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Rencontre entre ministre du Travail et partenaires sociaux : Les syndicats sortent leurs griffes contre le gouvernement

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La ministre du Travail, de la Fonction publique et des Affaires sociales, Adidjatou Mathys a rencontré les centrales et confédérations syndicales, vendredi 22 avril 2016. L’objectif était de rassurer les secrétaires généraux de ces organisations syndicales de sa disponibilité à travailler avec eux, de les consulter avant toute décision concernant les travailleurs. « Il est de bon ton qu’avec le Nouveau départ, nous puissions voir comment ensemble nous pouvons améliorer le dialogue gouvernement-syndicats pour le bien-être de l’administration et l’avancée du pays », a ajouté l’autorité ministérielle. Mais en effet, si les syndicalistes ont accueilli favorablement cette rencontre, il n’en demeure pas moins qu’il y a eu des points soulevés par d’autres, même s’ils projettent la remise de leurs plateformes revendicatives pour le 1er mai prochain, jour de la fête des Travailleurs. Ainsi, l’intervention qui a retenu l’attention et qui semblait une déception mais en même temps une menace, c’est bien celle de Pascal Todjinou, secrétaire général de la Cgtb. « Félicitations pour votre nomination. Nous, notre souhait c’est que vous ayez un cabinet avec lequel nous allons travailler parce que ça fait près de 4 à 5 ministères que vous cumulez avec 3 voire 5  directeurs de cabinet, plusieurs conseillers techniques, une multitude de directeurs, directeurs généraux même, ainsi de suite », a  laissé entendre le syndicaliste. Et pour être on ne peut plus clair, Pascal Todjinou a fustigé que dans cette marmaille, le gouvernement de la Rupture et du Nouveau départ n’ait pu accorder une place choix au volet « Dialogue social » comme ce le cas avec le régime défunt. Pour le Sg de la Cgtb c’est inconcevable qu’on ait un ministère en charge des questions concernant les travailleurs et que « le dialogue social soit envoyé loin dans une brousse quelque part ». Une brousse que visiblement la ministre même ne maîtrise pas puisqu’elle a avoué qu’elle ne saurait dire avec exactitude lequel des 21 ministères que compose le gouvernement est chargé du dialogue. Cela n’a pas été spécifié dans les dénominations et les syndicalistes, en tout cas Pascal Todjinou en tient rigueur. Espérons que cette doléance qui sonne comme une menace sera satisfaite par qui de droit.

Lokossou aussi

Dieudonné Lokossou lui, semble être beaucoup plus préoccupé par son fauteuil. Certes les élections professionnelles devraient avoir lieu depuis. Mais à l’en croire, ces élections sont généralement très politisées parce que le gouvernement veut avoir la main mise sur les secrétaires généraux des confédérations et centrales élus. Il a profité pour mettre en garde ceux qui demandent que cette génération de syndicalistes dont il fait partie, lâche les choses à causes de leur âge et du fait qu’ils sont à la retraite. En tout cas pour lui, il n’en est pas question. Il est venu par élection, il n’est donc pas « un syndicaliste nommé » à la tête de la Csa-Bénin qu’il dirige. Veut-il dire qu’il fera autant de temps que ses syndiqués lui feront confiance ? C’est là la grosse préoccupation. Pour beaucoup d’observateurs, cela pose le débat de démocratie au niveau du syndicalisme notamment à la Bourse du Travail surtout lorsqu’on sait que ce sont ces secrétaires généraux qui appellent le peuple à descendre dans la rue pour exiger le départ du pouvoir d’un chef de l’Etat également élu par le peuple.
Triste spectacle

Il faut souligner qu’au cours de la rencontre, les syndicalistes n’ont pas manqué de « s’engueuler » à l’intervention de Paul Essè Iko de la Cstb qui n’a pas tarder à demander à ses collègues qui n’ont pas approuvé sa logique, de partir de la salle. La tension est montée d’un cran et dans cette atmosphère, Noel Chadaré, Pascal Todjinou, Dieudonné Lokossou et bien d’autres étaient sur le point de quitter la salle quand Adidjatou Mathys, avec tact, les a calmés afin qu’ils puissent retrouver leur siège.

J.B

Matin Libre

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