Paralysie de l’administration judiciaire : le Syntra-justice annonce un arrêt collectif de...

Paralysie de l’administration judiciaire : le Syntra-justice annonce un arrêt collectif de travail de 72h, dès demain

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Les travailleurs du secteur de la justice réunis au sein du syndicat national des travailleurs de la justice (Syntra-Justice) durcissent le ton. Ils n’entendent pas baisser la garde jusqu’à la satisfaction totale de leurs revendications. Ils ont décidé au terme de leur Assemblée générale de ce vendredi 05 Août dernier de passer d’une grève d’avertissement de quarante huit (48) heures à un arrête collectif de travail de soixante douze (72) heures par tacite reconduction à compter du mardi 09 Août prochain.

Au cours de cette Assemblée générale, les personnels judiciaires membres du Syntra-justice ont fait une analyse approfondie de la situation qui prévaut depuis quelques jours dans leur secteur d’activités. Ils ont constaté avec amertume que leurs légitimes et vieilles revendications sont restées toujours insatisfaites et ne constituent point la priorité du Gouvernement. Aussi, ils ont mis en garde les Chefs de juridictions et la Directrice de l’Administration et des Finances (DAF) par intérim contre toutes tentatives d’intimidation et de récupération des agents comptables. Et face au mutisme du Gouvernement, ils ont décidé de passer à la vitesse supérieure pour faire entendre raison à l’autorité. Ainsi, la grève d’avertissement de 48h passe à compter du mardi prochain à un arrêt collectif de travail de 72h et ce, par tacite reconduction. Par ailleurs, ils ont décidé de boycotter les activités des juridictions, de la chancellerie et des organismes sous-tutelle, les lundis et vendredis.

Les revendications du Syntra-justice

Au titre des revendications de ces agents exigent l’adoption de l’avant-projet du décret portant statuts particuliers des corps des personnels judiciaires; la titularisation de tous les agents recrutés depuis 2011; la reprise en liaison avec les partenaires sociaux du nouveau décret portant Attribution, Organisation et Fonctionnement du Ministère de la justice et de la Législation; l’élaboration d’un plan de carrière cohérent; l’élaboration effective d’un plan de formation triennal au profit du personnel; la mise en formation des éducateurs de l’éducation surveillée; la répartition à parts égales des avantages non statutaires; la promotion des cadres recrutés au profit du ministère de la justice et de la législation; le reversement des occasionnels omis; le rappel des avantages statutaires de 2008 à 2013 au profit des agents contractuels de l’Etat. Aussi, ils revendiquent la modification et la correction des irrégularités contenues dans le décret portant allocation d’indemnités aux agents des cours d’appels ainsi que celui portant allocation de dotation en carburant aux greffiers, officiers de justice et personnels des services judiciaires; la modification du décret portant frais de justice et de police criminelle; l’organisation des concours professionnels pour le compte de l’année 2016, la création d’un école de formation judiciaire sans oublier le paiement sans délai des divers avantages dus au personnel de l’Ex-MCRI depuis le 1er janvier 2016. Ces derniers rendent le Gouvernement responsable des déconvenues qui adviendraient de la non satisfaction de leurs revendications.

Benn MICHODIGNI

aCotonou

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