Entretien avec le promoteur du tournoi de basket-ball Csp Gbéto : «Il...

Entretien avec le promoteur du tournoi de basket-ball Csp Gbéto : «Il y a certains enfants qui émergent… », dixit Zimé Alassane Yérima

0
PARTAGER

Initiateur du tournoi de basket-ball,Csp Gbéto, Zimé Alassane Yérima contribue, au Bénin, au développement de la balle au panier. Dans une interview exclusive qu’il nous a accordée, l’homme a rappelé les objectifs dudit tournoi et a fait un bilan global de ses 15 années d’existence.

Matin Libre : Bonjour monsieur ! le tournoi de basket-ball CspGbéto a repris depuis quelques semaines. D’entrée, dites-nous vos objectifs en initiant une telle compétition.

Zimé Alassane Yérima : Cette compétition vise dans un premier temps à favoriser le brassage interscolaire et à offrir un cadre de divertissement sain aux jeunes. C’est surtout notre contribution à l’émergence du basket-ball en milieu scolaire et sur le plan national.

Et après cinq journées de compétition, comment appréciez-vous cette édition?

Effectivement, la compétition a démarré depuis le 6 février 2016. Il faut remarquer que pour cette édition, nous avons cinq équipes chez les garçons et trois au niveau des filles. Les matches se jouent en linéaire. Toutes les équipes vont se rencontrer et les deux meilleures iront en finale. Pour le moment, toutes les équipes ont répondu à l’appel. Il n’y a pas eu de match non tenu. Les arbitres sont au rendez-vous. Les matches démarrent aux heures prévues dans le calendrier. Cela veut dire que tout se déroule dans les meilleures conditions. Il faut remarquer que depuis que ce tournoi est lancé, le Csp est devenu un lieu de rendez-vous des jeunes élèves.

Que peut-on retenir sur le plan technique ?

Sur le plan technique, d’abord il faut rappeler que ce sont des jeunes. Nous avons des enfants qui se cherchent encore. Ce qui fait que nous remarquons quelques déchets au niveau du jeu. Des mauvaises passes, des dribles qui ne sont pas encore très maîtrisés, les contres attaques inexistantes. Cependant, nous avons observé quelques individualités. Il y a certains enfants qui émergent, qui montrent de belles choses par quelques actions qui ne manquent pas d’applaudissement de la part du public. Au niveau des filles, il faut dire que le constat est encore plus amer. Il semble que nos filles, par rapport au sport, sont encore loin et il va falloir que nous fassions un travail profond à ce niveau.

Entant que promoteur du tournoi, que comptez-vous faire pour relever le niveau de la compétition et surtout celui des filles ?

Au niveau des filles, je pense qu’il faut d’abord ramener de façon générale le sport à l’école. Si on ramène le sport à l’école, je pense que le basket-ball pourra émerger à la longue. Mais il faut surtout revoir le programme. Il faut remarquer que les mercredis soir et les samedis matin comme soir, au lieu que ces demi-journées soient réservées pour les compétitions, on remarque que les enfants ont des TD (travaux dirigés, ndlr). Ce qui fait qu’il y a assez d’absences lors des séances d’entraînement. Si on peut corriger cela, je pense que le basket-ball se portera mieux.

Cette année, vous êtes à la 15e édition du tournoi Csp Gbéto. Si on vous demandait de faire un bilan comparatif par rapport aux éditions antérieures, que direz-vous ?

Par rapport aux éditions antérieures, il faut remarquer qu’il y a moins d’équipes, surtout au niveau des filles et c’est par rapport à l’âge. On a essayé de limiter l’âge. Ce sont des reformes. Il faut avoir moins de 18 ans pour pouvoir prendre part à cette compétition. Il y a des établissements qui ont voulu participer à la compétition mais lorsque les coaches ont fait le bilan par rapport à l’âge, ils se sont rendus compte qu’il n’y avait que trois joueuses qui respectaient les critères d’âges. Puisque, la catégorie concernée est celle des U18 ans. C’est-à-dire qu’il faut avoir 18 ans et moins. Je pense que c’est ce qui a fait que nous avons eu moins d’équipes cette année par rapport aux années précédentes.

Un appel à l’endroit des établissements pour vous aider dans cette bataille pour rehausser le niveau du basket-ball ?

Les chefs d’établissement peuvent jouer un rôle très important. Si un chef aime le sport, forcément, son établissement émerge. Nous avons eu des cas l’année passée où des joueurs étaient prêts à participer au tournoi et les enfants voulaient seulement la couverture administrative. Mais ils ne l’ont pas eue. Ils se sont alors cotisé de l’argent et ont pris part au tournoi. Au finish, ils ont remporté le trophée. Donc, je voudrais demander aux chefs d’établissement qu’ils essaient d’allouer un dixième de leur budget au sport. Et je suis sûr que le sport va décoller dans les écoles. Pour finir, je dirai que les rencontres se poursuivent. Le samedi prochain, il y a encore des matches et je demande au public de sortir massivement au Csp Gbéto pour soutenir les différentes équipes pour la suite de la compétition. Je vous remercie.

Réalisation : Abdul Fataï SANNI

Matin Libre

Commentaires

commentaires

Commentaires

commentaires

LAISSER UN COMMENTAIRE