Organisation du prochain congrès électif de la Fbf:Des acteurs préparent la fronde...

Organisation du prochain congrès électif de la Fbf:Des acteurs préparent la fronde contre Anjorin

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Marqués par les crises cycliques qui secouent le football béninois, plusieurs acteurs dénoncent l’organisation d’un congrès électif de la Fédération béninoise de football (Fbf) par le Comité de normalisation (Conor) alors que la réconciliation n’a toujours pas eu lieu. Ils dénoncent les manœuvres d’AnjorinMoucharafou qui cherche à reprendre la tête de l’instance alors qu’il est rejeté par la plupart des acteurs du football, comme le témoignent ici leurs réactions.

Athanase Bocco, président des Requins et membre du camp Attolou : « Pourquoi s’alarmer ? Pourquoi avoir peur ? Calmez-vous. Yayi n’a pas pu nous abattre. Pas d’élection sans notre aval. Quelle belle occasion d’offrir sa vie en martyr. Prêt pour la révolution et la lutte continue. L’agression de ce matin très tôt non loin de ma maison ne me fait pas peur. Ils en ont eu pour leur compte. J’attends les enquêtes. J’ai au moins entendu dire par l’un deux ‘’c’est toi qui parle toujours non ?’’ ».

WaidiAgonhosssou, membre du directoire de la Jeunesse sportive d’Agonlin (Jsa) : « Pourquoi à chaque élection de la Fédération béninoise de football certains clubs doivent toujours faire les frais ? Pourquoi on doit toujours écarter ou détruire des clubs et des hommes avant d’être élu président ? Cela me fait réfléchir. Pour la petite histoire que je connais du parcours d’AnjorinMoucharafou dans notre football, tout me paraît bizarre. Ce monsieur a été banni du monde du football béninois par le feu président GbadamassiMoucharafou lors d’une Assemblée générale entérinée par la Caf pour faux et usage de faux. En 2001, il s’est retrouvé vice-président sur la liste de l’ex-président Martin Adjagodo accompagné par les frères Didavi. Chose bizarre, c’est à la veille de cette élection que le feu président Gbadamassi a fait une crise cardiaque et est décédé. Alors qu’il conduisait sa liste qui devrait compétir contre la liste de M. Adjagodo. Donc, seule la liste d’Adjagodo est allée au vote et Bruno Didavi est devenu secrétaire général. En 2005, Anjorin devient encore l’ennemi d’Adjagodo et pose sa candidature toujours en collaboration avec les frères Didavi. A cette élection, la liste d’Adjagodo a été invalidée dans la salle. Le camp Adjagodo a donc claqué la porte. C’est ainsi que Anjorin a été confirmé président par la mission Caf-Fifa qui était venue superviser le congrès. Depuis ce jour, M. Adjagodo a fait une crise cardiaque. Il ne s’en est pas remis jusque-là. Pour preuve, il est paralysé depuis des années. Pour les élections de 2009, tous les acteurs étaient contre sa mauvaise gestion. Les acteurs ont visiblement décidé de porter Bruno Didavi. Ce qu’il n’a pas accepté. Il est allé dénicher le président Ajavon. A cette élection également, certains clubs sont écartés. Ils ont changé le corps électoral avec l’avènement du championnat professionnel. Et c’est sa seule liste qui a été validée. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, le mariage avec le président Ajavon a pris un coup. Cette crise, vous savez tout ce que ça nous a coûté, vous savez également le rôle que la Caf et la Fifa avaient joué jusqu’à la fin de son mandat. Pour les élections de mars 2013, il a fallu que le gouvernement l’écarte pour qu’il nous colle la paix. Ce qu’il n’a jamais digéré. Il est resté aux aguets comme un lion qui guette les autres animaux quand il a faim. Dans sa volonté pour en découdre avec ses opposants, le président Yayi Boni l’a sollicité pour l’aider au niveau de la Caf et la Fifa à sauter Ahouanvoèbla sans que le Bénin ne soit sanctionné. Mon vieux lion éhonté saute sur l’occasion et revient de nouveau avec ses salles besognes qu’on lui connaît. Résultat, il récupère la situation, aidé par la Caf et de la Fifa pour nous imposer de nouveau une seule liste aux élections comme il en a l’habitude. La question que je me pose est celle-ci : ‘’pourquoi c’est seulement par cette manière que Anjorin sera toujours élu président ?’’. Pourtant, nous sommes devenus démocrates depuis 1990. Pourquoi nous parlons encore d’élection si ce monsieur va toujours nous imposer sa seule liste ? ».

