Fédération Béninoise de Football: Le Congrès électif reporté, le Conor se justifie

Fédération Béninoise de Football: Le Congrès électif reporté, le Conor se justifie

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Le tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo a décidé, le vendredi 1er avril 2016, à travers une ordonnance, de surseoir à la tenue du congrès électif programmé pour le dimanche 4 ou lundi 5 avril par le Conor. Dans la foulée, le comité de normalisation a pris la décision de reporter le forum de réconciliation et le congrès électif à des dates ultérieures. C’est pour donner des explications à ces évènements que le président du Comité de normalisation, Rafiou Paraiso, s’est prononcé le samedi 2 avril 2016, sur les antennes d’une radio de la place. Ainsi, abordant le point concernant la décision du Tribunal de Première instance de Première classe de Porto-Novo qui sursoit à l’organisation du congrès électif de la Fbf par le Conor, il a laissé entendre « qu’aucun tribunal ordinaire ne peut connaître des problèmes du football ». «Il y a une jurisprudence en la matière », a-t-il martelé avant de donner l’exemple de la crise de 2010 au cours de laquelle la FIFA avait signifié que tous les différents entre les acteurs du football et/ou avec une association nationale ne peuvent être connus par un tribunal ordinaire. «Après le Congrès qui a élu Victorien Attolou comme président de la FBF, le Tribunal de Porto-Novo avait reconnu ce dernier comme président, mais la Cour suprême s’était déclarée incompétente pour connaître ce dossier », a-t-il poursuivi pour justifier son argumentaire. Selon lui, la tenue du congrès ne peut pas être imputée au respect strict de cette décision du tribunal.

Le congrès électif reporté
Pour le président du CoNor, la seule condition pour aboutir au congrès est la tenue du forum de réconciliation. Ainsi, du fait que ce forum n’ait pas lieu, il serait impossible d’organiser le congrès électif. «Dans notre chronogramme d’actions, il était bien prévu l’organisation des assises sur la réconciliation des acteurs du football. C’est-à-dire, créer un cadre pour permettre à tous les acteurs de tous les camps et autres personnes intervenant dans le football de faire des propositions et des recommandations », a rappelé le président Rafiou Paraiso. « Mais n’ayant pas eu les moyens pour faire cette importante rencontre, nous constatons qu’il est matériellement, politiquement et sportivement, impossible de tenir le congrès électif », a-t-il conclu. Alors, il est clair que le congrès électif n’aura pas lieu le lundi. Et ce sera à une date ultérieure comme l’a précisé un communiqué du Conor en date du samedi 2 avril.
ils ont dit

Roland Lanmandoucelo, acteur sportif
« Nous devons procéder au changement de modèle »
« Le problème que vit notre football est l’illustration de l’hypocrisie collective. Car, il y existe des clans faits de parrains et des associations sous parrainages occultes. Alors, pour résoudre ce problème, il faut procéder au changement de modèle. Cela signifie que l’idée du business ne soit plus cachée par les différents acteurs et que ceux-ci (responsables de clubs et associations) soient conscients que le football professionnel est de leur ressort. De là, l’équipe nationale ne saurait être confondue à une propriété d’un clan et qu’il est du ressort du Ministère d’en organiser le fonctionnement. Il faut que chacun fasse son travail et que chaque acteur joue son rôle. Et cela doit passer par la révision de la charte du sport et l’adoption d’un code de pratique du sport au Bénin. Il faut revoir le mécanisme de financement du sport en bannissant le mécénat qui tue le sport à long terme. C’est-à-dire, nous devons agir sur la politique générale en matière de sport afin de lui éviter de vaciller au gré des compromis et des compromissions. Je crois que c’est l’une des réformes urgentes que le comité national olympique doit aider le prochain gouvernement à réaliser. Cela va permettre de faire du sport de véritables entreprises ».

Edyson Komi, Secrétaire général Energie Fc
« Le Conor doit revenir exclusivement à sa mission principale qui est la réconciliation»
« Par rapport à la situation à la Fbf, je pense que le Conor doit revenir exclusivement à sa mission principale qui est la réconciliation des membres de la famille du football. Après cela, il peut procéder à l’organisation du congrès d’où va germer le nouveau bureau exécutif. Car, avec tout ce qui se passe aujourd’hui, on se rend compte que c’est en voulant jouer un autre rôle que les membres du Conor se mélangent les pédales et essaient de se justifier. Il eut fallu simplement écouter les protagonistes avec leurs propositions ou conditions, convoquer un forum ou une AG et faire voter les propositions donc les modifications des textes s’il y en a, par tous les membres au vu et au su de tout le monde. Et ainsi décider démocratiquement ; les décisions se seraient imposées à tous et on organise les élections. Quelle que soit la liste qui sera choisie, tout le monde se plierait ».

Carinos Chanhoun, Red Chef de Benin-finder.net
« Il faut trouver un temps mort pour repenser l’organisation de ce congrès électif »

« Le Comité de Normalisation de la Fédération béninoise de football a montré ses failles vers la fin de sa mission. Ce qui sera très préjudiciable pour la sortie de crise. Nous l’avions tous acclamé dans sa démarche d’organiser le championnat national de football. Mais chemin faisant, le CoNor confirme les soupçons des uns qui prophétisaient qu’il serait en mission pour l’ancien président de la FBF. L’ultime erreur de la bande à Paraiso est de n’avoir pas pu s’arranger pour avoir une autre liste en plus de celle d’Anjorin Moucharafou pour le congrès électif. Sur ce point, c’est légitime que certains acteurs de ce football protestent. C’est aussi légitime pour le Tribunal de Première instance de Première classe de Porto Novo de surseoir toutes les activités liées à l’organisation du congrès électif de la FBF par le CoNor. Car, à l’allure où vont les constations, ça craint et il faille trouver un temps mort pour repenser à l’organisation de ce congrès électif afin qu’on ne crée point une autre crise en voulant solutionner la précédente. »

Anselme HOUENOUKPO

aCotonou

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