Handball et léthargie/ Regard du manager général de l’Aspac Hbc : «La...

Handball et léthargie/ Regard du manager général de l’Aspac Hbc : «La motivation naturelle a disparu…», selon Jean Luc Assogba

0
PARTAGER

Dans une interview exclusive à nous accorder, Jean Luc Assogba a fait la genèse de l’Association sportive du port autonome de Cotonou (Aspac) avant de lever un coin de voile sur ses objectifs. Lisez-plutôt !!!

Bonjour coach Jean Luc Assogba. Vous êtes le manager général de l’équipe féminine de l’Aspac. Dites-nous d’entrée, à quand remonte la création de l’Aspac ?

L’Aspac a été créée courant 2008 après le désir des dirigeants du bureau directeur de voir aussi au nombre des équipes que compte l’Association, la section handball. C’est ce qui a été à l’origine de la gestation de cette idée où les responsables se sont rapprochés de la Fédération béninoise de handball (Fbhb) pour voir dans quelle mesure elle pourrait les aider.

Alors que peut-on retenir de l’Aspac handball club depuis sa création ?

Il faut retenir que la constitution de l’Aspac handball club s’était appuyée sur une équipe déjà existante qu’on appelle Volcan et qui avait quelques difficultés à exister.Aspac a décidé d’absorber cette équipe et de la transformer en une section de l’Association. Depuis 2008, cette équipe a fait son petit bonhomme de chemin. La même année, elle a été vice-championne du Bénin. Mais depuis lors, je peux dire que les rangs occupés ne nous permettent pas de dire que quelque chose à progresser. Parce que, l’Aspac au niveau des hommes a toujours occupé le rang de vice-championne devant son éternel rival Flowers.

Pour l’heure, est-ce que le but poursuivi par les responsables en créant la section handball a été atteint ?

Le but poursuivi pourrait être atteint si les joueurs rentraient dans cette dynamique que nous avons mise en place. La restructuration de l’effectif et des éléments de motivation. Les résultats obtenus au cours de cette année ne nous permettent pas d’office de dire que, Aspac peut déjà prendre le meilleur sur Flowers.Nous espérons qu’avec les nouvelles dispositions que nous sommes en train de prendre, à savoir, remotiver réellement les athlètes et les mettre devant leur responsabilité, que quelque chose pourrait être fait.

Parlez-nous de la rivalité entre Aspac et Flowers…

Il faut noter que pendant près d’une dizaine d’années, l’équipe de Flowers a ravi la vedette à Pélican et s’est imposée sur le plan national. Elle est devenue la référence au niveau du handball au Bénin. La naissance de l’Aspac a été un peu de changer la donne. Nous avons demandé aux responsables de mettre les moyens à notre disposition pour que nous puissions renverser la tendance. Cette saison, Aspac compte représenter le Bénin en compétition africaine, notamment en Coupe d’Afrique et la condition est d’être d’abord l’équipe championne.

Qu’est ce qui particularise Aspac des autres formations ?

Quand on entreprend quelque chose et espère avoir des résultats, il faut y mettre les moyens. C’est à ce titre que l’Aspac, dans la dynamique d’avoir une équipe compétitive, a décidé de faire un peu plus que les autres équipes et surtout que Flowers. Car le président du Flowers, Charles Toko, a cet avantage d’avoir des services qui absorbent ses joueurs. Ce qui leur permet de se donner à fond. Aspac, de son côté, étant une structure du Port autonome de Cotonou et n’ayant par cette facilité de trouver du boulot directement aux athlètes a alors redéfinit d’autres avantages dont pouvaient bénéficier les joueurs et qui demeurent des atouts. Au nombre de ces avantages, le port a décidé de mettre ces joueurs dans une sorte de semi professionnalisme dont ils perçoivent quelques choses à la fin du mois. Bénéficiant aussi des primes de matchs gagnés, d’équipements et de déplacement, etc. Ce que certaines équipes ont du mal à faire. Donc, Il va s’en dire que les joueurs de l’Aspac n’ont aucune raison de ne pas mouiller le maillot.

Combien d’étrangers ou d’expatriés comptent l’Aspac ?

Au niveau des Hommes, nous avons deux internationaux nigérians. Et au niveau des dames actuellement, nous avons quatre étrangères, trois bénino-ivoiriennes et une nigériane.

Que pensez-vous du niveau du handball béninois ?

Il faut reconnaître que depuis 2005, le niveau du handball béninois a plombé. Pour une petite analyse, nous avons constaté, primo, que c’est l’introduction de l’argent dans les clubs qui a fait que ce que nous appelons la motivation naturelle a disparu. Secundo, il n’y a pas eu un travail de relève de qualité, et tertio, l’insuffisance de compétitions au niveau des clubs.

Quelles sont les perspectives pour sortir le handball béninois de sa léthargie ?

Nous avons estimé qu’il fallait faire véritablement fonctionner les Ligues et c’est en cela que les différents responsables des Ligues ont pris conscience de la chose. C’est pour cela que le président de la Ligue du sud s’attèle à nous organiser des compétitions. Ce qui fait que les clubs de l’Atlantique/littoral ont commencé par avoir beaucoup plus de compétitions dans les jambes et la différence se fera sentir au niveau de la phase finale du championnat national.

Vous confirmez que l’objectif de l’Aspac est d’être champion cette saison ?

Affirmatif en Hommes et en Dames. Au niveau des Dames surtout, j’ai déjà pris l’option. Pour exemple, en quatre confrontations, contre Flowers, cela fait quatre victoires. Par contre, c’est au niveau des hommes que nous recherchons encore les marques pour que cela puisse se faire.

Votre mot de fin pour clore cet entretien…

Je voudrais déjà vous remercier pour cet intérêt que vous aviez vis-à-vis du handball parce que, d’habitude, les journalistes aimaient le sport roi. Je voudrais en appeler à la Fédération pour qu’elle puisse offrir beaucoup plus de compétitions et aussi un peu plus de moyens pour que la pratique du handball se fasse plus librement. Je profite pour lancer un nouveau défi à mon éternel rival pour dire que les jeux ne sont pas encore faits.

Propos recueillis par : Abdul Fataï SANNI

Matin Libre

Commentaires

commentaires

Commentaires

commentaires

LAISSER UN COMMENTAIRE