Trafic routier et surcharge : Les conducteurs toujours dans l’exagération

Trafic routier et surcharge : Les conducteurs toujours dans l’exagération

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Malgré la hausse du prix du trafic routier et la réduction des postes de contrôle, rien n’a changé dans le comportement des conducteurs de taxi. Que cela soit Cotonou-Ouidah, Cotonou-Hilacondji ou Cotonou-Bohicon, la surcharge continue. Un véhicule de 5 y compris le chauffeur continue de charger 7 personnes. Pourtant, il n’y a pas longtemps, les prix des différents trafics ont augmenté. Dans le temps, il était dit que c’est pour contraindre les conducteurs à respecter la charge normale. Un véhicule de 5 places devrait effectivement charger 5 personnes soit 3 personnes à l’arrière et 2 devant y compris le conducteur. Mais cela n’a jamais été respecté. Entre-temps, pour justifier cela, les conducteurs de taxi ont évoqué le fait qu’il y a trop de postes de contrôles sur les axes. Mais depuis l’avènement de la Rupture, les postes de contrôle ont aussi été réduits. Mais les conducteurs continuent toujours de faire de surcharge au grand dam des passagers. Avant,Cotonou-Ouidah c’était 500f avec au moins deux postes de contrôle mais depuis,  c’est passé à 800f. En même temps, leposte de contrôle est réduit à un au niveau de la forêt de Ahozon. Il en est de même pour Cotonou-Hilacondji qui, de 1200f ou 1500f, est passé à 2000f voire 2500f. Entre temps aussi, les postes de contrôle ont été réduits. Mais les conducteurs de taxi de 5 places continuent toujours de prendre 4 personnes à l’arrière et 2 à l’avant. Ajouté au conducteur, cela fait 7 personnes au total. Et si vous avez la malchance que parmi les passagers, il y en a un ou deux qui ont du surpoids, c’est le calvaire pour les autres. Parfois même, ils devront s’asseoir sur une seule fesse tout au long du trajet dans l’inconfort total. Les récriminations des passagers n’y changent rien. Ils sont obligés de subir la gloutonnerie des conducteurs de taxi qui ne respectent pas les décisions pourtant prises par leur propre association faitière, le Collectif des syndicats des conducteurs, transports et travailleurs assimilés du Bénin (Cosycitrab) dirigé par Claude Quenum. Ils foulent au pied le droit des passagers, l’essentiel pour eux étant de se faire plus d’argent. Du coup, les accidents de circulation se multiplient sur les axes routiers. Le ministre des infrastructures et des transports Hervé Hêhomey est interpellé. Le respect des normes en matière de trafic routier doit être le leitmotiv du Nouveau départ. C’est aussi cela la rupture.

B.H


Matin Libre

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