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Match Bénin # Guinée-équatoriale / Trois questions au ministre des Sports béninois : «Sauver le match du dimanche prochain ne dépend pas du ministre mais…», dixit Oswald Homeky

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Le match du dimanche 5 juin 2016, entre les Ecureuils et la Guinée-équatoriale va-t-il se jouer ? Bon nombre de Béninois se posent cette question. Profitant du déjeuner entre le ministre des Sports et les Ecureuils du Bénin, les hommes de médias n’ont pas manqué de questionner Homéky. Lisez-plutôt !!!

Pourquoi aviez-vous pris l’initiative de venir déjeuner avec les joueurs ?

J’ai souhaité partagé un repas avec les joueurs pour leur témoigner toute la chaleur et l’affection du gouvernement béninois, pour leur dire qu’en réalité, qu’ils sont les principaux acteurs. C’est vrai que nous sommes dans une situation de grosse incertitude et que les discussions sont toujours en cours pour que nous puissions sortir de cette crise. J’ai tenu à venir témoigner aux joueurs, toute mon affection et surtout toute la reconnaissance du gouvernement pour tout ce qu’ils ont déjà si bien accompli. Tout le monde sait qu’ils (les joueurs) se sont très bien débrouillés. Nous sommes très bien positionnés. Et n’eut été cette crise malheureuse, ne serons en train de nous préparer pour la qualification. Le Ministère n’a pas manqué de faire son devoir. Il était de notre devoir de prendre toutes les dispositions pour que l’équipe rentre au bercail. Nous avons émis les billets. Nous avons pris les dispositions pour leur hébergement et nous avons pris les dispositions pour qu’ils commencent par s’entraîner. Nous tenons à remplir notre part du contrat. C’est une façon pour moi de leur dire que la République ne les abandonne pas. Nous reconnaissons le talent de chacun d’eux. Nous reconnaissons la qualité de notre équipe.Même si c’est difficile, il faut garder la tête froide et continuer à s’entraîner comme si de rien n’était (…).

Monsieur le ministre, est-ce qu’on va jouer dimanche prochain ?

Il y a ce qui dépend de moi et ce qui ne dépend pas de moi. Il ne faut pas rester passionné et oublier de regarder la réalité. La réalité, c’est que la Fédération est une association autonome. Le ministre n’a aucune capacité d’influencer ce qui se passe à l’intérieur d’une Fédération. Il faut aussi savoir que dans une République démocratique, aucun ministre ne donne des ordres à un juge d’instruction. Ce qui dépend de moi, c’est que les conditions soient réunies, que les joueurs soient regroupés, et qu’ils soient en forme. C’est ce que j’ai fait pour les juniors. Parce que je gardais espoir que nous trouverons assez vite une porte de sortie. Pour les cadets également, on a envoyé l’équipe à Lomé pour faire l’Irm. Je fais mon devoir en tant que ministre. Dans la prise en charge des équipes nationales, il y a ce qui nous revient. Malgré la crise, j’ai tenu à le faire pour qu’on ne reproche pas à l’Etat de n’avoir pas assumé sa responsabilité. Mon rôle était d’envoyer les billets, de créer les conditions pour que les joueurs soient bien logés et qu’ils s’entraînent. Et je l’ai fait. Maintenant, je souhaite que les autres aussi jouent leur rôle et que vous aussi journalistes, vous puissiez jouer le vôtre. Si on doit sauver le match du dimanche prochain comme j’avais espéré qu’on sauve celui du 20 mai, ça ne dépend pas du ministre. Ça dépend de tous les protagonistes de la crise. Ce n’est pas pour autant que le ministre va croiser les doigts. C’est pourquoi, je fais un peu au-delà de mes prorogatives et je prends sur moi la responsabilité de réunir tous les acteurs. Je leur fais confiance. Ils sont tous passionnés du football. Ils sont tous Béninois et préoccupés par l’avenir de notre équipe.

La tenue du match dépendra-t-il de l’issue de la rencontre avec les différents protagonistes ?    

La tenue du match dépend de la levée de la sanction de la Fifa. La levée de sanction de la Fifa dépend d’un certain nombre de préalables que nous ne pouvons aborder qu’en mettant ensemble les différents protagonistes. Donc, mon rôle est de les mettre ensemble, de créer les conditions pour qu’ils s’écoutent, qu’ils comprennent où est-ce que nous devons aller pour enfin espérer une sortie de crise.

Propos recueillis par : Abdul Fataï SANNI

Matin Libre

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