Rapport d’Amnesty international sur les droits humains:Le Bénin toujours à la traîne

Rapport d’Amnesty international sur les droits humains:Le Bénin toujours à la traîne

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Il n’y a pas vraiment matière à se donner bonne conscience. Le rapport d’Amnesty International sur le Bénin ne séduit pas outre mesure. Le contenu de ce document a été rendu public hier mercredi 24 février 2016 à l’Infosec à Cotonou.

L’année 2015 a été éprouvante pour des acteurs de la liberté d’expression au Bénin. Le rapport d’Amnesty international est revenu sur des cas avérés de restriction survenus au cours de l’année dernière. Il note pêle-mêle la détention du Journaliste Boris Tougan survenue après plusieurs autres arrestations irrégulières et menaces sur sa sécurité et son intégrité physique. Il en est de même pour l’autre journaliste de la télévision nationale, Ozias Sounouvou qui, selon le rapport, a été sujet à plusieurs menaces après son appel à la pluralité de vue au sein de la chaîne de service public. Le cas Candide Azannaï n’a pas été également occulté par le rapport. Ce député, rappelle le document, a pratiquement été pris à partie par le pouvoir d’Etat avec à la clé une interpellation irrégulière tant dans la forme que dans le fond. Les cas d’arrestation et de bastonnade d’étudiants, les interdictions de marche avec intervention musclée de la force publique et bien d’autres dérives ont été constatées par ce rapport de plusieurs centaines de pages. L’abolition de la peine de mort ratifiée par le Bénin, mais non encore appliquée, a également occupé une bonne place dans le rapport du Bénin. Pour le Directeur de Amnesty International, Fidèle Kikan, il y a des raisons évidentes d’être préoccupé. Tout en insistant sur les obligations qui doivent encadrer l’expression de tout droit, il a appelé les organes de contre-pouvoir à s’impliquer résolument pour prévenir ou arrêter ces dérives. Le représentant de l’Observatoire de la déontologie et de l’éthique dans les médias (Odem), Joël Atayi Guèdègbé, a rappelé la responsabilité des professionnels des médias dans la jouissance et l’expression de ce droit consacré. Les débats qui ont suivi ont été focalisés, entre autres sur le cadre législatif pratiquement inadapté (le code pénal du Bénin à l’Assemblée depuis 18 ans), les difficultés matérielles des acteurs de la justice, la forte présence de l’Exécutif, l’enfer carcéral et bien d’autres aspects touchant au respect des droits humains.
HA

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