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Supposé blocage de la construction d’un parking gros porteur à Cotonou : La municipalité dément et accuse l’AGETIP

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Le Directeur général de l’AGETIP Bénin, Raymond Adékambi, a accordé une interview à la presse béninoise faisant état de blocage par la municipalité de Cotonou, des travaux construction d’un parking gros porteur, objet de contrat entre l’AGETIP et la municipalité. Par le biais d’un point de presse tenu dans ses locaux et animé par son secrétaire général et porte-parole, Raoul Sylvérius Faladé, la municipalité de Cotonou a tenu à éclairer l’opinion publique et rétablir la vérité des faits.

Pour le secrétaire général et porte-parole Raoul Syvérius Faladé, le décongestionnement de la ville de Cotonou a toujours été le souci majeur des autorités municipales de la ville. Et c’est dans ce contexte que la municipalité, a signé avec l’AGETIP, la convention N°091/MCOT/DC/SG-DSEF-DST-DSAJ-DPDM du 06 décembre 2013, portant sur la construction d’un parking de véhicule poids lourd et ses voies d’accès à Cotonou dans le 10e arrondissement Portant sur un espace de 18ha, le projet est estimé à 35 milliards de FCfa, et est constitué de deux composantes notamment la construction du parking et les voies d’accès et la traversée de Cotonou. La recherche de financement du projet est confiée exclusivement au concessionnaire.

Des engagements des parties

Selon l’article 3 de la convention,le concessionnaire s’engage à concevoir le projet, réaliser toutes les études, rechercher les financements nécessaires, exécuter les travaux et exploiter les installations pendant toute la durée de la concession et transférer les infrastructures et les équipements à l’autorité concédante après la durée d’exploitation. L’Agétip devra également payer pour le compte de l’autorité concédante, les frais de dédommagement des sinistrés situés dans l’emprise du projet déclarée d’utilité publique. Quant à l’autorité concédante (Municipalité de Cotonou), elle s’engage à apporter son appui institutionnel à toutes les étapes de réalisation du projet.

Mais contre toute attente, et à un moment où aucune action n’a été entreprise sur le terrain, l’AGETIP revient à la charge pour solliciter de la part du maire, l’autorisation de la collecte des taxes de stationnement auprès des transporteurs pour une durée de 06 mois avant de procéder à l’installation des équipements. Ce qui est contraire au contrat qui stipule en son article 8 que « La durée de l’exploitation sera fixée à 35 ans à partir de la date de la mise en service du parking soit  25 ans pour le remboursement du financement et une période additionnelle de 10 ans au bénéfice du concessionnaire . La Mairie s’étonne donc de ce recouvrement anticipé que demande son partenaire AGETIP-Bénin. Selon le conférencier, l’Agétip a fait état du décaissement de 700 millions de FCfa pour le dédommage des sinistrés d’une partie de l’emprise et est à la recherche de 400 millions de Fcfa, pour en dédommager d’autres. Seulement, alors que l’autorité municipale a manifesté sa disponibilité à poursuivre les discussions jusqu’à l’aboutissement de ce projet qui est cher au Maire de Cotonou, le ,Dg/AGETIPn’a trouvé autres moyens que  d’accuser par presse interposée, la municipalité  de blocage du projet, alors même que le contrat a lui-même prévu en son article 14, les voies de recours pour un règlement à l’amiable en cas de conflit éventuel. A en croire Raoul Faladé, l’AGETIP-Bénin n’a pas besoin d’un arrêté municipal pour commencer à recouvrer les taxes si le projet avait été réalisé et le parking mis en service comme le stipule la convention. « L’administration ne fait pas de commerce mais accompagne les promoteurs », a-t-il précisé en soulignant le partenariat public- privé. « La Mairie de Cotonou n’a pas intérêt au blocage du projet car elle en a suffisamment besoin pour soulager les peines des populations», a-t-il conclu.

Thomas AZANMASSO

Matin Libre

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