Rencontre entre Talon et les organisations syndicales : deux heures d’échanges, le...

Rencontre entre Talon et les organisations syndicales : deux heures d’échanges, le Ramu supprimé, la Cstb déçue

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Tous les secrétaires généraux des centrales et confédérations syndicales étaient hier à la Présidence de la République pour une séance de prise de contact avec le chef de l’Etat. Ce fut deux heures d’entretien entre Patrice Talon et les partenaires sociaux en présence des deux ministres d’Etat et du ministre du travail.

Le président de la République a félicité et remercié les travailleurs pour le climat social apaisé depuis son avènement et pour l'implication dans le combat pour l'alternance démocratique. "Le syndicalisme n'est pas incompatible avec la politique. C’est un devoir de veiller à ce que la politique régisse convenablement la cité", a-t-il fait observer. Il s'est réjoui de l'évolution heureuse du projet de charte sur le dialogue social avant de faire plusieurs annonces : la commission de négociations va siéger avant la rentrée pour satisfaire les revendications suivant les moyens ("Nous ferons les efforts pour que les travailleurs se portent mieux", a-t-il rassuré); la loi sur le RAMU sera abrogée et remplacée par un programme ("Le RAMU dans sa forme actuelle porte les germes de l'échec", a-t-il déclaré); les réformes sont en cours dans les deux secteurs de l'éducation et de la santé; les membres du CNE seront élus; c'est tous les concours de 2015 qui sont annulés (les nouveaux concours auront lieu en commençant par le secteur de l'éducation); la charte sur le dialogue social sera signée probablement le 08 septembre; sur la question de la crise à l'Uac, le gouvernement n'interviendra pas directement mais il s'en préoccupe; les reformes de l'éducation concernent l'administration de l'éducation et non le contenu des programmes.
Enfin, le chef de l’Etat a pris l'engagement de rencontrer périodiquement les confédérations syndicales.

Plusieurs questions spécifiques et relatives aux revendications posées par les SG seront débattues au cours de la session de la commission de négociations.

Joint au téléphone par l’un de nos confrères, le Secrétaire général de la Cstb a exprimé sa désapprobation surtout par rapport au silence du gouvernement dans la crise à l’Uac. PourPaulEssèIko, c’est une fuite de responsabilité pour le gouvernement de dire qu’il n’interviendra pas. Il accuse même certains de ses collègues syndicaux qui soutiennent le gouvernement dans sa démarche.

aCotonou

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