Privel Hinkati parle de son absence aux prochains Jeux Olympiques : «...

Privel Hinkati parle de son absence aux prochains Jeux Olympiques : « J'ai manqué d'être plus fort tout simplement… »

0
PARTAGER

Privel Hinkati est un rameur béninois, né à Hérouville-Saint-Clair en Normandie, une région française. Il a connu l’aviron à 14 ans et depuis, il le pratique au haut niveau en représentant son pays d’origine, le Bénin. Dans cet entretien exclusif qu’il nous a accordé, le spécialiste du 4 de couple (une rame dans chaque main) ou du huit de pointe (une rame par rameur) lève un coin  de voile sur son absence aux Jeux olympiques de Rio en août 2016.

Matin Libre : Quelle est votre actualité depuis le championnat d’Afrique auquel vous aviez pris part du côté du Maghreb  en Octobre 2015?

Depuis, je me suis beaucoup entraîné afin de parfaire ma technique et mon physique pour grappiller des places au niveau international. J’ai disputé deux manches de Coupe du monde sous les couleurs du Bénin mais malheureusement, je n’ai pas obtenu mon billet pour les J.o.(Jeux olympiques, ndlr) de Rio de cette année.

En attendant de parler de Rio de Janeiro, dites-nous pourquoi vous avez choisi l’aviron comme sport de haut niveau alors que vous aviez fait de l’athlétisme ?

J’ai fait une initiation, j’ai aimé ça et j’ai très vite été performant. L’aspect physique et technique de ce sport m’ont tout de suite plu. C’est passionnant comme sport.

Vous vous battiez pour les J.O de Rio et puis rien. La concurrence était trop grande ou vous n’êtes pas encore prêt mentalement ?

(Rire) Non pas du tout. Je me suis battu jusqu’au bout mais je n’ai simplement pas eu le ticket voulu. Je faisais entre 11 à 13 séances d’entraînement par semaine; soit environ 25 heures d’entraînement. J’ai participé à des compétitions locales à Caen et à Paris, afin d’améliorer mes performances. J’ai aussi fait des stages en Suisse, aux Usa, où j’ai travaillé avec Esther Lofgren (championne olympique aux J.o. de Londres 2012). C’est le lieu de la remercier une fois encore car elle m’a apporté son expérience au plan technique et sur l’approche des compétitions.

Qu’est-ce qui vous a manqué pour être à Rio?

D’être plus fort tout simplement.

Vous ne vivrez pas Rio 2016 de l’intérieur comme vous l’aviez souhaité.  Votre désir d’écrire une histoire sous la bannière du Bénin avec l’aviron ne pourra se réaliser cette fois. Douce déception ou amer constat ?

Les deux, mais l’aventure continue pour le moment. Vu le travail abattu,on se disait que Rio 2016 est proche et puis rien. Mais à voir notre progression, on se dit que le meilleur reste à venir.

A moins de cent (100) jours de Rio, vous espériez toujours. Mais l’invitation du Cnsob n’est pas venue…

Oui, je savais déjà que je n’avais plus les cartes en main et que certains critères n’étaient plus sportifs. La preuve,j’ai battu le Libyen qui sera lui pourtant au J.o. Mais,même si mes espoirs étaient grands, je l’avoue,je n’étais pas trop choqué non plus, car c’était du 50/50. C’est le jeu. Il faut savoir accepter. J’aurais voulu y aller mais le projet de représenter le Bénin ne se termine pas sur ces J.o.

Comment voyez-vous le développement de l’aviron au Bénin avec les initiatives du président David Gbadamassi et que pensez-vous faire pour sa vulgarisation?

Ça évolue bien. Il y a quelques mois, un stage est fait  pour détecter de jeunes rameurs. Une formation d’entraîneur est dispensée en ce moment même à un entraîneur béninois. Des bateaux vont arriver bientôt au Bénin et j’espère pouvoir faire des courses au Bénin bientôt.

Votre mot de la fin pour clore cet entretien…

J’espère que l’aviron deviendra un sport à part entière au Bénin. Car, avec tous les plans d’eau disponibles, le potentiel est très grand. Je terminerai en vous remerciant pour cet entretien. Je remercie le Cnsob et son président Julien Minavoa, le Mjsl. Jeleur demande de bien vouloiraccompagner la Fédération d’aviron pour une vulgarisation de ce sport qui pour moi, à de beaux jours devant lui.

Propos recueillis par : Abdul Fataï SANNI

Matin Libre

Commentaires

commentaires

Commentaires

commentaires

LAISSER UN COMMENTAIRE