Production agricole au Bénin:Vers une campagne cotonnière 2016-2017 réussie

Production agricole au Bénin:Vers une campagne cotonnière 2016-2017 réussie

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Les producteurs de Kalalé, Pèrèrè, et Nikki sont désormais rassurés du bon déroulement de la campagne cotonnière 2016-2017. Ils ont été sensibilisés hier mercredi 1er juin 2016 par des responsables du ministère de l’Agriculture et de l’Association interprofessionnelle du coton qui séjournent actuellement dans le Borgou.

Dans le cadre de la campagne cotonnière 2016-2017, des équipes de sensibilisation, constituées des agents du Ministère de l’agriculture et de l’Association interprofessionnelle du coton, sillonnent depuis peu, les localités du département du Borgou. Elles ont entretenu les principaux responsables des organisations de producteurs sur les dispositions prises par l’Etat en vue de leur faciliter la production et la commercialisation du coton lors de la campagne qui s’annonce déjà radieuse, malgré les inquiétudes évoquées par des représentants légaux des producteurs de la filière. D’abord, les membres de ces équipes ont fait le constat de l’effectivité du paiement à tous les producteurs des Communes de Kalalé et de Nikki par le régime actuel du Président Patrice Talon. A ce sujet, les producteurs ont avoué que les fonds coton que leur devait l’Etat depuis la campagne écoulée ont été entièrement payés. Par la suite, les membres de ces équipes de sensibilisation ont rassuré les producteurs du bon déroulement de la campagne cotonnière avant de lever les inquiétudes qui font état de ce que les producteurs souffriront du manque d’intrants coton au cours de cette aventure.

Inquiétudes des producteurs de coton de Kalalé et de Nikki

La première préoccupation soulevée par les producteurs est relative au paiement d’une somme de 25 000 F Cfa qu’aurait exigée le gouvernement actuel, seule condition pour avoir la quantité de semences coton voulue. Ils ont partout évoqué le manque de ces semences coton dans plusieurs magasins des coopératives villageoises des producteurs de coton (Cvpc). L’autre inquiétude reste et demeure, selon eux, l’arrivée tardive des autres intrants coton à savoir l’herbicide, les engrais Npk, l’urée, les insecticides de traitement. Aussi, les producteurs sont-ils revenus sur le non-paiement des prestations de la campagne cotonnière dernière. Pour ce qui concerne la commercialisation, ces producteurs ne souhaiteraient plus faire l’objet de rançonnement de la par des transporteurs durant l’évacuation de leurs productions. Nombre d’entre eux ont vivement souhaité le retour du paiement de la plus value et des ristournes qu’ils ne reçoivent depuis des années. Certains producteurs ont réclamé des formations par des équipes d’encadrement sur les techniques de fertilisation des sols afin d’améliorer les rendements. Au cours de ces séances, les responsables du développement rural de ces Communes ont fait le point de leurs difficultés actuelles. Selon Garba Kamarou Dine de la Commune de Nikki, les préparatifs de la campagne cotonnière 2016-2017 vont bon train. Il a fait savoir que les intrants de stocks résiduels de la campagne écoulée permettent largement de démarrer celle de cette année. Selon lui, 250 tonnes d’engrais Npk sont disponibles et 35 tonnes de semences coton ont été déjà distribuées aux producteurs. Mais, ajoute-t-il, une mission du gouvernement est passée tout récemment rassurer sur le fait que le complément en semences leur sera incessamment envoyé. Idem pour l’herbicide total très réclamée par les producteurs de coton de sa Commune où la prévision pour cette campagne est à 5000 hectares. Il a précisé que 65 tonnes de semences sont donc attendues de toute urgence. La demande d’un stock tampon a été exprimée dans cette localité en cas de dépassement, vu actuellement l’engouement des producteurs à beaucoup produire. Il a ensuite souhaité la mise à disposition de l’engrais phosphocalcique pour l’assimilation des sols afin d’améliorer le rendement des cultures cotonnières. Dans l’ensemble, le message a été bien accueilli par les producteurs qui, d’ailleurs, ont exprimé leur engagement à produire davantage si et seulement si la pluie est au rendez-vous.

Hervé M. Yotto

Actu Bénin

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