Mouvement de protestation des directeurs d’écoles déchargés

Mouvement de protestation des directeurs d’écoles déchargés

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La décision du gouvernement portant décharge des directeurs et directrices d’écoles pour un mauvais rendement à l’examen du Cep 2016 continue de susciter des mécontentements et frustrations dans le rang des victimes.

Réunis au sein du Collectif des directeurs et directrices d’écoles déchargés, ils ont organisé ce jeudi 3 octobre 2016, une marche de protestation à travers la ville de Lokossa pour dénoncer cette injustice faite à leur endroit. A en croire les manifestants, cet arrêté n0 219/Memp/Dc/Sgm/Daf/Sp/ du 19 septembre 2016 qu’a pris le gouvernement pour les décharger sous le prétexte qu’ils sont incompétents, est une décision maladroite et injuste. Pour eux, cela dénote de la volonté des autorités ministérielles d’assouvir leurs intérêts égoïstes et inavoués, car de nombreux problèmes dont l’insuffisance des enseignants, le manque de moyens matériels et le maquillage des vrais résultats des examens précédents sont à l’origine du mauvais rendement du dernier examen du Cep dont on les accuse et pour lequel l’Etat les sanctionne.

En prenant cette décision, les autorités les ont fait porter l’entière responsabilité des échecs de derniers examens du Cep. « Lorsque la main faillit, on en punit la tête. À travers les mauvais résultats, l’Etat en constitue la tête pour n’avoir pas mis à la disposition des écoles les ressources humaines qualifiées en quantité suffisante. Par conséquent faire porter le tort aux directeurs dits incompétents n’est qu’une fuite de responsabilité des autorités et un argument fallacieux pour désigner le ’’Judas’’ de l’échec scolaire des enfants, a fait savoir le porte parole du collectif, Blaise André Fatou.

Dénonçant cette décision, il a mentionné qu’elle témoigne de l’excès de zèle dont font preuve les autorités dans la gestion de leur administration. Pour lui, l’Etat devrait diligenter une commission d’enquête pour déceler les fautes de ces directeurs incriminés. Étant donné qu’aucun de ces mis en cause n’a fait l’objet de commission d’enquête sanctionné par un rapport, les manifestants ont exigé leur réintégration à leur poste antérieure.

aCotonou

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