Et si on optait pour une rupture au niveau de la FBF...

Et si on optait pour une rupture au niveau de la FBF ?

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Le vent du nouveau départ qui souffle sur le Bénin ne doit épargner aucun secteur d’activité. Par conséquent, le sport béninois et particulièrement le football, sport roi, doit se laisser emporter par ce nouveau souffle.

Rompre avec les mauvaises habitudes est le slogan du « Nouveau Départ » qu’incarne Patrice Talon. Le chef de l’Etat a clairement fait savoir que nous ne devons plus avoir honte de parler de notre maladie. Il faut alors trouver un puissant remède pour détruire les maux qui malmènent depuis longtemps le sport roi au Bénin et tente de l’empêcher d’évoluer sous cette nouvelle ère.
Les vrais observateurs n’hésiteront pas à nous dire que la solution est toute simple. Oui elle est vraiment toute simple, pas besoin de faire de la magie ici, même si le Président Talon pense en faire. En dehors des moyens, le « Nouveau Départ du football » comme on peut se permettre de le désigner, nécessite des hommes nouveaux pour de nouvelles idées de développement de la discipline.

Il est donc temps de casser la baraque et de vider l’écurie de gestion de la Fédération béninoise de football de tous les éléments qui n’ont plus rien de nouveau à apporter. Comme le dit l’autre « Nous n’avons plus besoin de ce vieux disque rayé. » Cela suppose qu’il faut tout de suite étouffer dans l’œuf le coup de force en gestation, pour ramener à la tête de la Fédération béninoise de football (FBF) avec la complicité de la Confédération africaine (Caf), Anjorin Moucharafou.
L’ancien président de la fédération n’a plus rien à démontrer. Plus de vingt ans au service du football béninois pour quel résultat ? Il a franchi tous les paliers du cercle fermé du comité exécutif de la FBF. De simple membre, il est parvenu à la tête de la FBF (pour deux mandats). Il a même dirigé la FBF depuis la prison… Bref, il n’est point intéressant de rappeler tous ses mauvais souvenirs qui n’honore guère le football béninois, encore moins l’intelligentsia béninoise. Mais il faut néanmoins souligner qu’il a été en prison pour détournement de fonds et mauvais gestion de la FBF.

Et le voilà qui se prépare à revenir. Et de quelle manière ? Sous quelle forme ? Et sous quelle ère ?
Le Comité de Normalisation (Conor) mis en place pour réorganiser une FBF qui en ce moment-là n’avait pas besoin d’être dissoute, a pris les reines de l’institution pour finalement mettre en place une nouvelle équipe avant la date butoir du 30 avril. Mais hélas il n’a pas pu atteindre l’objectif à lui fixé. Dans 24 heures, le CONOR se retrouvera dans l’illégalité. Et c’est justement dans cette illégalité qu’il obtient le soutien de la Caf par un courrier menaçant, pour organiser le 4 mai prochain le retour à la tête de la FBF de Anjorin Moucharafou and Co, un repris de justice mis en liberté provisoire.
Attention le « Nouveau départ » ne signifie pas le retour de toutes les vieilles casseroles rehabillées au couleur de la rupture. Non !

C’est bien beau de se parer de belles intentions et une volonté manifeste, mais ne perdons pas de vue qu’on a du mal à se débarrasser de nos vieilles habitudes ancrées en nous. « A beau chasser le naturel il revient au galop. » Dit-on. Il se pose alors la pertinente question de savoir, s’il n’y a pas mieux pour conduire le destin d’une jeunesse innocente qui a longtemps souffert de la mauvaise foi de ces dirigeants ?

Le nouveau et jeune Ministre des sports doit aussi se poser la même question. Mais il doit commencer par se débarrasser de l’esprit toute idée de sanction de la CAF et de la FIFA, comme le font miroiter certains dans l’intention de l’obliger à laisser M. Anjorin et son équipe s’installer. Il aurait commis une grosse erreur que les acteurs du football béninois ne lui pardonneraient point. La rupture n’est pas synonyme de l’exclusion d’accord mais, nous devons en permanence jeter un regard dans le rétroviseur, tout en ayant la présence d’esprit que nous avançons dans une nouvelle ère.

Judicaël ZOHOUN

aCotonou

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3 COMMENTAIRES

  1. « The right man at the right place  » dit on. Mettons l’homme kil faut la place qu’il faut et oublions les querelles et les rancoeurs. Point.

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