Crise à la FBF : Talon préfère Anjorin à Ahouanvoébla

Crise à la FBF : Talon préfère Anjorin à Ahouanvoébla

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C’est une sanction que le président Patrice Talon vient d’infliger à Augustin Ahouanvoébla et son camp en facilitant l’élection à la tête de la Fédération béninoise de football (Fbf), d’Anjorin Moucharafou. Le député Augustin Ahouanvoébla paierait pour ses récentes positions politiques.

Alors que le Tribunal depremière instance (Tpi) de Porto-Novo a suspendu la tenue du congrès de la Fbf du vendredi, le gouvernement n’a pu rien faire pour découragerses organisateurs. Au contraire, le Comité de normalisation (Conor) et tous les congressistes ont bénéficié d’un appui sécuritaire. La rencontre que Michel Adjaka,le président de l’Union nationale des magistrats du Bénin (Unamab)qualifie dehold-up,a consacré l’élection du très controversé Anjorin Moucharafou. La liste de ce dernier était la seule approuvée par le Conor. Au-delà de la volonté du gouvernement de permettre à la jeunesse de renouer avec les aires de jeu,comme le soulignent ses adulateurs, le président Patrice Talon a donné un coup de pouce à Anjorin Moucharaf. Car, face aux nombreuses dénonciations notées dans le milieu du football, le gouvernement aurait dû suspendre le Congrès du vendredi, initier un dialogue inclusif et donner aux concurrents du nouveau président de la Fbf de prendre part à la compétition. Le député Augustin Ahouanvoébla, un adversaire d’Anjorin Moucharafou, aurait apprécié une telle démarche du gouvernement de la Rupture. Il aurait bien voulu affronter son ancien ami. Mais le gouvernement ne lui a laissé aucune chance. Sauf retournement de situation puisque le président Adjaka a déclaré que «Toutes les personnes qui ont été élues sur la liste sont sans exclusion dans le collimateur de la justice», Anjorin Moucharafou ne remettra son mandat en jeu qu’après quatre (04) ans. Face à l’évolution des évènements à la Fbf, certains analystes n’hésitent pas à confier, peut-être à raison,que le Chef de l’Etat a puni le député Ahouanvoébla qui a plutôt défendu, avec le Parti du Renouveau démocratique (Prd),  Lionel  Zinsou lors de la présidentielle de 2016. Le parti arc-en-ciel a même pourfendu la candidature de Talon en la présentant comme une menace pour la démocratie béninoise. Or de son côté,Anjorin  Moucharafou a soutenu Sébastien Ajavon qui s’est rallié au second tour de la présidentielle à l’ancien magnat du coton. Il a peut-être bénéficié de la sympathie du Chef de l’Etat dans sa bataille  pour la reconquête de d’un poste perdu en juillet 2013. La bataille pour le contrôle de la Fbf est certainement politisée. Les faits sont assez éloquents. Le gouvernement n’a pas fait  respecter la décision de justice. Il n’a surtout rien fait pour  empêcher l’élection d’un allié politique contesté par plusieurs acteurs du football national.

A.S.

Matin Libre

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2 COMMENTAIRES

  1. C’est un faux problme pour faire du peuple un bte. Donc dans ce pays, si quelqu’un veut quelque chose, il le fait malgr son rang d’autorit ? l tout le monde se taire.

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