Société : L’enfant et l’éducation monoparentale

Société : L’enfant et l’éducation monoparentale

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Une famille par essence ne saurait exister juste par le biais d’une seule personne. Il en faut au moins deux pour concevoir une progéniture. L’enfant nait donc ainsi et doit grandir en famille. Hélas, en dépit des droits de l’enfant à une bonne éducation et à une famille, ce n’est plus ce qu’on pourrait observer de nos jours. Les divorces se faisant chose récurrente, l’éducation des rejetons ne se fait plus qu’à moitié. Ce qui laisse cours à d’énormes séquelles dans leur vie d’adulte.

Si les parents se sentent bien après s’être séparés, alors les enfants vont bien mal et souffrent en silence. Dominique Marchilacy, porte-parole de l’Union des Familles en Europe (UFE) dira à cet effet, « c’est presque devenu un tabou de dire que les enfants souffrent énormément du divorce de leurs parents ». Oui ! Ils souffrent ! En fait, Que deux parents se séparent  équivaut à demander à leurs postérités de faire un choix qui ne pourrait s’opérer. L’éducation et la famille sont deux droits sine qua non de l’enfant qui se complètent. En effet, un enfant qui grandit en famille jouira d’une bonne éducation. Malheureusement, à postériori d’une enquête effectuée dans les villes du Bénin, notamment Cotonou, Savalou, Porto-Novo, Sakété…, démontre que nombreux sont ces enfants dont beaucoup d’enfants de rue, qui ont des parents divorcés. Après quoi, l’éducation prend forcément un coup. L’enfant oscille du côté des deux parents, parfois figé d’un côté et finalement ne bénéficie plus d’une éducation adéquate. « J’aurais plus aimé vivre avec mes deux parents. Ils se sont séparés, et quand je leur demande pourquoi ?, ils me ressassent tous les deux que c’est un problème d’adulte ». Ce sont là des propos recueillis d’un enfant de 10 ans vivant avec sa mère. Plusieurs enfants confessent item ne pas pouvoir tout dire à leur père ou leur mère. Mais n’ayant pas le choix, se soumettent à la seule alternative qu’ils ont et grandissent en silence avec toutes leurs préoccupations qui sont source d’une manière ou d’une autre des échecs dans leur vie future. D’où leur droit à une bonne éducation et à une famille violé. Par ailleurs, si l’on se réfère au code d’adoption des orphelinats, un enfant n’est adopté que par une famille, c’est-à-dire un père et une mère. Cette règlementation n’est pas un acte gratuit. C’est parce qu’ils savent que c’est pour une bonne éducation. D’ailleurs, l’article 9 de la Convention des droits de l’enfant de New York, proclame le droit pour l’enfant de ne pas être séparé de ses parents sauf en cas de décès d’un des parents. Les géniteurs sont pour les enfants les deux faces d’une pièce de monnaie. Ils ont besoin des deux pour exister. Avant de divorcer d’ors et déjà, il faudra penser aux enfants.

Marzouk Bankolé (Coll)


Matin Libre

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