Polémiques autour de la destitution du maire d’Allada : L’arrêté d’approbation publié,...

Polémiques autour de la destitution du maire d’Allada : L’arrêté d’approbation publié, toujours des résistances

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Le Préfet de l’Atlantique, Jean-Claude Codjia a entériné la destitution du maire d’Allada. Dans un arrêté publié le 02 septembre 2016 (Lire l’arrêté ci-contre), il a approuvé le vote de destitution intervenu le 31 août dernier. Le processus qui a consacré le départ de Mathias Djigla de la tête du Conseil communal d’Allada et qui suscite beaucoup de polémiques depuis plusieurs jours, ne souffre d’aucune irrégularité selon le Préfet. A en croire sa lecture, une nouvelle session devrait être organisée dans les prochains jours pour la désignation du nouveau patron du Chef-lieudu département de l’Atlantique. Mais au sein du Conseil communal, Mathias Djigla et ses soutiens crient toujours à la manipulation. La session extraordinaire du 31 août 2016  serait bien illégale. Invité sur Océan Fm ce dimanche,Lucien Hinnouhou a dénoncé une complicité entre le Préfet de l’Atlantique et les Conseillers frondeurs.« Il paraitrait qu’il y a une destitution le mercredi. Et le vendredi dans la matinée, mon Chef d’arrondissement m’appelle pour dire que la délibération est sortie et que le Préfet a entériné. Le maire Mathias Djigla est destitué. Nous avons tous étudié. Je vous dis que le mercredi jusqu’à 17 heures quand je partais de la mairie, le Préfet était enfermé, en train de faire le procès-verbal avec les siens (les Conseillers ayant voté la destitution)… Avant de venir dans la salle de délibération, le Préfet avait son plan», a-t-il laissé entendre. Ilajoutera : «Lui (Le Préfet) aussi, il a des chefs hiérarchiques. Il y a le ministre de la Décentralisation. Il y a la Cour suprême. Et puis, il y a le Chef de l’Etat. Il (Le Préfet) conduit sa mission très mal. On n’a pas besoin de quelqu’un de notre côté.  On veut simplement que le droit soit dit, rien que le droit… ». Le camp Djigla ne s’avoue pas encore vaincu. Il est déterminé à faire invalider la destitution  déjà constatée par arrêté préfectoral. La bataille est désormais portée devant la Cour suprême.

A.S


Matin Libre

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