Après sa cooptation au secrétariat à l’organisation de la Fimaa : «Un...

Après sa cooptation au secrétariat à l’organisation de la Fimaa : «Un poste honorifique pour le Bénin», dixit Mathias Combou

0
PARTAGER

Du 17 au 18 septembre 2016 a été organisée au Palais des sports de Ouagadougou, la 5e édition de la Coupe d’Afrique des nations (Can) de Maracana. Et en prélude à cette compétition, la Fédération internationale de maracana et associations (Fimaa) a tenu son Assemblée générale ordinaire au cours de laquelle, Mathias Combou, secrétaire général de la Fédération béninoise de maracana (Fébéma) a été coopté secrétaire général à l’organisation de l’instance. Dans cet entretien exclusif qu’il nous a accordé, il nous a, non seulement  confié ses premières impressions mais a fait le bilan de la participation du Bénin à ce rendez-vous de Ouagadogou 2016. Lisez-plutôt !!!

Quelle est votre impression après votre cooptation au poste du Sg à l’organisation ?

Je vous remercie. D’abord, il faut souligner que la cooptation est une forme d’élection dans les instances les plus élevées en matière de pratique de maracana dans le monde. Aujourd’hui, après la présidence, la vice-présidence, le secrétariat général à l’organisation est le département le plus élevé au niveau du maracana dans le monde. Je me réjouis de ce poste. Je suis très content. Je remercie mon seigneur. Je remercie mon destin qui m’a donné cette joie. Je remercie tous ceux qui ont travaillé dans le maracana. Je remercie les autorités du Bénin, les autorités du ministère des Sports, en l’occurrence les anciens ministres qui se sont succédés et le ministre actuel des sport Oswald Homéky, qui n’a ménagé aucun effort pour que le maracana devienne une discipline nationale au Bénin. Vous avez vu la dimension que prend cette discipline dans le monde. Ce poste est non seulement honorifique pour le Bénin, pour la diplomatie béninoise mais surtout pour ma personne. C’est une tâche lourde que je tiens à accomplir avec beaucoup de loyauté, de diplomatie, de professionnalisme, de représentativité pour notre pays le Bénin. Je pense que partout où il y aura l’organisation du maracana dans le monde, le Bénin sera là et c’est le plus important à retenir pour cette cooptation et je pense que c’est la diplomatie béninoise qui a gagné.

A travers votre entrée, est-ce à dire que la Fimaa fait désormais confiance aux Béninois?

Forcement ! Vous n’êtes pas sans savoir que la Côte-d’Ivoire est le premier pays à disposer d’une Fédération de maracana. Avec le ministre Aplogan Djibodé, d’autres amis notamment Jacques Okoumassou, nous avons usé de diplomatie et du lobbying pour créer la Fédération béninoise de maracana. Ce fut le 15 décembre 2012, la deuxième Fédération au monde. Et cela ne peut passer sous silence. Du coup, ceux qui le font, sont récompensés. C’est comme cela que le président Totondé a été coopté, deuxième vice-président chargé de la Cfa qui est le cœur même du maracana, la Convivialité, la Fraternité et l’Amitié. Je voyais venir la chose. Je pensais que c’était au secrétariat général adjoint que j’aurais été coopté. Mais je prends tout un département. C’est à votre honneur, vous journaliste sportif, parce que je viens de la maison de la presse sportive. C’est à l’honneur du Bénin. C’est la preuve que le maracana béninois se porte bien quoique nous n’ayons pas joué les premiers. Ce n’est que partie remise. Nous irons du côté de Bamako l’année prochaine et nous allons plus nous préparer pour y aller. Parce qu’il ne suffit pas d’être dans les instances et que vos équipes fassent piètre figure. Le ministère a l’obligation aujourd’hui de nous donner les moyens, parce que le maracana est en train de prendre du volume. Nous sommes partis de cinq pays et vous avez vu le nombre de pays aujourd’hui. Nous irons encore loin. Il faudrait que le Bénin soit bien représenté dans la compétition internationale. Et cela va de soi pour que d’ici 50 ans, qu’on dise que le Bénin a joué les premiers rôles dans le maracana mondial.

En tant que secrétaire de la Fébém, quel bilan peut-on retenir de la participation béninoise pour la Can de maracana 2016 ?  

Un bilan catastrophique ! Nous sommes conscients que le ministère a joué sa participation, la Fédération a joué sa participation. Les joueurs ont sous-estimé la compétition. Ils en ont eu pour leur compte. C’est de l’expérience qu’ils sont en train d’acquérir. Ils n’ont pas compris qu’il faut vite aller de l’avant, et se mettre dans la peau de ceux qui gagnent. Ce qu’ils ont vécu à Ouagadougou, capitalisé aux quatre dernières éditions, je pense que tout le monde est conscient que le maracana béninois doit se porter mieux à travers notre championnat, à  travers les joueurs qui viennent, à travers les responsables de club, à travers le ministère des Sports, à travers la présidence de la République, pour que nous puissions écrire une page afin que l’histoire ne puisse pas se passer sous nos yeux, pour que nous puissions jouer un rôle important. Je pense que le Ministre a compris et il va mettre plus de moyens. Mais les moyens seuls ne suffisent pas. Il faudrait que les joueurs, le staff, la commission médicale, toutes les commissions prennent conscience et que nous fassions de cette discipline, un sport professionnel, un sport adapté aux réalités au 21e siècle dans notre pays. Je vous remercie.

Propos recueillis par Abdul Fataï SANNI, depuis Ouagadougou


Matin Libre

Commentaires

commentaires

LAISSER UN COMMENTAIRE