IldevertGnikpo, ancien membre du Comité exécutif de la Fbf : « Mon devoir républicain m’oblige à dire ce que le peuple ne sait pas lors de la réunion avec le ministre le mardi 31 mai 2016 au-delà du protocole d’accord signé. Nous avons convenu de ce qui suit : le groupe d’Anjorin mettra tout en œuvre pour que nous puissions jouer le match le dimanche 5 juin et après, nous allons discuter des élections car avant cela, les groupes de Ahouanvoèbla et Attolou auraient déjà tout fait afin que le juge se rétracte. Ce que ces groupes ont obtenu. Concernant Anjorin, quelqu’un demandait au ministre et si la sanction du juge tombait et Anjorin décide d’organiser l’Assemblée élective. La réaction du ministre a été sans équivoque : Ils ne pourront pas. Nous allons les empêcher. Et si tel était le cas, le gouvernement rentrera en crise avec la Caf et la Fifa. En résumé, je constate avec désolation, amertume et regret que la mise en œuvre de la décision du ministre est tardive. Mais au-delà, levons-nous comme un seul homme pour empêcher ces violeurs de nos textes à parvenir à leur fin ».

Casimir Sossou, président de DadjèFc : « Nous ne devons pas avoir peur de la sanction de qui que ce soit. Nous devons assainir la Fédération béninoise de football. Si Augustin Ahouanvoèbla malgré tout, s’est retiré et que Victorien Attolou est non partant, AnjorinMoucharafou doit simplement se retirer pour libérer notre football ».

Sosthène Sèflimi, responsable du centre de formation Alodo Sport et journaliste sportif : « Tout le monde connaît mon sens de responsabilité. Mais j’ai envie d’oublier mon éducation pour dire que Constant Omari et Prosper Abéga devraient être rejetés par les Béninois. Ces deux messieurs sont en mission pour détruire le tissu social dans le milieu du football béninois. Ce ne sont pas des cadres mais des hommes de mains d’Issa Hayatou. Ils ont été de tous les faux coups contre le football béninois. Ailleurs, des peuples qui se respectent auraient déclaré dans les médias internationaux qu’ils ont intérêt cette fois-ci à rester chez eux car nous ne sommes pas certains de garantir leur sécurité. Parfois, la violence est une forme d’expression de la souveraineté. Nous ne pouvons continuer à accepter que ces deux pauvres types continuent à nous narguer. Je pense vraiment que cette fois-ci il faut barrer la route à ce néo-colonialisme que la Fifa et la Caf nous imposent. Anjorin ou pas Anjorin, je m’en fous, mais je n’accepterai jamais que mon pays soit traité comme un moins que rien. Je n’ai qu’une nationalité. Il n’est peut-être pas prouvé que d’autres Béninois feraient meilleurs présidents de la Fbf que AnjorinMoucharafou. Mais il faut quand même permettre à tout le monde de compétir. L’heure n’est plus à la condamnation des autres parce qu’ils auraient fait la politique de la chaise vide. Le Conor a constamment violé les textes qui régissent la Fbf avec le soutien du ministre SafiouAffo. Nul béninois sérieux n’aurait pu s’associer aux décisions de ce Conor là. Empêcher la tenue de cette Ag est une œuvre citoyenne. Il ne s’agit de se déclarer ni anti-Anjorin, ni proche des autres. Il existe un principe universel qu’on appelle ‘’le droit inaliénable des peuples à l’auto-détermination’’. Si nous sommes très nombreux à réagir contre la tenue de cette Ag, elle n’aura pas lieu. Pourquoi pour une élection présidentielle on enregistrerait toujours plus d’une vingtaine de candidats et à la Fbf il y en aurait toujours un ? ».

Propos recueillis par E.A.B

Actu Bénin

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