Vers un démantèlement des réseaux de trafic illicite de médicaments.

Vers un démantèlement des réseaux de trafic illicite de médicaments.

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Malgré les textes réglementaires relatifs à l’importation, la détention et la vente des médicaments en république du Bénin, le trafic de médicaments contre faits prend de plus en plus d’ampleur dans le pays. En effet, selon une étude récente, plus de 30% des médicaments en circulation au Bénin sont contrefaits et proviennent essentiellement de « Adjégounlè » – un marché spécialisé dans la vente des médicaments contrefaits, contrôlé par des lobbys politiques et des trafiquants de drogues.

Une situation qui ne laisse pas indifférent le gouvernement de la Rupture pour un Nouveau Départ, qui, lors de sa séance hebdomadaire du conseil des ministres du jeudi 1er septembre 2016, a annoncé l’organisation de l’opération PANGEA IX qui est une initiative de l’Organisation Internationale de Police Criminelle (OIPC-Interpol) pour lutter contre la criminalité pharmaceutique transnationale.

Selon le Ministre d’Etat, Pascal Irénée Koupaki, cette opération vise d’une part, à sensibiliser les populations aux effets nuisibles de la consommation des médicaments vendus en dehors du circuit règlementaire, d’autre part à démanteler les réseaux de trafiquants de faux médicaments et à engager des poursuites judiciaires contre les personnes impliquées.

Toujours selon le ministre d’Etat, cette opération vise également à intercepter, saisir et détruire des stocks de médicaments provenant de commerce ou du trafic illicite de médicaments et mobilisera, dans sa phase opérationnelle, les ministères de la santé, de l’intérieur et de la sécurité publique, de la défense nationale, de l’économie et des finances, du cadre de vie et du développement durable.

Rappelons que, contre le trafic de faux médicaments, le Président Jacques Chirac et plusieurs chefs d’Etats ont initié en octobre 2009 à Cotonou un appel international. Ce message politique, qui a été perçu comme un encouragement aux professionnels de la santé et aux différentes administrations à coopérer pour appliquer ou créer les conditions législatives et normatives permettant de lutter contre les faux médicaments, est resté lettre morte.

 

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