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Pour la sécurité des personnes handicapées dans la circulation: L’Ong Alinagnon sensibilise et installe de barrière de protection

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Dans le cadre de son projet « Mobilisation des personnes handicapées de la ville de Cotonou pour leur protection dans la circulation », l’Ong Alinagnon a organisé, mercredi 10 août à Cotonou, une séance de sensibilisation des élus locaux et municipaux du 4e arrondissement de la ville de Cotonou. Avec l’appui technique et financier de l’ambassade de France, cette initiative vise la sécurisation des handicapés.

La sécurité dans la ville de Cotonou n’est pas une mince affaire pour les usagers. Elle est encore beaucoup plus compliquée pour les personnes handicapées. Comment aider ces dernières à pouvoir jouir de leur droit de libre circulation comme tout le monde ? C’est pour faciliter la mobilité de cette frange de la société souvent ignorée, et délaissée que l’Ong Alinagnon a initié une séance de sensibilisation dans la salle de conférence du 4e arrondissement de la ville de Cotonou. L’importance d’une telle initiative a été reconnue par les élus de cette localité qui lui ont donné un cachet spécial.

Le coordonnateur de cette Ong, Casimir Migan a déploré le nombre de décès et d’handicapés causés par les accidents de circulation. Pour lui, les personnes handicapées représentent 15% de la population mondiale, mais on ne connait pas précisément la proportion de piétons accidentés parmi elles. Toutefois, les taux de traumatismes sont plus élevés chez les enfants et les adultes handicapés. Une étude réalisée aux USA, rapporte le coordonnateur de l'Ong Alinagnon, a montré que la probabilité d’être renversé par un véhicule à moteur lors d’un déplacement à pied ou à vélo était plus de 5 fois supérieure pour les enfants handicapés que pour les autres enfants. Une autre étude, ajoute-t-il, menée en Nouvelle Zélande a relevé que les enfants ayant une vision anormale et ceux atteints de problème d’audition risquaient respectivement 4 fois et deux fois plus que les autres enfants d’être blessés lors d’un déplacement à pied. Et le Bénin, explique-t-il, n’échappe pas à ce drame.
Pour Casimir Migan, les personnes handicapées comme les autres usagers de la route peuvent souffrir d’anxiété ou de stress lorsqu’il n’y a pas de passages adéquats ou lorsqu’elles utilisent des aides techniques.

La multiplication des cas d’accidentés

Selon le coordonnateur de l’Ong Alinagnon, Casimir Migan, les cas d’accidentés s’accroissent au jour le jour dans le monde entier. Au nombre des raisons qu’il a évoquées, on peut retenir : les personnes à mobilité réduite traversent les voies plus lentement et leur risque de chute est plus élevé lorsque la surface du trottoir ou de la chaussée est irrégulière. Les personnes en fauteuil roulant seront pénalisées par l’absence de bateaux de trottoir ou d’itinéraires accessibles et elles auront sans doute plus de mal à éviter les véhicules. Les personnes atteintes d’une perte auditive ou visuelle pourraient ne pas être en mesure d’anticiper les évènements ou d’éviter les autres usagers de la route. Aussi les personnes atteintes de déficiences intellectuelles risquent-elles de ne pas apprécier correctement le degré de sécurité au moment de traverser ou d’avoir un comportement imprévisible.
Casimir Migan, estime qu’il suffira de simples modifications dans l’environnement pour réduire la vulnérabilité des personnes handicapées face aux accidents de la circulation. Il propose parmi tant d’autres moyens de mettre un revêtement tactile qui servira à signaler aux personnes atteintes de déficiences visuelles qu’elles s’approchent du bord d’une marche ou d’un trottoir et indiquer les passages sûrs.
Cette séance de sensibilisation a été suivie de l’installation de la barrière de protection des personnes handicapées devant la Réadaptation à base communautaire des personnes handicapées à Akpakpa centre.
Le chef du 4e arrondissement, Délonix D. Koglévi et le directeur général du Centre national de sécurité routière (CNSR), Aubin Adoukonou ont, tour à tour, prié les populations à soutenir l’Ong Alinagnon qui œuvre chaque jour pour le bien-être des personnes handicapées. Car, la société est toute une chaîne. Et lorsqu’on laisse un maillon de cette chaîne à la traîne sans la jouissance aucune de ses droits en tant qu’être humain, cette société ne peut se développer?

aCotonou

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