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2ème Tour aller Eliminatoires CAN U17 « Madagascar 2017 » : Bénin-Côte d’Ivoire: Les Ecureuils cadets tenus en échec mais ont livré une grande symphonie de football (La touche particulière du président de la République a porté ses fruits)

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Bénin-Côte d’ivoire n’a trouvé hier à Kouhounou aucun vainqueur. Comme l’affirme Vince : « Ce fut un beau match des Ecureuils cadets contre les Eléphanteaux. Du talent, de l’audace, de l’aisance technique, avec cette fois-ci, de vrais cadets Béninois, sans tricherie sur l’âge. »
Que pouvaient faire ces gamins devant des Eléphanteaux plus en jambes et habitués de cette compétition ? Oui. Que pouvaient-ils sans championnat, avec des clubs à l’agonie ? Il y en a qui oublient de se regarder dans le miroir… Pourtant, Edmé Codjo a su bâtir une équipe conquérante en quelques semaines seulement. Dans ce duel d’hier, les gamins béninois n’étaient pas dangereux et souverains que cela. Mais ont pu tenir la dragée haute à leurs adversaires. Edmé Codjo ayant su leur mettre dans les méninges que le jeu de football est un tout, dominé dans chaque secteur de l’équipe par trois choses : la technique, l’intelligence et l’esprit d’initiative. Et le bilan à l’issue de la rencontre, 1-1, témoigne d’une progression et d’une maturité nouvelles.
Menés par 1 à 0, but du sociétaire de l’ASEC mimosas Kouetou Guy Koffi, suite à une frappe des 25 mètres à la 37ème mn, les Béninois rétabliront la parité dans les arrêts de jeu de la première partie, 45 mn +2, sur pénalty, transformé en but par le joueur d’ESAE, Joël videkon.
Les Béninois finiront par traverser la soirée, escortés par ce nul 1-1, pour le grand bonheur du Bénin sportif, car les antipatriotes annonçaient le « kédjénou » d’écureuils à la fin du match. Ils resteront certainement faméliques car les Ecureuils ont réussi à enfiler le boubou qu’ils pensaient trop grand pour eux. La manche retour est prévue le weekend du 19 au 21 août prochain.
Pour rappel, à l’issue du premier tour marqué par moins de six forfaits, cinq équipes avaient obtenu le droit, sur le terrain, de poursuivre leur parcours : Algérie, Maroc, Soudan, Namibie et Tanzanie.
Par ailleurs, les sept équipes qui rallieront Madagascar l’année prochaine seront connues le premier week-end du mois d’octobre à l’issue du troisième et dernier tour éliminatoire.

La touche du président de la République
Dans ces compétitions continentales ou internationales, non seulement une bonne préparation préalable s’impose mais surtout la bonne condition physique, la résistance aux efforts, l’homogénéité et fondamentalement une bonne dose de réalisme et d’humilité constituent les socles de l’édifice des antagonismes. La conjugaison de toutes ces qualités tempèrent et excusent les ardeurs mal contenues et, par ricochet, ennoblissent les échecs. Ça, le sélectionneur le sait et a préparé l’équipe du Bénin et surtout le mental des enfants en conséquence, sans grands moyens.
Et le chef de l’Etat qui veut désormais faire du sport une priorité, a commencé par marquer positivement les esprits depuis le 1er août dernier. En acceptant de venir à l’heure au stade et de suivre un match en lever de rideau avant la finale elle-même, sans donner des instructions pour qu’on joue 30 voire 20 mn x 2 au lieu des 45mn x 2 réglementaires, comme le gouvernement défunt nous a habitués depuis quelques années, le président Talon confirme qu’aucun sacrifice n’est grand lorsqu’il s’agit de la jeunesse. Pour la rencontre d’hier, le chef de l’Etat est allé galvaniser le moral des gamins, un peu comme pour leur dire, « plus rien ne sera comme avant. Vous avez le soutien total de mon gouvernement ! » C’est ça un vrai Père de la Nation. Un Président de la République ! Poutine, Hollande, Angela Merkel etc. ont compris cela depuis des lustres. Et ce n’est donc pas par hasard que leurs pays sont des nations de sport.
Talon est adulé aujourd’hui pour cette vision qu’il a pour le sport béninois. Les prochains jours nous édifieront mais pour l’heure, décernons au président de la République un satisfecit, même si c’est anticipé, lui qui a compris que le Football est aujourd’hui l’opium du peuple et que ce sport-roi est devenu une industrie.

Ceux qui ont gagné une fois le sceptre continental
La phase de qualification de l’épreuve des moins de 17 ans représente toujours une énigme car, pour les joueurs, il s’agit le plus souvent de leur première compétition internationale et les places fortes n’en sont plus. Le Ghana a remporté deux fois le titre mais la dernière en 1999, année de la troisième édition.
Le Nigeria a été consacré deux fois également, la deuxième il y a presque dix ans. Le troisième pays à avoir inscrit son nom à deux reprises au palmarès est la Gambie qui avait surpris tout le monde en 2005 et 2009. Cinq autres équipes ont gagné une fois le titre chez les cadets, à savoir le Burkina Faso, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, l’Egypte et le Mali, tenant de la couronne.

FSP

aCotonou

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