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Entretien avec le président de la Fbbb au sujet du championnat national : «Le prochain champion aura des matches dans les jambes…», dixit Alex Abdul Paraïso

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Samedi 19 mars 2016, le coup d’envoi du démarrage du championnat national de basket-ball sera donné. Une compétition statutaire qui va réunir pendant plusieurs mois cinq équipes au niveau des hommes et six chez les dames. Dans ce cadre, Abdul Alex Paraïso, président la Fédération béninoise de basket-ball, dans un entretien exclusif qu’il nous a accordé, a levé un coin de voile sur les dispositions pratiques qui sont prises pour la réussite du championnat et a invité les clubs à laisser les joueurs s’exprimer. Lisez-plutôt !!!

Prévu pour démarrer samedi 4 mars 2016, le championnat national de basket-ball saison 2015-2016 a été reporté au samedi 19 mars. Dites-nous président les raisons qui justifient ce report ?

Merci monsieur le journaliste. En effet, nos championnats nationaux de Première Division sont censés commencer samedi 4 mars prochain mais à cause du report de la date des élections présidentielles, nous avons été obligés de repousser notre date au 19 mars prochain.

Contrairement aux autres années où on assiste à un championnat de poules, et qui durerait à peine une semaine, vous avez cette fois-ci opté pour un championnat linéaire. Pourquoi cela ?

Rectificatif ! Notre championnat n’a jamais duré une semaine. Notre championnat a toujours duré des mois. Mais cette année, nous avons décidé de changer la formule. Parce que les autres années, on a constaté que les clubs dits ‘’forts’’ jouent avec les clubs dits ‘’faibles’’. Ce qui baisse en quelque sorte le niveau. Ces clubs forts font des scores larges mais ce n’est pas encore ça. Nous avons décidé dans les règlements des championnats écoulés de repasser à l’élite. Donc, nous entamons cette saison le championnat d’élite où les clubs plus forts seront ensemble. Les autres clubs vont jouer en Deuxième Division et auront leur phase finale. Avec cette option, les équipes jouent à des niveaux sensibles et le championnat devient plus intéressant. En passant à l’élite, je pense que cela permettra à nos clubs et au prochain champion du Bénin d’avoir assez de matches dans les jambes pour pourvoir bien affronter les autres équipes africaines.

Quelles sont alors les dispositions pratiques prises par la Fédération pour que le championnat soit une réussite du début jusqu’à la fin?

Dieu merci, nos championnats vont toujours à leur terme. Les dispositions seront celles habituelles. Les arbitres étaient récemment en stage de recyclage. Le stage va encore reprendre pour permettre une plus large participation. Il aura aussi un recyclage des commissaires et des arbitres. Les clubs se préparent chacun à son niveau. Les formalités administratives ont déjà pris fin depuis vendredi 26 février 2016. Je pense que, quand nous commencerons le 19 mars prochain, toutes les formalités seraient terminées et toutes les équipes auraient leurs licences. Normalement, il n’aura pas de problème.

Un problème qui s’oppose très souvent sur les aires de jeu est celui de l’arbitrage. Pouvez-vous rassurer que les arbitres sont désormais outillés pour véritablement accompagner ce championnat ?

Vous savez, le comité exécutif de la Fédération béninoise de basket-ball joue sa partition. Je vous parlais tantôt du recyclage des arbitres. Nous allons encore faire un deuxième recyclage aux arbitres pour les mettre au même niveau. Et je pense que c’est déjà une grande partition que nous jouons. Les arbitres sont en formation permanente. Et le nouveau concept de la Fédération internationale de basket-ball est que les arbitres soient en formation permanente, à tel enseigne que, quand un arbitre veut passer de grade à l’international, ayant déjà suivi la formation permanente, les quatre jours de stage, c’est juste pour évaluation. Donc, le fait d’être en formation permanente, cela les met au contact des modifications au niveau du basket-ball.

Après ce championnat, que peut-on attendre de la Fédération par rapport aux activités statutaires à venir ?

Le championnat de première Division n’est pas la seule activité de la Fédération. Il y a les championnats dans les districts et les Ligues qui sont nos structures d’organisation. Eux aussi vont bientôt démarrer leurs championnats. Leurs championnats concernent, chez les seniors, les équipes de Deuxième Division, et les petites catégories à savoir : U12, passerelles, cadets, juniors filles et garçons. Et quand ces structures de la Fédération vont finir d’organiser leurs championnats, dans leur espace géographique, par exemple, l’Atlantique va organiser ses championnats à Cotonou, l’Ouémé à Porto-Novo, ainsi de suite. Et les meilleures équipes de chaque catégorie vont se retrouver en phase finale. Notons qu’au passage, que nous avons au total treize catégories dont six chez les filles et sept au niveau des garçons puis une catégorie mixte. Donc les activités de la Fédération, ce n’est pas seulement la Première Division. Il y a aussi les autres catégories. Nous accordons même plus de priorités aux petites catégories que les grandes. C’est vrai que les grandes catégories, c’est la vitrine mais nous accordons aussi d’importance aux catégories d’âges. Parce que l’avenir est là.

Monsieur le président, on est au terme de cet entretien. Votre mot de fin…

Nous en appelons à l’esprit de fair-play, de fête puisque le championnat, c’est une occasion de fête pour permettre aux jeunes de s’amuser, de s’exprimer. Les jeunes en veulent. Ils veulent jouer. Donc les clubs n’ont qu’à laisser les jeunes évoluer, jouer et s’exprimer. Il y va de l’avenir de notre basket-ball et de l’avenir de ces jeunes. Le basket-ball est un sport très simple. On évolue au basket-ball aux Etats-Unis quand on a réussi dans les Universités. Quelqu’un qui joue bien au basket-ball aux Etats Unis, sachez qu’il a pris par l’Université. S’il ne travaille pas, il ne peut pas jouer. C’est pourquoi j’invite les clubs à laisser les jeunes s’exprimer. J’en appelle aussi au public de soutenir le basket-ball. J’en appelle également aux sponsors d’accompagner cette noble discipline. Je vous remercie.

Propos recueillis par Abdul Fataï SANNI

Matin Libre

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