Réforme dans l’administration publique : A quoi seront destinés ces postes téléviseurs...

Réforme dans l’administration publique : A quoi seront destinés ces postes téléviseurs confisqués ?

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Plus de postes téléviseurs dans l’administration publique ! C’est l’une des premières décisions prises par le gouvernement du Nouveau départ. Ceci à l’issue de sa toute première séance de Conseil des ministres mercredi 13 avril 2016. Une décision diversement appréciée dans l’opinion même si pour bon nombre, elle est salutaire. Mais la question qui trottine actuellement dans la tête de tout citoyen est de savoir quel sort sera réservé à ces postes téléviseurs qui sont en train d’être confisqués des différents services…

A quoi serviront au finish ces télévisions sorties de l’administration publique et acquises sur financement du budget national ? La question reste toute posée et seul le gouvernement pourrait en répondre. Mais pour l’heure, rien n’est encore officiel à cet effet. La décision a été prise en Conseil des ministres, on s’y conforme. Car il s’agirait d’une décision qui entre en droite ligne avec les principes de la Rupture. Si le comble est que les feuilletons à sensation, des matches de football ou leurs résumés, les débats télévisés ou autres émissions sur les chaînes de télévision ne pourront plus être des moyens de distraction dans les bureaux de l’administration publique béninoise, il importe que le peuple sache ce que deviendront ces télévisions achetées avec l’argent du contribuable.

Vente aux enchères : une solution rassurante…

Le gouvernement pourrait décider de vendre aux enchères les postes téléviseurs qui seront saisis de l’administration publique. Cela pourrait bien être la solution qui s’impose car une bonne partie des fonds décaissés pour l’acquisition serait récupérée et retournée au trésor public. Ceci permettrait d’ailleurs aux citoyens désireux d’avoir une télévision de se l’offrir à un bas prix. Toutefois, il faudra aussi tout mettre en œuvre afin que la vente ne se fasse pas par clientélisme, affairisme. Car une chose est d’en interdire l’usage et l’autre est de mieux gérer la liquidation afin que des frustrations ne naissent !

Entreposer les télés dans un magasin : du gâchis…

Chose curieuse, jusque-là, le gouvernement n’a toujours pas clarifié à quoi seront destinés les postes téléviseurs. Ainsi, il y a de fortes chances qu’ils soient entreposés et abandonnés dans un magasin en attendant qu’on annonce, comme d’habitude, la disparition mystérieuse d’une bonne partie. Dans ce cas, l’Etat aurait simplement cautionné du gâchis car ces télévisions ont été acquises sur financement du budget national. Toute chose qui mettrait à mal, l’image du gouvernement de la « Rupture ». De toute façon, la main au menton, le peuple attend impatiemment de savoir quel sort réservera le chantre du « Nouveau départ » et son équipe auxdits postes téléviseurs.

Interdire les télévisions ne résout pas tout…

Par ailleurs, il faut souligner qu’opter pour une administration sans poste téléviseur dans les bureaux ne va certainement pas résoudre tous les tares de l’administration même si cela dénote déjà d’une volonté de faire avancer les choses. Les androïdes aujourd’hui en vogue peuvent faciliter une promenade sur les réseaux sociaux. Mieux, les nouvelles technologies ont cet avantage d’offrir aujourd’hui la possibilité de regarder la télévision sur les ordinateurs. Il suffit juste d’avoir la connexion internet. C’est dire donc qu’outre l’interdiction, il faut tabler beaucoup plus sur le patriotisme. On n’aura pas besoin de mettre un gendarme derrière chaque agent de l’administration publique pour l’amener à faire son travail. Il faut donc travailler à cela : promouvoir le civisme, et le pays se portera mieux. Il y a de l’économie à faire pour le pays par rapport aux milliers de postes téléviseurs acquis pour et au nom de l’administration publique et qui sont parfois surfacturés. Cela réduira, sans conteste, le coût de la consommation électrique déjà difficile à contrôler avec les lampes laissées allumées dans les bureaux durant la nuit et autres climatiseurs qui ronronnent sans cesse, même si parfois l’occupant du bureau est absent. Il importe d’en finir avec le clientélisme, l’affairisme, la corruption, la paresse qui gangrènent  cette administration.

Aziz BADAROU

Matin Libre

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