Brésil :l’Association Chapecoense de football décimée après le crash d’un avion

Brésil :l’Association Chapecoense de football décimée après le crash d’un avion

2
PARTAGER

Un avion, avec à son bord 72 passagers, dont l’équipe brésilienne de football Chapecoense, et neuf membres d’équipage s’est écrasé lundi soir en Colombie, près de Medellin. Chapecoense, équipe méconnue, devait affronter l’équipe colombienne de l’Atletico Nacional en finale aller de la Copa Sudamericana, la deuxième compétition de clubs d’Amérique du Sud.

Un avion transportant l’équipe brésilienne de football Chapecoense (Etat de Santa Catarina) s’est écrasé lundi soir en Colombie, près de Medellin (nord-ouest), suite à des « pannes électriques », faisant 71 morts et six rescapés. Trois des footballeurs en font partie : Jackson Follmann, Alan Ruschel et Neto. Le gardien Danilo, conduit à l’hôpital, aurait succombé à ses blessures.

Un club peu connu en dehors du Brésil

L’Association Chapecoense de football, nom officiel du club décimé la nuit dernière, n’est guère connue en dehors du Brésil où les réferences restent Flamengo, Corinthians, Sao Paulo ou encore Palmeiras, sacré champion le week-end dernier.

Rien d’étonnant à cela. Il s’agit d’un club jeune, fondé dans les années 70 dans l’Etat de Santa Catarina, au sud du Brésil, et qui évoluait il y a encore sept ans en quatrième division.

Son accès parmi l’élite en 2014 a donc été une formidable réussite sportive et la récompense d’une gestion intelligente et rigoureuse qui lui a épargné la folie des grandeurs. Sans stars, à l’exception de quelques joueurs en fin de carrière comme Cleber Santana, ancien de l’Atletico Madrid, le petit Chapecoense s’est imposé en deux ans comme un sérieux acteur de la Coupe Sud-américaine, l’équivalent de la Ligue Europa.

Eliminé de justesse par River Plate, l’équipe de Buenos Aires, en quarts de finale l’année dernière, le club brésilien venait d’atteindre la première finale internationale de son histoire en éliminant la puissante équipe argentine de San Lorenzo.

« La plus grande tragédie de l’histoire de Chapeco »

Ce matin, l’équipe était attendue à Medellin pour la finale aller prévue demain soir contre l’Atletico Nacional, l’actuel champion d’Amérique du Sud que Chapecoense devait accueillir à son tour la semaine prochaine.

 

Promu cette saison en première division brésilienne, dont il occupe actuellement la 9e place, Chapeco avait surtout brillé dans son championnat régional de Santa Catarina, le remportant à quatre reprises (1977, 1996, 2007, 2011). Chapecoense peinait à susciter l’intérêt du public, y compris à domicile, ne faisant déplacer qu’une moyenne de 7 000 spectateurs par match de championnat la saison dernière, selon le site Globoesporte.

« C’est la plus grande tragédie de l’histoire de Chapeco, sans aucun doute. Il arrive au moment on vit un moment d’extase pour notre club de football et notre image. On était dans la liste des passagers de ce vol, moi et le président de Conseil de la Chapecoense, Plínio Davi , a déclaré le maire de la ville de Chapeco, Luciano Buligon. Nous sommes restés à Sao Paulo parce qu’on avait un rendez-vous aujourd’hui et demain. » Luciano Buligon devait rejoindre le plus vite possible Medellin.

22 journalistes sportifs à bord

Au total, 22 footballeurs, 28 accompagnants et membres de l’équipe technique se trouvaient dans l’avion. Vingt-deux journalistes faisaient aussi partie du voyage et un seul a survécu. Il s’agit de Rafael Henzel. Pour le moment, aucune information n’a été donnée sur son état de santé. Il avait posté sur les réseaux sociaux, avant le décollage, une image de joueurs à l’intérieur de l’appareil.

Sur la Toile, nombreux sont les messages de deuil et de soutien de joueurs de football, comme celui du brésilien William, attaquant de Chelsea. Les plus grands clubs de football du monde, tels le Real Madrid, le FC Barcelone ou Manchester United ont réagi en envoyant « leurs pensées » pour les victimes de la catastophe, dans des communiqués. Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a évoqué « un jour très triste pour le football ». Juan Carlos de la Cuesta, président du club Atletico Nacional, a pour sa part déploré une « si grande tragédie », et exprimé sa « solidarité pour soutenir le club Chapecoense et les familles ». L’Atlético Nacional a demandé à ce que la Copa Sudamericana soit attribuée à l’équipe de Chapecoense.

Cette catastrophe aérienne marquera à jamais la ville de Chapeco et son club de football. Le Brésil a décrété mardi 29 novembre un deuil national de trois jours. Depuis 1949, six autres équipes de football ont connu la même tragédie.

Alejandro VALENTE et Farid ACHACHE 


pressej.info

Commentaires

commentaires

2 COMMENTAIRES

LAISSER UN COMMENTAIRE