Suppression probable de l’Onasa : Les travailleurs appellent Talon au secours

Suppression probable de l’Onasa : Les travailleurs appellent Talon au secours

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Les signaux passent désormais au rouge au Ministère de l’Agriculture de l’Elevage et de la pêche (Maep). Non pas parce qu’il y a une menace d’invasion de chenilles ou d’insécurité alimentaire en vue. Mais, parce que plus de 500 travailleurs de ce ministère, sans salaires craignent de se retrouver finalement au chômage. Vêtus de rouge, soufflant leur dernière énergie dans du vuvuzela, les travailleurs de l’Office nationale de sécurité alimentaire (Onasa) ont donné hier de la voix à travers un sit-in au Maep. Ils dénoncent le manque de ressources suffisantes pour le fonctionnement de la structure, le blocage des activités de constitution de stock de sécurité depuis avril 2016. La session Onasa du Syndicat national des travailleurs du développement rural (Synatrader-Onasa) et le Syndicat national des agents des boutiques témoins (Synabote), fustigent également le blocage du processus devant aboutir à la définition d’un statut juridique précis au profit des travailleurs du Programme national des Boutiques témoins. « Nous exigeons le déblocage immédiat des activités suspendues, à travers la mise à disposition de l’office de moyens adéquats ; la régularisation immédiate de la situation des carrières de chaque travailleur du Programme des boutiques témoins ; la dotation par l’Etat d’un fonds de sécurité alimentaire à l’instar des structures sœurs de la sous-région », a laissé entendre Flavien Affouda, trésorier général du Synatrader-Onasa.

« Non à la suppression de l’Onasa ! »
L’une des inquiétudes des travailleurs, c’est surtout la suppression prochaine, dans le cadre des réformes. La preuve, pour les militants du Synatrader-Onasa, il serait procéder à la suppression d’ores et déjà des lignes de crédit de l’Onasa dans le projet de budget du Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche exercice 2017, transmis à l’Assemblée nationale. Il s’agirait là, selon les travailleurs, d’ »un paradoxe quant à l’appréciation de la sécurité alimentaire par le Gouvernement Talon. « Les actions menées jusqu’à là par les travailleurs n’ont offert aucune assurance quant au devenir de l’Onasa et n’ont abouti qu’à des promesses qui sont loin de garantir aux travailleurs la perception de tous les arriérés de salaires et autres émoluments », précise la motion de protestation. Venu soutenu les agents protestataires, le Secrétaire général de la Confédération des travailleurs du Bénin (Cstb), Paul Essè Iko, déplore la situation et invite le Gouvernement à mieux considérer la situation des travailleurs. « Il faut certes la rupture. Mais il n’est pas question de supprimer l’Onasa qui existe depuis 20 ans », a-t-il souligné. La motion de protestation a été transmise à la Directrice de cabinet du Ministre de l’Agriculture, Françoise Assogba, qui se chargera de latransmette à l’autorité.

Fulbert ADJIMEHOSSOU

aCotonou

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