Présente à Ouagadougou lors de la Can de Maracana 2016, Annie Gasnier...

Présente à Ouagadougou lors de la Can de Maracana 2016, Annie Gasnier affirme : «Le football béninois, on en a trop parlé, il faut…»

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L’animatrice principale de l’émission sportive « Radio foot international » sur Rfi, Annie Gasnier, était à Ouagadougou au Burkina-Faso du 17 au 18 septembre 2016 pour assurer la couverture médiatique de la 5e édition de la Can de Maracana. Dans une interview qu’elle a accordée à la presse béninoise, elle s’est prononcée sur le football béninois. lisez-plutôt !!!  

Qu’est-ce qui peut bien expliquer la présence d’Annie Gasnier à Ouagadougou?

Nous sommes là pour la première fois. On pense que c’était une bonne opportunité, une bonne idée de venir à Ouagadougou autour d’un événement sportif qui a trait au football, pas véritablement du football mais une variante de football. C’est un sport qui a l’air d’être pratiqué dans pas mal de pays d’Afrique de l’Ouest. On se disait que c’était plutôt intéressant d’encourager et de suivre l’évolution de ce sport. En même temps, je trouve que c’est un joli sport très léger, très convivial. Il y a aussi un côté amateur intéressant parce que ce sont les vétérans, les seniors d’anciens joueurs qui ont pratiqué le football avec un côté très intense et très festif. Je trouve que c’est une discipline intéressante. L’autre raison, c’est aussi de rencontrer tous les auditeurs.

Quel sera l’accompagnement du service sport de Rfi dans la promotion de cette discipline ?        

Pour l’instant, c’est nous qui suivons la compétition. On est venu sur place. On reparlera de comment ça s’est passé. On parlera aussi des vainqueurs. On va essayer de rendre compte de tout cela.

On peut savoir comment ça se prépare cette émission qui attire tant d’auditeurs africains ?

On a choisi, dès le début, de travailler sur l’actualité. Tous les matins, on arrive à peu près à 10 heures à la radio. On a déjà lu les journaux. On sait déjà ce qui s’est passé le soir, le matin, la nuit ; les décisions qui ont été prises ailleurs, en Amérique du Sud, et partout. Et là, on décide des sujets qu’on va traiter dans l’émission. Généralement les matins, il y a trois sujets de débat. Parce qu’un débat, il faut donner du temps aux gens de s’installer, de donner leur opinion. Donc, on décide d’un débat après 15 ou 20 minutes sur un thème. Il y a un thème mais on pose cela en mille questions. Est-ce que Ronaldo a été bon hier? Est-ce que Messi peut encore jouer au Barça ? On essaie toujours de poser une question dans le débat et on essaie d’y répondre. Moi, je suis l’arbitre. J’orchestre les débats. C’est tout.

Il y a un de vos collègues qui nous épate surtout en Afrique : Rémi N’Gono. Il est toujours à l’antipode des points de vue des autres collègues que vous invitez. Comment cela se passe ? C’est  fait à dessein?

Je pense que Rémi, c’est un peu son image et sa posture. Il le fait à dessein mais je crois qu’il le fait très bien…On lui envoie les sujets et ensuite, il arrive avec ses statistiques, ses chiffres, ses histoires, ses dictons, ses proverbes africains, puis avec sa manière de voir les choses. C’est ce qui est intéressant et je pense que c’est ce qui vous intéresse. C’est une manière plus africaine de voir les choses. Et c’est ce qui fait la valeur de Rémi dans cette émission.

Est-ce que vous travaillez déjà à nous proposer un autre Rémi puisqu’il n’est pas éternel ?

Je crois que Rémi veut être éternel ! Pour l’instant, on ne cherche pas. On trouve d’autres collègues africains.Il y a eu Romain N’Gala qui est un Sénégalais. Absolument génial mais il a le défaut d’habiter un peu trop à Dakar. Donc, dès qu’il arrive, on le monopolise. Il y a aussi Abib Baye. Il y a des gens qui connaissent l’Afrique et l’Europe. Mais je crois que Rémi se fait remarquer. Il est assez unique et pour l’instant, je ne crois pas  qu’il pense à la retraite ni à être remplacé.

Comment ça se passe quand vous êtes la seule femme dans ce lot d’hommes?

Avec beaucoup de respect comme dans les matches. Je pense qu’ils savent quel est mon rôle. C’est de les faire venir dans l’émission,  les choisir. On ne choisit pas les mêmes personnes. Nous choisissons nos consultants en fonction des matches comme David Ortolari qui parlera du football allemand. C’est notre choix à nous. Et ensuite, c’est une certaine façon à moi d’arbitrer et de faire pour que les débats se déroulent d’une façon éduquée, d’une façon respectueuse. Ça peut être provocateur, ça peut être drôle. On veut ça aussi comme une distraction pour nos auditeurs. Le football, ce n’est pas sérieux. Michel Platini disait toujours qu’il ne faut pas oublier que le football est un jeu. On essaie dans Radio foot de ne pas oublier que c’est un jeu et que finalement, on est là pour s’amuser, pour parler football. Ce n’est pas dramatique.

Pour clore cet entretien, que vous inspire le football béninois ?

Le football béninois ! Il y a beaucoup de problèmes ces derniers temps. On en a trop parlé. On était très triste quand l’équipe nationale n’a pas pu se qualifier pour la Can Gabon 2017. C’était très dommage. Votre équipe n’est pas passée loin. Je pense qu’il faut tout régler. Il faut bien relancer les championnats et tout ira bien au Bénin. On a un ami Béninois qui est souvent sur l’émission. C’est Jimmy Adjovi Bocco. Il parle souvent du Bénin.

Propos recueillis à Ouagadougou au Burkina Faso par : Abdul Fataï SANNI


Matin Libre

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