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Perles aux hanches, de « redoutables » armes de séduction des femmes

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Accepter ou rejeter la féminité d’une femme dépend, selon bien de spécialistes de la beauté féminine, des accessoires, des objets et autres touches apportées à son corps et les bijoux qu’elle y met. Et parlant de ces bijoux, les perles sont désormais incontestables dans l’appréciation et dans les armes de séduction au niveau des femmes. Ces perles, au Bénin comme dans toute l’Afrique,  ont bien plus qu’un simple rôle d’ornement. Elles sont symboles, à bien d’autres égards, de richesse, de pouvoir, de sensualité et surtout de séduction. Au Bénin, on voit des femmes les porter pour diverses raisons mais toujours dans l’optique d’obtenir un résultat pouvant lui être uniquement utile.

Un petit tour dans les livres historiques et on découvre que les perles se confondent à l’humanité et que les plus anciennes perles datent de 38 000 ans avant Jésus Christ et étaient faites de dents d’animaux incisées et portées comme colliers.

Aujourd’hui, divers objets servent à confectionner des perles. Et ces objets sont pour la plupart des coquillages, des graines, des os, des ivoires, des coraux, etc. De tout ce lot, le matériau le plus répandu et qui offre d’ailleurs une diversité de modèles reste et demeure le verre.

Les perles au Bénin revêtent une importance beaucoup plus culturelle bien spécifique. Les femmes, surtout les portent à divers endroits mais celui qui passionne et sur lequel se focalise cet article et la hanche, la taille de la femme.

Si ces perles sont pour la plupart destinées à séduire et rendre plus sensuels les moments intimes, elles sont symboles de richesse  et servent souvent de signes distinctifs dans le rang social.

En somme, les perles portées par une femme pourraient déterminer sa catégorie et son rang  social.

Plus qu’une perle, c’est une arme de séduction

Les perles sont souvent faites de matières de récupération, d’or, de diamant, de perles ou autres objets. Mais ce qui est souvent bien, c’est qu’on apprécie la différence ou son importance lorsqu’elle est déjà sur la femme. C’est pour ainsi dire que ce sont les femmes qui les portent surtout à cette partie du corps, c’est-à-dire, au niveau de la hanche qui les mettent encore en valeur. Depuis bien longtemps, dans la culture africaine en générale et dans celle béninoise en particulier, les perles ont été utilisées comme remèdes de santé afin de guérir les maux de reins et autres ; Mais aujourd’hui, c’est tout autre.

A l’entrée du marché de Fifadji, dans le 9ème arrondissement de Cotonou, Estelle descend de sa moto, la confie à l’agent de garde vélos, redresse son tricot bleu et retire son sac entre temps accroché au guidon. Habillée un peu sexy, Estelle est en jupe blanche. De loin, on pouvait voir transparaître quelque lignes sous forme de sillons autour de sa hanche.

Le nombre impressionnant remarquable même de loin prouve sans nul doute qu’il s’agit des perles portées.

Approchée, elle confirme et a même accepté se prêter à nos questions quant à ses motivations pour le port de ces objets à la hanche.

« Le port des perles que vous percevez même en étant habillée mettent en valeur  mes formes et dessinent davantage ma silhouette qui est d’ailleurs si avantageuse »Nous a confié Estelle

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Si Estelle a fait ce choix afin de mettre en valeur sa silhouette, Romaine elle, les porte parce que contrainte depuis le bas-âge. Romaine vit depuis 2012 à Cotonou mais est née à Abomey, cité historique du Bénin située à 145 km de Cotonou.

A Abomey, selon les explications de Rosette, sexagénaire et native de cette région, « les perles sont à l’origine même du royaume et constituent un puissant instrument au sein de la communauté ».

« Les perles font partie de la culture et de la tradition du peuple d’Abomey », nous signale Rosette. Quand j’étais petite, raconte Romaine, ma maman me déconseillait de me débarrasser  de mes perles qui font partie intégrante de la gent féminine. « Alors, j’en ai pris l’habitude et depuis lors, je ne me sépare plus jamais de mes perles que je change selon mes goûts et humeurs de la journée ou de la circonstance », précise-t-elle.

C’est donc un secret qui s’est transmis de mère en fille. Pour plusieurs hommes, le port de Odjê, en langue foungbé, une langue parlée à la partie méridionale du Bénin, fait partie du corps de la femme africaine et très peu de femmes, peuvent en échapper

« Les perles revêtent une importance culturelle bien spécifique en Afrique et au Bénin »Conclut Rosette

Idayath est perleuse à Porto-Novo. L’équipe de rédaction l’a retrouvé dans son atelier à Davié, à quelques encablures du lycée des jeunes filles Toffa 1er. Habillée en tenue locale, elle porte au cou un pendentif avec un collier fabriqué localement avec des faux cristaux selon ses dires. Dans sa boutique, elle est entourée de bijoux et des perles de toute sorte, de toutes les couleurs presque et de fabrication diverse.

En plus des colliers et bracelets, on y retrouve des sacs, des montres, des chaussures, des pots de fleurs, des verres et bouteilles décorés et bien d’autres objets imaginés et fabriqués par Idayath. De ses explications, on comprend avec aisance qu’au-delà de l’apparence que présentent ces objets, tout est significatif.

Et pour ce qui est des perles à porter aux hanches, elle nous informe que la valeur des perles portées détermine l’importance et la valeur qu’on porte à son homme, son partenaire.

« En portant des perles, il ne s’agit pas de titiller le plaisir de n’importe qui, mais seulement de celui qui vous appartient. Car il fera travailler son imagination, sa vue, son toucher et même son ouïe. C’est une arme sacrée »Idayath, perleuse

Dans ce sens donc, les perles sont autant à la femme qui les porte qu’à son homme. « Mon petit-ami pique une crise de colère à chaque fois qu’il me touche sans l’avoir remarqué », nous confie pour sa part Elodie, étudiante. Pour elle, les perles ne lui sont pas aussi importantes ni nécessaires mais elle y est contrainte par son ami qui, selon ses dires, ne s’excite qu’en présence de ces dernières.

Contrairement à cette dame, certaines femmes, pour des raisons purement religieuses, n’arrivent pas à les porter. Pour elles, en majorité, la femme n’a pas besoin de les porter afin de séduire son homme.

 « Entretenir son corps et montrer sa nudité à son homme sans autres accessoires du genre est déjà un exploit », soutiennent-elles tout en faisant remarquer qu’une femme n’en a nullement besoin.

Dans le même registre mais cette fois-ci pour des raisons dérangeantes, Carelle dit avoir détesté le port des perles.

« Je n’aime pas porter les perles. Ça dérange surtout quand tu portes des vêtements collants. Parfois, ça tire les poils pubiens »Déclare Carelle

Appelées Odjê ou bine selon les cultures, ces perles ont, en premier plan, le rôle de la séduction. C’est donc un réel éloge à la coquetterie et à la créativité de la femme africaine en général et celle béninoise en particulier. En d’autres termes, elles soulignent le corps de la femme et mettent en avant ses belles courbes. Et à l’unanimité, tous les spécialistes de la beauté et de la mode les conseillent à toute femme pour plus de  touche séductrice dans sa vie intime et sexuelle.


Source : Benin web TV

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