Reckya Madougou : “Rest in peace Queen Fafa” !:Livre d’honneur ouvert pour le Collège...

Reckya Madougou : “Rest in peace Queen Fafa” !:Livre d’honneur ouvert pour le Collège de l’Union

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En ce jour très triste pour les anciens élèves de l’illustre Collège de l’Union, je joins ma modeste voix à celles de mes camarades de la première et des promotion(s) ultérieures de cette école qui aura formé tant de hauts cadres de notre génération.
Tellement nous y avions acquis des bases solides qui nous ont, pour la plupart, aidé par la suite à réussir nos parcours universitaires et professionnels. Fafa en fut une parfaite illustration !

Puissent ceux d’entre nous qui sont au bercail et auront le privilège de prendre part aux adieux de ce jour en raccompagnant la reine au château, apporter le réconfort nécessaire à sa famille. Ahouéfa Randolphe, Queen Fafa, c’est le souvenir immortel d’une jeune femme de cœur et de tête. Elle était vive, joyeuse et s’employait brillamment à faire sienne la devise latine de notre collège dont beaucoup d’entre nous se souviendront encore, tant cette pensée aura marqué nos vies : « Age quod Agis », signifiant « Fais bien ce que tu fais ! »

Je voudrais qu’en ce jour où nous raccompagnons de nouveau prématurément l’un des nôtres à sa nouvelle demeure, nous ne soyons pas que tristes. Rappelons-nous les meilleurs moments de nos années lumières, si lointaines et si proches à la fois, dans ce haut lieu du savoir où s’équilibraient à merveille études, activités culturelles et apprentissage de la vie avec une haute discipline à peine librement consentie par nos âmes d’adolescents en quête de nouvelles explorations… Passé midi, par exemple, nous n’étions plus toujours très réceptifs aux sinus, cosinus et ne rêvions parfois que des tangentes qui nous ramèneraient assez vite vers la sortie d’école où attendaient nos amourettes platoniques. Platon ! Celui-là nous aurait donné du fil à retordre en Philosophie avec sa Dialectique et autres Rhétorique, Réminiscence… Corine Affoyon, Atou Sabé, Polynice Ahoussinou…vous devriez avoir des histoires à nous conter.

Je souhaite que mon présent post soit le forum de quelques-uns de nos souvenirs… Et je commence donc par la mémoire de Jean-Jacques Codjia qui nous a aussi quitté trop tôt mais qui nous aura tellement marqué, tant il pétillait de vie, lui aussi, à croire qu’il se doutait de son court passage sur terre… Et comme j’annonçais tantôt que nous n’allons pas que pleurer aujourd’hui, je pense également à nos cérémonies de distribution des prix où la compétition était de mise et nous nous mesurions au nombre de prix (livres) que chacun collectait. Je repense à la rigueur et à la tendresse de notre cher Directeur Feu Simon André – paix à son âme- l’incarnation même du bâton et la carotte ! Que de souvenirs…
Et pour la petite note d’humour, récemment Christelle Agbannon m’a remémorée une anecdote qui m’a arraché des éclats de rire. Nous étions donc en classe de quatrième. Notre remarquable professeur de langue Française Pierre Akéké qui aura réussi à transmettre le bon goût de la littérature à bien d’entre nous, nous demandait ce jour là d’expliquer le terme « démagogie ». Comme c’était l’une de mes matières de prédilection, Christelle m’interrogea du regard et à moi de lui répondre « la démagogie c’est ce que fait le professeur Albert Tévoédjrè ». Pardonnez mon innocence d’alors car, à l’époque, il était candidat à l’élection présidentielle et sa promesse de campagne était la création de « 20 000 emplois », un débat qui battait son plein. Ma réponse ? On appelle cela « apprentissage par l’exemple » ! Smile.

J’ai bien évidemment une profonde admiration pour le parcours exceptionnel du professeur Tévoedjere qui m’inspire. Je n’ai donc pas hésité à m’associer depuis plus d’une décennie à plusieurs combats que j’ai menés à ses côtés. Cette histoire le fera certainement sourire..Vous rappelez-vous nos kermesses aux centres culturels français et chinois ? Nos récitals musicaux ? Certaines me tueraient ici si j’évoquais leurs interprétations endiablées des chansons de Mickaël Jackson. Zinat Glele, tout va bien ?
Enfin, nous avions quand même réussi à remarquablement interpréter en groupe le fameux « We are the world » dont les paroles restent encore aujourd’hui d’une grande nécessité pour les enfants démunis…la malnutrition… Et cette prouesse était sous la conduite de mon cousin chéri Georges Edon… Queen Fafa excellait déjà à l’époque dans l’animation live sur nos scènes…

À votre tour les amis ! Cette tribune vous est offerte. Laissons libre cours à nos souvenirs… Préférence aux heureux souvenirs.

Fafa, Rip !

Love…

Reckya Madougou

Actu Bénin

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2 COMMENTAIRES

  1. Heureux l`homme qui ne marche pas selon le conseil des mchants, Qui ne s`arrte pas sur la voie des pcheurs, Et qui ne s`assied pas en compagnie des moqueurs,

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