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Suppression ou compression des universités de création récente : Le gouvernement ploie sous la pression des universitaires et populations

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Plus de compression ou de suppression d’universités de création récente. La réforme consistant à regrouper autour des universités d’Abomey-Calavi (Uac), les centres universitaires de création récente à savoir l’Université de Parakou (Up), de Porto-Novo, de Lokossa, de Kétou, d’Abomey et de Natitingou vient simplement d’être passée à la trappe. En effet, suite aux menaces et pressions des populations et universitaires, le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique a finalement cédé en procédant à la modification du projet de décret portant Attribution, Organisation et Fonctionnement (AOF) dudit ministère. L’article 88 de la nouvelle version de l’Aof reconnait désormais les universités d’Abomey-Calavi (Uac), de Parakou (Up), de Porto-Novo, de Lokossa, de Kétou, d’Abomey et de Natitingou comme étant des organismes et établissements publics sous tutelle du ministère en charge de l’enseignement supérieur. De même l’article 85 stipule qu’en cas de besoin, d’autres organismes et établissements publics peuvent être crées. Voilà qui met fin alors à la polémique relative à la confection d’une nouvelle carte universitaire en vue de supprimer ou compresser certaines universités crées sous le régime défunt. Une réforme qu’avaient énergiquement combattue le Syndicat autonome de la recherche et de l’enseignement supérieur (Synares) et les populations bénéficiaires. Une vision du gouvernement dans l’enseignement supérieur considérée comme rétrograde, porteuse de graves conséquences non seulement pour les universités mais également pour les populations. Selon certains universitaires, l’autorité ministérielle aurait enfin compris que l’érection de ces nouvelles universités est le fruit de rudes et longues batailles que mènent les représentations syndicales universitaires du Bénin depuis plus d’une trentaine d’années. Ceci dans l’optique de solutionner la question de massification des effectifs des universités. Toute chose qui a permis de desserrer l’étau autour de l’Uac avec un élargissement des offres de formation de la communauté estudiantine. De peur d’affronter à la fois les universitaires et les populations pour imposer cette vision d’arrière-garde, le gouvernement de la rupture vient simplement de fléchir face à la pression. Du rétropédalage simplement, selon certains citoyens.

Aziz BADAROU

Matin Libre

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