Signature de la charte nationale du dialogue social : Vers le maintien...

Signature de la charte nationale du dialogue social : Vers le maintien d’un climat social apaisé

0
PARTAGER

Dans une approche tripartite avec le gouvernement, à l’instauration et au maintien de la paix sociale, il est procédé hier, mardi 30 août 2016 à l’Infosec de Cotonou, à la signature de la charte nationale du dialogue social. C’était en présence des confédérations et centrales syndicales, des membres du gouvernement béninois et des partenaires techniques et financiers. Cette signature fait suite aux travaux du forum national sur le dialogue social organisé à Cotonou en décembre 2015 avec l’appui technique et financier de l’organisation internationale du travail (Oit) et du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud). Lesdits travaux ont abouti à l’élaboration d’une charte nationale du dialogue social, adoptée par le gouvernement béninois, le Cnp-Bénin et l’ensemble des sept centrales et confédérations syndicales des travailleurs du Bénin. Pour le représentant, le dialogue social est d’une qualité exceptionnelle. A l’en croire, c’est le résultat de la volonté des différentes parties prenantes à œuvrer pour assurer un climat social serein et permettre le redressement économique et social. Pour lui, cette signature est un gage de création de conditions nécessaires à la mise en forme des réformes économiques et sociales. A entendre, le ministre d’Etat Pascal Irénée Koupaki, la charte vise le renforcement du processus démocratique et la bonne gouvernance au sein de l’administration publique ; la promotion des relations professionnelles dans les services, entreprises et enfin la prévention puis la gestion des conflits sociaux du travail dans le respect des lois. Il a ensuite appelé à une conviction profonde et un engagement déterminant dans le cadre de la mise en œuvre et de la promotion de cet instrument tant pour la bonne gouvernance que pour l’amélioration des conditions de vie et de travail de la population béninoise.

Paul EssèIko de la Cstb pas rassuré !

 A son habitude, Paul EssèIko a encore haussé le ton. A l’entendre, la Cstb n’arrive pas à comprendre les raisons de la signature précipitée de la charte du dialogue social. Car, selon ses dires, le gouvernement Talon n’a encore organisé aucune séance de négociation pour les travailleurs. «Comment peut-on demander aux représentants des travailleurs de signer une charte nationale de dialogue social avec le gouvernement pendant que les libertés démocratiques sont remises en cause, les étudiants réprimés, les travailleurs revendiquent chaque jour, etc.), se demande Paul EssèIko de la Cstb. C’est pourquoi il estime que la priorité pour le gouvernement devrait être la satisfaction des revendications et non la signature d’une charte de dialogue social. «La Cstb, n’étant pas rassurée, continue de réserver pour le moment sa signature tout en étant disponible aux divers séances de négociations et de concertations en vue de la résolution des problèmes de la jeunesse, des travailleurs et du peuple » va-t-il souligner.

A.B.


Matin Libre

Commentaires

commentaires

LAISSER UN COMMENTAIRE