Participation manquée aux Jo 2016 : Rostand Kiki pense déjà à Tokyo...

Participation manquée aux Jo 2016 : Rostand Kiki pense déjà à Tokyo 2020

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(Lire l’intégralité de l’interview qu’il nous a accordée)
Ceinture noire 2ème DAN Wtf, Rostand Kiki (27 ans) est un international taekwondo béninois qui évolue à l'Académie internationale des arts Martiaux (Imaa) dans l'Etat d’Utah aux Etats-Unis d’Amérique. Dans une interview qu’il nous a accordée, le quintuple champion du Bénin a parlé du manque de soutien financier à son égard mais et des raisons de son absence aux derniers Jeux olympiques Rio 2016. Toutefois, il entend donner le meilleur de lui pour être présent à Tokyo en 2020. Lisez-plutôt !

Racontez-nous vos débuts en taekwondo ?

Kiki Rostand : J’ai commencé le Taekwondo à l'âge de 8 ans au même moment que mon petit frère Romaric Kiki (Capitaine de l'équipe nationale du Benin). Nous avions été formés par maitre Odjo Raymond (actuelDirecteur technique national de la Fédération béninoise de taekwondo). C’est lui qui nous a pris sous ses ailes et nous a toujours motivés à travailler dur. Car dit-il, «c’est au bout de l’effort qu’on a la gloire». La preuve, j'ai obtenu ma première médaille nationale (médaille d'argent) seulement trois mois après être introduit au Taekwondo.

Quels sont les titres que vous aviez remportés ?

Oh je ne peux tout énumérer. Car j'ai presque tout remporté sur le plan national. Plusieurs fois médaillé d’or aux tournois internationaux d’Open. Médaillé de Bronze à la Coupe du monde francophone de taekwondo Bénin 2010 et deux fois, nominé meilleur sportif aux Oscars des sports du Benin.

Comment se déroule vos entraînements aux Etats-Unis ?

Mes entraînements se déroulent bien. Je m'entraîne dans l'académie internationale des arts Martiaux (Imaa) dans l'Etat d’Utah. On a six heures d’entraînement par jour du lundi au vendredi à savoir deux heures de conditionnement physique le matin, deux heures de technique dans l’après-midi et deux heures de tactique et stratégie de combat dans la soirée.

Arrivez-vous à concilier études et sport ? Si oui, comment ?

C’est difficile de concilier le sport de haut niveau et études. Pendant un bon moment, c’était très difficile pour moi et je me suis consacré qu’aux entraînements. Mais actuellement, vu l’importance des études dans tout secteur, j’arrive à concilier les deux surtout que les cours sont majoritairement en ligne.

Vous n’avez pas pu décrocher votre qualification pour les derniers Jeux olympiques de 2016. Désespoir ?

Désespoir parce que j’avais toutes les chances de me qualifier pour ces Jo. J’ai eu une très mauvaise journée lors du tournoi qualificatif. Mais je ne perds pas pour autant espoir car je compte bien préparer Tokyo 2020 et on verra bien ce que cela donnera.

Vous devriez déjà être un grand champion mais le parcours a été parsemé d’embûches. Quel sentiment vous anime ?

Un sentiment de désolation à cause du manque d'accompagnement du gouvernement défunt. Vous n'êtes pas sans savoir que beaucoup de boursiers olympiques du pays y compris moi, avions été retirés de la liste des athlètes devant représenter le Benin aux derniers Jeux africains pourraison d’insuffisance de ressources financières. Toutefois, je garde l'espoir que nous les sportifs, qui nous battons pour le pays, puissions exprimer un jour nos talents.

A quand une médaille aux championnats d’Afrique pour le Bénin ?

Pour bientôt. J'aurais déjà à mon actif un titre africain si l'équipe nationale du Benin de Taekwondo avait pu participer aux quatre dernières éditions du championnat d'Afrique de Taekwondo. Ce qui me chagrine, en tant qu'athlète international béninois, je n’ai jamais eu la chance de participer aux divers championnats d'Afrique ni aux Jeux Africains. J’espère vraiment qu'avec le nouveau gouvernement quelque chose sera effectivement fait sinon ce serait dommage pour le taekwondo béninois.

Quelles sont vos perspectives ?

Je voudrais participer à plusieurs compétitions pour être plus aguerris. Car la préparation pour Tokyo 2020 a déjà commencé et beaucoup d'Open sont en vue ainsi que le Championnat du monde en Koré l’année prochaine. C’est pour cela que je lance un vibrant appel au ministre des Sports et aux personnes de bonne volonté pour qu’il m’aide, histoire de concrétiser mon rêve, celui de pouvoir offrir une médaille olympique à notre pays.

Un mot pour conclure cet entretien…

J'aimerais remercier la Fédération béninoise de taekwondo et le Comité national olympique et sportif du Benin qui abattent d’énormesefforts pour le développement du taekwondo béninois. Je promets à tous ceux qui me soutiennent que le meilleur reste à venir. On the road to Tokyo 2020…

Réalisation : Abdul Fataï SANNI


Matin Libre

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