Montée d’eau sur le bassin béninois du fleuve Niger: L’alerte rouge donnée...

Montée d’eau sur le bassin béninois du fleuve Niger: L’alerte rouge donnée par Sacca Lafia

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Le ministre de l’Intérieur et de la sécurité publique, Sacca Lafia a fait, lundi 5 septembre, un point de presse sur la situation qui prévaut dans la plupart des localités du Nord qui enregistrent selon les prévisions, des cumuls pluviométriques excédentaires. C’était pour donner l’alerte rouge par rapport auxdites indications et sensibiliser les populations concernées sur la conduite à observer pour qu’il n’y ait pas de dégâts. Il était entouré pour la circonstance du représentant résident du Pnud au Bénin, Siaka Coulibaly et des cadres des institutions impliquées dans la gestion de la situation qui prévaut.

« Le niveau d’eau relevé ce jour lundi 5 septembre 2016 est de 860 cm, contre une norme d’alerte de 850 cm, … toutes choses qui indiquent que le niveau d’alerte initialement à l’orange dans les communes de Karimama et de Malanville est donc officiellement passé au rouge ». Voilà les termes du point de presse du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique Sacca Lafia. Des termes qui illustrent bien que les localités concernées se trouvent dans une situation inquiétante. Des données qui troublent évidemment la quiétude des autorités et celle des populations.

En effet, c’est depuis samedi 3 septembre dernier que la cellule interinstitutionnelle de prévision et d’alerte du projet Système d’alerte précoce Bénin (SAP-Bénin) a informé le ministre d’une brusque montée des eaux sur le bassin béninois du fleuve Niger. Une telle situation, souligne Sacca Lafia, présente des risques pour les populations riveraines des localités concernées. «J’invite donc les populations de ces communes à prendre toutes les mesures appropriées afin d’éviter tout drame», exhorte-t-il. Il invite les populations à s’éloigner des berges, à protéger les animaux et les cultures si possible.
Outre cette situation d’inondation, Sacca Lafia a rappelé l’avènement ou l’imminence des cas de maladies hydriques notamment le choléra dans certaines communes à savoir Cotonou, Sô-Ava, Zè, Abomey-Calavi, Allada, Savalou, Dassa et Sèmè-Podji.
Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique a donc ordonné en sa qualité de président de la plate-forme nationale de réduction des risques de catastrophes et d’adaptation aux changements climatiques à l’Agence nationale de protection civile un certain nombre d’actions. Il s’agit d’organiser des sensibilisations avec les points focaux des départements en associant étroitement le ministère de la Santé, les pairs éducateurs, les secouristes et tous autres partenaires oeuvrant dans le domaine de la réduction des risques de catastrophes.
Les préfets des départements ainsi que les maires sont aussi instruits pour veiller à l’organisation de ces campagnes de sensibilisation et d’évacuation des populations.
«Il est donc fait appel à la vigilance de chacun et de tous pour traverser sans victime cette période critique de l’année 2016 », a-t-il déclaré pour finir.

Didier Pascal DOGUE

aCotonou

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