Président d’un jour : «Je vais ramener l’ancien programme d’étude», dixit Orex...

Président d’un jour : «Je vais ramener l’ancien programme d’étude», dixit Orex Yamontché

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Une nouvelle rubrique pour répondre aux exigences de ses lecteurs. ‘’Président d’un jour’’, c’est la nouvelle trouvaille du groupe de presse Matin libre. L’objectif est de permettre aux élèves de la Seconde en Terminale et qui aspirent à la fonction présidentielle de s’exprimer. Par cette initiative, Matin libre se veut la mémoire de ces ados. Ainsi, de Cotonou à Porto-Novo, en passant par Dassa, Parakou, Djougou, Natitingou, pour Tanguiéta, Malanville, etc, ‘’Président d’un jour’’ s’étend sur toute l’étendue du territoire national. Elle a d’ailleurs pris ses marques ce samedi 26 novembre 2016 à Djadjo dans la Commune d’Abomey-Calavi.

9h58. L’équipe du groupe de presse Matin libre foule le sol de la demeure du président de la République. Un accueil des grands jours l’attendait. A peine confortement installée dans les douillets fauteuils du salon présidentiel, que déjà, de l’eau fraîche lui sera servie. S’ensuivront des canettes de boissons. Le repas, même s’il n’a pas été consommé au terme des échanges, mijotait déjà au feu. Deux à trois minutes plus tard, le rideau du couloir sera soulevé. Une fine silhouette venait ainsi de rejoindre l’équipe. Un haut de couleur rouge parsemé de petits points noirs et blancs, descendait sur un pantalon noir bien dressé sur mesure. Tout ceci, était posé sur des chaussures en cuir également de couleur noire et qui scintillaient. L’élégance était juste à son comble. Après l’échange de chaudes poignées de mains fait de brèves civilités, l’autorité prit place dans son divan. Matin Libre fera bientôt face à un homme peu loquace et pragmatique. Les réponses aux questions posées seront données de manière concise et précise. C’est dire, qu’il n’y avait pas de place pour du bavardage. Et voici justement, la substance de l’interview que le président OrexYamontché, du haut de ses 13 années d’existence, élève en classe de 1ère D au Complexe scolaire Saint Augustin ‘’ le Brave’’ a accordé au canard de Bar Tito.

Matin Libre : Bonjour monsieur le président Yamontché. Merci de recevoir ce jour dans votre demeure, l’équipe du quotidien Matin Libre. Ceci, afin d’expliquer davantage à la population béninoise vos aspirations, votre vision pour notre cher pays le Bénin. Notre interview s’articulera principalement autour de trois secteurs. Il s’agira de la santé, l’éducation, et l’énergie. Il est vrai, vous êtes à la tête du Bénin, il y a peu de temps; mais d’entrée, nous aimerions vous demander comment va le Bénin?

Le président : Le Bénin va un peu mal en ces instants. Dans le pays, il y a certains qui sont en train de dire qu’il n’y a pas d’argent. Les parents n’ont pas les moyens pour envoyer leurs enfants à l’école. Ils  disent que leurs emplois qu’ils ont eus ne marchent plus bien.

Nous allons entrer dans le vif du sujet avec le volet éducation. Monsieur le président, quel  est votre constat dans ce domaine ?

L’éducation ne va bien comme ça se doit. Dans le domaine de l’enseignement, il n’y a pas beaucoup de professeurs pour enseigner les enfants et les parents n’ont pas beaucoup de moyens pour leur acheter les documents pour bien travailler à l’école. Certains (professeurs Ndlr) n’ont pas le diplôme qu’il faut pour enseigner. Je préfèrerais recruter les professeurs qui sont à la hauteur du travail. Avec le nouveau programme ou l’approche par compétence, il y a une baisse de niveau chez les enfants. Le nouveau programme est bon mais l’ancien programme est mieux parce que ça amène les enfants à bien apprendre.

Mais puisque vous êtes là aujourd’hui, que comptez-vous faire ?

Je vais ramener l’ancien programme d’étude. Il faut aussi bien payer les professeurs parce que les professeurs aussi, en ces temps-ci, c’est difficile pour eux de trouver de l’argent et ils organisent les grèves. Je vais élever le salaire des enseignants. En plus de la gratuité de l’enseignement, je vais aussi offrir à tous les élèves, les documents, les manuels au programme. Tout le monde n’arrive pas à acheter les documents qu’il faut dans toutes les matières.

Le manque d’emploi des jeunes, parlons-en monsieur le président!

Il faut leur créer les emplois pour qu’ils ne se soucient plus de leur avenir. Ça dépendra des investisseurs qui vont nous aider. Mais, si on le pouvait, on le ferait.

Monsieur le président nous allons évoluer dans nos échanges pour aborder le secteur énergétique. Comment vivez-vous les coupures intempestives du courant électrique, ce monstre qui tient tête à tous les régimes?

Il n’y a plus beaucoup de ressources énergétiques pour fournir tout le Bénin. Aussi, dans les pays dans lesquels on prend de l’énergie comme le Nigeria, ils ont aussi des problèmes là-bas. Donc, je pense que nous pouvons aussi créer nos propres ressources. Avec l’aide des professionnels en ce moment, nous allons le faire. Avec moi, il n’y aura plus les coupures intempestives du courant électrique mais ça dépend de leur disponibilité.

Santé à présent monsieur le président. Avec le régime précédent nous avons assisté à la gratuité de la césarienne et au Régime d’assurance maladie universelle (Ramu). Comment appréciez-vous ces mesures et puisque vous êtes là aujourd’hui quelle est la politique que vous aviez mise en œuvre pour marquer votre mandat dans ce secteur?

Je vais investir pour que ça continue comme ça. Parce que quand c’est comme ça, c’est mieux. On doit beaucoup assister les femmes qui accouchent. Je vais construire les centres de santé dans tous les villages, les communes. Je vais le réaliser durant les cinq ans. Il faut aussi augmenter le salaire des agents de santé pour mettre fin aux grèves. Ils sont en grève parce que leur salaire ne leur suffit pas. Mais, ils exagèrent quand ils laissent les gens mourir. Ils doivent les aider au moins, le temps que l’Etat s’organise pour augmenter leur salaire.

Nous sommes pratiquement à la fin de cette interview monsieur le président. Disposez-vous réellement des moyens pour réaliser tous ces projets?

Le tout dépend de l’économie aussi du pays. L’argent. On doit trouver des investisseurs qui doivent nous aider à réaliser toutes ces choses-là.

Il ne nous reste donc plus à vous souhaiter bonne chance et bonne continuation!

Merci. Merci beaucoup.
 
Propos recueillis par Cyrience KOUGNANDE

Orex Yamontché est le fils aîné d’une famille de 4 enfants. Son père, Romain Yamontché, est conducteur. Sa mère,couturière, répond au nom de Eugénie Kakpovi. OrexYamontché est un passionné du football et des dessins animés. Son plat préféré est l’igname pilée accompagnée de sauce tomate.

C.K.


Matin Libre

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