Signature de la Charte nationale sur le dialogue social:Pascal Todjinou désapprouve l’attitude...

Signature de la Charte nationale sur le dialogue social:Pascal Todjinou désapprouve l’attitude de la Cstb

0
PARTAGER

La signature de la Charte nationale sur le dialogue social signé par des acteurs sociaux et le Gouvernement continue de susciter des réactions. Invité hier dimanche sur l’émission "Ma part de vérité’’ de Golfe Tv, Pascal Todjinou, Secrétaire général de la Cgtb, a donné sa version des faits quant à la polémique qui entoure le refus de la Cstb de se prêter à cet exercice.
Dialogue social : une charte pour la forme ? C’est le thème qui a fait l’objet de débat entre Rachidi Odjo et Pascal Todjinou, Secrétaire général de la Confédération générale des travailleurs du Bénin (Cgtb). En effet, six centrales syndicales se sont engagées à faire du dialogue social, un véritable levier de développement, mais la Cstb n’a pas apposé sa signature sur le document. Pour Pascal Todjinou, l’attitude de la partie non signataire de la charte est peu orthodoxe, parce qu’elle a contribué d’une façon ou d’une autre à l’élaboration du document. « La charte a fait ‘objet d’un processus dans lequel figurent les sept Centrales syndicales. Ce document a été élaboré intimement par le rapporteur dudit document dans un processus participatif », a-t-il déclaré. Tout en invitant la seconde partie à un débat contradictoire pour éclairer l’opinion publique, il soutient que la charte ne saurait représenter un instrument de fragilisation. De même, cette signature n’empêche pas les centrales d’aller en grève au cas où le gouvernement ne respecterait pas les engagements prises dans la Charte. La grève, a-t-il dit, est l’ultime arme de l’organisation syndicale. « Lorsque nous avons accepté poser notre signature sur cette charte, c’est une grande responsabilité », a-t-il précisé. Les centrales syndicales ont donc pris des engagements en vue de maintenir le dialogue et la paix sociale au Bénin. Entre autres engagements, soutenir le Conseil national de dialogue social dans tous les secteurs d’activités, dans les entreprises et établissements, respecter les libertés syndicales, contribuer à l’amélioration du climat social à travers l’harmonisation des relations institutionnelles, observer et faire observer les obligations professionnelles, se conformer aux règles des relations professionnelles et contribuer à l’application des normes internationales du travail et du code de travail. Concernant le Conseil national du dialogue social, Pascal Todjinou soutient que le Cnds est, en réalité, une institution permanente. Il ne saurait être une institution budgétivore. Il a, par ailleurs, invité les travailleurs au calme.

Jockvien Tchobo(Stag)

aCotonou

Commentaires

commentaires

LAISSER UN COMMENTAIRE