Onasa : D’autres sans emploi sous la Rupture?

Onasa : D’autres sans emploi sous la Rupture?

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Des centaines de travailleurs pourraient bientôt perdre leur emploi. A l’Office national d’appui à la sécurité alimentaire (Onasa), les nouvelles sont inquiétantes.  

« Depuis le 06 avril, nous sommes dans le noir total». Ce cri de cœur d’un travailleur de l’Onasa résume bien les difficultés qu’affronte actuellement cet office d’Etat. Les employés vivent le martyr. L’Onasa tourne au ralenti. Les boutiques témoins installées dans les Communes ont presque toutes fermé. La majorité des employés n’est plus occupée depuis plusieurs mois. Leurs activités seraient bloquées sur ordre des autorités de tutelle. Pis, les travailleurs déplorent plusieurs mois d’arriérés de salaire. A en croire les témoignages obtenus dans le rang des employés, de nombreux parents d’élèves ont difficilement préparé la rentrée scolaire. Et si rien n’est fait, ils ne devront pouvoir pas bien célébrer les fêtes de fin d’année. La situation risque de se compliquer puisqu’on apprend que l’Onasa pourrait être supprimé. Plus de quatre cent travailleurs pourraient perdre définitivement leur travail. Nos sources sont formelles. Le gouvernement de Patrice Talon se préoccupe peu de la situation de ces employés qui multiplient depuis des semaines les mouvements de protestation. Les mêmes sources affirment que l’Onasa  ne figurerait pas dans les prévisions  budgétaires de 2017 du ministère de l’Agriculture. Le sort de centaines de personnes serait déjà scellé.Les agents de l’Onasa sont déboussolés. Ils sont inquiets d’autant que le ministre de l’Agriculture, l’autorité de tutelle, n’est pas encore disposé à les écouter. Ilétale ainsi sa mauvaise foi ainsi que celle du gouvernement de la Rupture qui avait pourtant promis des milliers d’emplois aux Béninois.

Des craintes…

Si les quatre cent employés de l’Onasa sont mis au chômage, ils devront gonfler le rang de certains travailleurs du même département ministériel dont les contrats ont été rompus cette année sous la Rupture.Il faut rappeler que le ministre de l’Agriculture avait, dans un message en date du jeudi 29 septembre 2016, notifié aux directeurs généraux de Carder de tous les départements de mettre fin aux contrats de 1045 agents contractuels locaux recrutés en 2012 par l’Office national de stabilisation et de soutien des prix des revenus agricoles (Ons) et reversés en Agent contractuel de l’Etat en 2014. Dans ce dernier dossier, même si certains contrats étaient arrivés à terme, le gouvernement pouvait, compte tenu du climat social vicié actuel, trouver une solution pour éviter aux travailleurs de vivre dans l’incertitude. Patrice Talon remet en cause ses nombreuses promesses de campagne. La destruction systématique des emplois créés sous son prédécesseur est mal perçue dans l’opinion. La jeunesse est de plus en plus désillusionnée. Elle accumule en effet les  frustrations. Etelle pourrait devenir une vraie menace pour le gouvernement.

Mike MAHOUNA


Matin Libre

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