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Protestation contre la session de rattrapage à l’Uac : La Fneb, l’Uneb et l’Unseb empêchent les compositions à la Flash

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(Gigantesque marche des étudiants sur la Dbsu demain)
Les étudiants de la Faculté des lettres, arts et sciences humaines (Flash) et plus précisément du département de la géographie n’ont pu composer samedi, 25 juin 2016. Les compositions programmées pour le samedi et dimanche dernier ont été simplement empêchées par les organisations estudiantines à caractère syndical à savoir la Fédération nationale des étudiants du Bénin (Fneb), l'Union nationale des étudiants du Bénin (Uneb) et l'Union nationale des scolaires et étudiants du Bénin (Unseb). En effet, la communauté estudiantine fustige la suppression de la session de rattrapage à la Faculté des lettres, arts et sciences humaines (Flash). Une décision prise en 2015 par les autorités et qui a provoqué la paralysie générale des activités académiques pendant plusieurs mois. Si finalement, les étudiants ont eu droit l'année dernière à l'organisation de ladite session grâce aux différentes médiations dont celle du président de la République d'alors, Boni Yayi, l'année académique 2015-2016 ne connaîtra pas cette faveur. C'est du moins la position des autorités que n'approuvent pas les étudiants car, à en croire le président de l'Uneb, Lucien Zinsou, la session de rattrapage est un droit des étudiants et ne saurait être supprimée pour une quelconque raison. Selon les responsables étudiants, notamment le président de l'Unseb, Boris Aké, toutes les voies de négociations ont été empruntées par les étudiants, mais ils n'ont pas eu gain de cause. Aussi, la solution trouvée est-elle d'empêcher la tenue des compositions du premier semestre prévues pour ce week-end, afin de donner un signal aux autorités. Une solution préconisée par l'AG des étudiants tenue, vendredi 24 juin 2016, dans l'amphithéâtre A 1000 de la Faculté des sciences économiques et de gestion (Faseg) où la communauté estudiantine a eu droit au compte rendu des démarches menées par ses responsables avant de décider des orientations à donner à donner à la "lutte". «Il ne s'agit pas encore de grève, mais de boycott des compositions. La grève signifie paralysie générale de toutes les activités académiques», précise Emmanuel Assimada, président de la Fneb. Pour l'heure, les compositions sont bloquées à l'Uac sans de violents affrontements entre étudiants et forces de l'ordre présentes sur le terrain. Notons également qu’une gigantesque marche est projetée par les étudiants sur la Direction des bourses et secours universitaires (Dbsu) pour dénoncer le blocage du processus de dépôt de dossiers des allocations universitaires. Des menaces en perspective sur le déroulement des activités académiques à l’Uac.

Aziz BADAROU


Matin Libre

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