul le travail permet d’aboutir aux bons résultats et qu’ils arrêtent les discours et arrêtent aussi de croire à la chance qui n’est pas trop possible dans la discipline. Les joueurs doivent être motivés. On doit leur redonner confiance et leur montrer la place de la sélection nationale dans leurs carrières»

Nouhoum Adamou Biaou, Correspondant de Jipsportsbj.info à Djougou

« Il faut que tout le monde joue sa partition »

«Vu le développement du football en Afrique, il est très difficile de donner la faveur des pronostics aux favoris avant les matches. C’est d’ailleurs cela qui fait la beauté et le charme du cuir rond. Mais puisque « impossible n’est pas béninois », et que les exceptions existent, face au Sud soudanais, le Bénin peut prendre les six points en double confrontation si les responsables arrivent à éviter le piège. Il faut que le Comité de normalisation multiplie les actions sérieuses. Il faut que tout le monde joue sa partition »

Réalisation : R.J.S et A.F.S.

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